Être leader dans un secteur bien précis n’est pas toujours de tout repos. Cela, Facebook l’a bien compris. Devenu depuis quelques années le réseau social le plus populaire au monde, le site web a bien conscience qu’il est désormais une cible de choix pour certains et un dangereux rival pour d’autres.

Mais si ce colosse du web peut se targuer d’avoir près de 500 millions de membres inscrits, il n’en demeure pas moins que ce dernier a les pieds d’argile. Alors que Facebook a émergé au milieu des années 2000, le réseautage social était déjà ancré aux États-Unis dès le début de la décennie. Ainsi, si Facebook est né en 2004, Friendster était déjà en ligne depuis deux ans.

Or, cela a toujours posé un vrai problème pour le réseau social créé par Mark Zuckerberg. Non pas parce que Facebook n’est pas un pionnier dans ce domaine, mais parce que Friendster a eu le réflexe de déposer pas moins de 18 brevets différents pour préserver sa propriété intellectuelle. Des brevets aux descriptions parfois assez évasives qui auraient pu constituer une réelle menace pour la pérennité de Facebook.

Cependant, un accord à l’amiable a été conclu entre Friendster et Facebook. Pour 40 millions de dollars, le site communautaire du moment a pu mettre la main sur ces différents brevets, dont certains n’étaient encore qu’au stade de la demande. Grâce à cette acquisition, Facebook se met hors d’atteinte de plaintes pouvant concerner des fonctionnalités assez basiques présentes dans de nombreux réseaux sociaux.

Parmi ces brevets, citons notamment un « système et une méthode pour gérer un réseau social en ligne » ou encore un « système, une méthode ou un dispositif pour connecter des utilisateurs dans un système informatique en ligne basé sur leurs relations au sein d’un réseau social« . Beaucoup de brevets « basiques » qui auraient pu représenter un risque pour le développement de Facebook.

À l’inverse, les autres réseaux sociaux devront prendre garde désormais à la stratégie de Facebook en matière de propriété intellectuelle. Si le site fondé par Mark Zuckerberg a réussi à louvoyer entre les lignes pour éviter de nombreux procès, rien ne permet d’affirmer que le leader du secteur sera tolérant à l’égard des autres sites communautaires. Et en particulier les projets nés dans un désir de contestation, comme Diaspora.

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