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Quand les ayants droit boycottent Hadopi
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 02 Mai 2012 à 16h30 -
posté dans Société 2.0
![]() Selon nos informations, les ayants droit et même le ministère de la Culture se seraient entendus pour ne pas répondre à la consultation publique ouverte par l'Hadopi, qui interroge sur les souplesses éventuelles à apporter à l'application des droits d'auteur. Sans doute faute de réponses, l'Hadopi a décidé de prolonger la consultation qui était ouverte jusqu'au 15 mai. Dans l'histoire de Numerama, il n'y a pas eu beaucoup d'articles favorables à l'Hadopi. Ils se comptent à peu près sur les doigts d'une main en partie amputée. On se souvient de celui où l'on expliquait que l'Hadopi était moins pire que le CSA dans son projet de régulation du net, et de celui, plus récent, où nous saluions l'ouverture d'une consultation publique sur les exceptions au droit d'auteur. A cette occasion, nous avions noté que le texte de la consultation semblait ouvrir la voie à la proposition d'introduction dans le droit d'auteur français (ou plutôt européen) de la notion de "fair use", très utile aux Etats-Unis. Elle autorise en effet les exploitations des œuvres sans autorisation préalable de l'auteur ou du producteur, pourvu qu'elles ne fassent pas préjudice aux titulaires des droits. Alors qu'actuellement tout est interdit si ça n'est pas explicitement et précisément autorisé, le "fair use" apporterait une énorme bulle d'air, notamment sur Internet. Plusieurs états européens dont le Royaume-Uni, l'Irlande ou les Pays-Bas ont ouvert une réflexion sur le sujet, sous la pression d'acteurs comme Google qui se disent freinés par les lois européennes trop rigides. Or selon nos informations, le ministère de la Culture et les ayants droit voient d'un très mauvais oeil l'initiative prise par l'Hadopi, qui ouvre la boîte de Pandore. Les représentants du cinéma, du livre et de la musique se sont accordés pour ne surtout pas répondre à la consultation, ce qui aura pour effet d'en limiter drastiquement la portée politique. Comment émettre des propositions avec force, lorsque les premiers concernés ne prennent même pas la peine de les commenter ? Visiblement télécommandé, le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA) se serait même rapproché de l'Hadopi pour dire tout le mal qu'il pensait de l'initiative, qui empiète sur son domaine réservé. En France, la réflexion sur l'évolution du droit d'auteur doit être pilotée au sein du CSPLA, dont la légitimité est de plus en plus contestée du fait de ses liens très étroits avec l'industrie culturelle et son ministère de tutelle. Ce boycott très politique pourrait expliquer pourquoi la commissaire européenne Neelie Kroes, qui plaide elle-même pour une révision du droit d'auteur, a publié sur son blog une invitation à répondre à la consultation française. Un fait rarissime s'agissant d'un haut fonctionnaire européen, qui communique en général sur les initiatives à l'échelle européenne, et non nationales. Pour les ayants droit et la rue de Valois, il n'est pas question de laisser l'Hadopi s'insérer dans la réflexion sur l'avenir du droit d'auteur, quand bien même le législateur lui demande de "recommander toute modification législative ou réglementaire". Contactée, l'Hadopi n'a pas souhaité commenter nos informations. En revanche, elle nous précise que la consultation qui était initialement ouverte jusqu'au 15 mai sera prolongée, peut-être jusqu'à la veille des vacances estivales. De quoi donner aux internautes concernés le temps de répondre à une consultation que les ayants droit laissent en champs libre... à lire aussi
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Commentaires à propos de «Quand les ayants droit boycottent Hadopi»
Inscrit le 15/07/2009
122 messages publiés
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cutkzig
le 02/05/2012 à 16:36
Y a du ménage à faire chez tous ces zouzous-nombrilistes qui défendent leur petit business.
Répondre
![]() quoi qu'il se passe ce n'est qu'une question de temps, ils ont voulu HADOPI ils l'ont qu'il la gardent
![]() On est dans une situation typique de confrontation entre les tenants d'une révolution idéologique (changement de la gestion des droits d'auteurs, mise en place d'un système de rémunération des oeuvres différents etc.) et les tenants de la situation pratique qui n'ont aucun intérêt à voir le système changé (SACEM, CSPLA, Universal et Cie). C'est, toutes proportions gardées, une situation semblable de la fin de l'Ancien Régime pré-révolution
[message édité par Chatim le 02/05/2012 à 16:53
]
![]() "Pour la proposition 'fair use', qui est contre ?... Proposition adoptée par défaut!"
Z'aviez qu'a venir les ayant-droits (à rien)! en plus cela coute de la thune cette hadopi c est un gouffre financier au contribuable donc nous j espère que que le prochain homme d état abrogera cette hapodi trop débile.
