Un étudiant a été reconnu coupable par la justice britannique d'avoir participé à une campagne DDOS contre PayPal. Il risque jusqu'à dix ans de prison, mais sa peine sera définitivement fixée lors d'une audience ultérieure.

Aux yeux de la justice, tous les Anonymous ne sont pas anonymes. Ces dernières années, plusieurs membres présumés du collectif informel se sont pris dans les filets des enquêteurs puis ont été traduits devant les tribunaux pour répondre des faits qu'ils leur sont reprochés. Récemment encore, la justice a reconnu coupable un étudiant de 22 ans d'avoir participé à des attaques informatiques contre PayPal.

Dans son verdict, le jury de la cour de Southwark à Londres a estimé que le jeune homme a participé à une association de malfaiteurs destinée à perturber le fonctionnement d'ordinateurs. Selon la législation britannique, il risque au maximum une peine de prison de 10 ans et une amende de 5000 livres (environ 6147 euros) pour avoir participé à des attaques DDOS.

Il faudra néanmoins attendre de connaître exactement la peine que devra exécuter le jeune homme. La date de l'audience devant fixer la sanction qui lui sera infligée n'a pas encore été arrêté, indique le Huffington Post. Dans cette affaire, trois autres Britanniques sont poursuivis pour les mêmes faits. Ils ont plaidé coupable du même chef d'accusation en début d'année.

La campagne d'Anonymous contre PayPal remonte à l'an dernier. Le collectif avait décidé d'engager des opérations DDOS contre le site de paiement en ligne pour le sanctionner d'avoir suspendu les dons en faveur de Wikileaks. Baptisée Payback ("remboursement"), la campagne d'Anonymous s'était accompagnée d'un appel au boycott, qui ira jusqu'à affecter le cours boursier du titre d'eBay, la maison-mère.

Confrontée à des attaques importantes, la plate-forme de paiement a fourni un maximum d'éléments en sa possession aux forces de l'ordre, afin de les aider à retrouver les auteurs de ces attaques. Des adresses IP ont ainsi été communiquées, afin de faciliter l'identification des internautes impliqués dans cette campagne, ce qui a permis ensuite d'interpeller plusieurs suspects.

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