Les premières images de l'opération de police contre la demeure de Kim Dotcom commencent à être diffusées par les médias néo-zélandais. Huit mois après le raid, la chaîne 3 News a dévoilé plusieurs séquences de l'arrestation, montrant un déploiement de moyens excessif par rapport à la menace réelle de Kim Dotcom.

Que s'est-il vraiment passé le 19 janvier, lorsque la police est intervenue pour arrêter le fondateur de MegaUpload  ? Depuis huit mois, des doutes planent sur les conditions dans lesquelles sont intervenues les forces de l'ordre. La police néo-zélandaise est en effet suspectée d'avoir utilisé un mandat irrégulier, qu'elle aurait tenté ensuite – et sans succès – de remplacer rétroactivement.

L'opération de police elle-même est pointée du doigt. Selon le responsable de la protection de Kim Dotcom, le FBI et les autorités néo-zélandaises auraient musclé l'opération pour impressionner les membres de la résidence et les décourager de toute velléité. La police ne se serait pas présentée comme telle, ce qui aurait poussé Kim Dotcom à se retrancher dans une salle sécurisée.

Y a-t-il eu un usage excessif de la force ? Huit mois après l'opération, des éléments de réponse commencent à apparaître. La chaîne néo- zélandaise 3 News a mis la main sur des séquences montrant le déroulement de l'opération de police. Elles montrent notamment l'engagement du Special Tactics Group, une unité antiterroriste armée du fusil d'assaut Colt M4 et soutenue par de nombreux véhicules et chiens d'attaque.

La vidéo obtenue par 3 News montre également un usage soutenu des hélicoptères, qui ont servi à débarquer des hommes au plus près de la résidence de Kim Dotcom mais aussi à patrouiller aux alentours et se préparer à d'éventuelles tentatives de fuite. Des hommes sont également intervenus sur le toit de la maison. Une démonstration de force superflue ?

La chaîne néo-zélandaise a en tout cas relevé que les policiers, bien que nombreux et lourdement armés, ne disposaient pas de protections suffisantes. Cela tend à accréditer la thèse d'une démonstration de force (show of force) pour intimider, car si Kim Dotcom était une telle menace, les protections des policiers auraient été du même niveau que les armes employées.

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