La musique dématérialisée a définitivement pris son envol outre-Manche, en doublant les ventes de musique sur support. Le secteur a été fortement tiré par les plates-formes légales et les abonnements à des services de streaming.

Le siècle dernier, le marché de la musique enregistrée a profondément évolué avec l’arrivée du numérique. Si les sources analogiques ont toujours leurs adeptes, force est de constater que les CD et DVD ont globalement supplanté les vinyles et autres minicassettes. Aujourd’hui, le secteur est en train de vivre un nouveau bouleversement avec l’explosion de la musique dématérialisée.

Selon Électron Libre, le passage de témoin vient justement de se produire au Royaume-Uni. Autrefois majoritaires, les ventes de musique sur support sont désormais plus faibles que les ventes de titres sur les plates-formes légales et les abonnements à des services de streaming. Et cette tendance de fond n’affiche pas le moindre signe de fléchissement.

Au niveau des chiffres, le chiffre d’affaires du matérialisé a ainsi atteint 63 millions de livres sterling (78,3 millions d’euros) tandis que celui du dématérialisé a dépassé 86,5 millions de livres sterling (107,4 millions d’euros). La baisse conséquente des ventes sur support au cours de l’année écoulée, -15 %, n’a fait finalement qu’accélérer l’inévitable.

Le Royaume-Uni rejoint ainsi les États-Unis, où la transition s’est également opérée. Cela devrait prendre davantage de temps en France, à en croire les dernières données communiquées par le syndicat national de l’édition phonographique (SNEP). Les ventes dématérialisées ne pèsent que 28 % du secteur, en hausse d’environ 7 points par rapport à l’année passée.

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