![]() mioenzo, le 02/05/2012 - 17:04 C'pas grave, le Français à les moyens de payer pour ce faire enculer. Perso, je ne donne plus un sous à cette organisation mafieuse qu'est la France. ![]()
ouais ils sont accroché a leurs frics comme des mouches accrochés a un morceau de viande qui est en etat de décomposition!!! ![]() Si seulement les 11 millions d'euros annuel dépensés pour le fonctionnement de l'hadopi pouvait servir à faire réviser le droit d'auteur en France ce serait enfin de l'argent utilisé de manière positive.
Le fair use fonctionne plutôt bien partout où il existe et il ne nuit pas aux titulaires de droits. (Mais avec régulièrement quelques procès, parfois très importants.)
Par contre, le fair use nécessite beaucoup de bonne foi de part et d'autre pour focntionner... Ce n'est pas gagné en France. [message édité par millerNA le 02/05/2012 à 17:22
]
![]() huygens, le 02/05/2012 - 17:10 Je les comparerais plutot à des frégates. Ces oiseaux pour se nourrir, s'attaquent à d'autres oiseaux de mer et les harcelent jusqu'à ce qu'ils soient obligés de régurgiter la nourriture qu'ils ont absorbée. autrement dit pour les ayants droits, seul ce qui est payant devrait être légal et bien sur chaque usage devrait être payant . Si on les suit bientot plus se chaines diffusant de la musique sur la TNT gratuite ou de films, plus de radios gratuites etc.. et oui en suivant leur logique on peut aller très loin . Et il y a d'autres absurdités qui pourraient être proposées à force de vouloir le tout payant en matière culturelle .
Limiter le droit d'auteur à 10 ans après la création de l'oeuvre, la moitié de la durée d'un brevet (qui demande tout de même plus d'investissements). Celà laisse largement le temps de rentabiliser avec les ventes. Ensuite domaine public.
Rah, on leur donne des prérogatives bidons et ils les utilisent quand même. Des fois font ch... à HADOPI.
@Imp : mais c'est justement leur objectif. Bon ils n'y vont pas trop franchement pour pas que ça se voit, mais c'est bien ce vers quoi ils essayent de nous pousser. Il suffit de voir leur comportement sur le Net vis à vis de Youtube & Co. ![]() dronarg, le 02/05/2012 - 17:33 il y aurait certainement plus de création si les connards qui se sont fait un empire n'avait pas inventés le droit d'auteur afin de proteger le pillage gratuit qu'ils ont fait auparavant.. la si tu veut créer un film avec des choses sous droits d'auteurs, il te faut faire non pas un crédit sur 30 ans mais sur 3 générations, et encore t'aura juste payer les droits.. et ca dit proteger la création mais NLM... des bandes de petit gagne pain...des sous merdes de droits aux sous merdes... un petit coup de wiki ça parle mieux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_droit_d'auteur ![]() - On peut se passer de leur avis comme on peut se passer d'eux aussi !
Il n'y a pas pire sourd que ceux qui ne veulent rien entendre... Si la situation nous mène au clash ; c'est aussi à cause de leur cupidité & leur autisme ... C'est aux éditeurs de s'adapter au web et non l'inverse ! ![]() H4rlocK, le 02/05/2012 - 17:22 ah , moi j 'aurais dit : comme des morpions à un poil de cul ![]() c'est un peu manichiéen ce raisonnement : on se plaint qu'ils s'appuient sur des etudes bidons pour s'arranger entre copains..
et la alors qu'a prioris, selon le sens de l'article, la consulation ne devrait recueillir, par defaut, que des avis/études favorables à la liberation du droit d'auteur et donc des conclusions dans le même sens, elle ne seraient pas considéré par Hadopi ou le legislateur ? c'est affirmer que nos opinions dans ces consulations, voir dans les labs ne servent a rien ? OMG! [message édité par babaobab le 02/05/2012 à 20:39
]
![]() faut-il s'étonner?
la réponse est clairement non. la hadopi ne les intéresse que lorsque ça les arrange. ![]() mynameisfedo, le 02/05/2012 - 22:01 Raison de plus pour virer Hadopi,elle est dans l'incapacité de remplir les missions que lui sont confier. [message édité par DarKCaLLiSTo le 03/05/2012 à 09:56
]
![]()
tout a fait [message édité par huygens le 03/05/2012 à 13:40
]
On peut aussi imaginer que tout ce beau monde attend la fin des présidentielles.
A l'heure actuelle, les ministères se contentent "d'expédier les affaires courantes", normal donc que le ministère de la culture ne ce soit pas prononcé. Ce qui explique donc que la consultation à été prolongée, laissant ainsi le temps au nouveau gouvernement (quel qu'il soit) de se mettre en place. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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