Les États-Unis continuent de s'intéresser de très près aux activités de Wikileaks. Dans le cadre des investigations démarrées suite aux publications de télégrammes diplomatiques et de documents militaires, les autorités américaines ont procédé à l'interpellation et à l'interrogation de plusieurs Européens suspectés d'être proches de Wikileaks. C'est le cas de Jérémie Zimmermann, porte-parole et cofondateur de la Quadrature du Net.

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur Twitter, à la faveur d’un message publié par Wikileaks. Lors d’un déplacement aux États-Unis pour participer à une émission de télévision, The World Tomorrow, Jérémie Zimmermann a été interpellé et interrogé par le FBI dans le cadre de l’enquête portant sur Julian Assange, le fondateur et porte-parole de Wikileaks.

Depuis la publication de plusieurs dizaines de milliers de documents confidentiels, dont des télégrammes diplomatiques et des archives sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan, Julian Assange est en effet la cible de nombreux politiques aux États-Unis. Beaucoup aimeraient obtenir son extradition afin de pouvoir le juger et le condamner avec la plus grande sévérité.

Toujours selon Wikileaks, l’interpellation de Jérémie Zimmermann s’est produite au moment où ce dernier allait embarquer pour rentrer en France. Il aurait été menacé d’emprisonnement par les agents du FBI au moment où il a demandé la présentation de ses droits. Jérémie Zimmermann est le cofondateur et porte-parole de la Quadrature du Net, une initiative citoyenne très active pour défendre les libertés individuelles sur Internet.

Reste que l’information rapportée par Wikileaks est quelque peu obsolète. D’après Frédéric Couchet, délégué général de l’April, a indiqué sur son propre fil Twitter que Jérémie Zimmermann est bien rentré en France depuis le 11 mai. Si l’intervention du FBI a effectivement eu lieu, elle s’est déroulée il y a deux semaines et n’a pas produit plus de vagues que l’annonce fracassante de Wikileaks.

Les péripéties qui ont agrémenté le voyage de Jérémie Zimmermann aux États-Unis soulignent cependant le caractère très sensible du dossier Wikileaks outre-Atlantique. En effet, l’activiste en faveur des droits sur Internet n’est pas le seul à avoir été interpellé pour sa proximité réelle ou supposée avec Wikileaks et ses membres. D’autres personnes comme Smari McCarthy, un activiste islandais, ont subi le même sort.

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