Google a assuré à la CNIL qu'il n'était pas en mesure de repousser son nouveau règlement en matière de vie privée suite à l'intense campagne menée pour avertir les utilisateurs des changements à venir. Les nouvelles dispositions entreront en vigueur le jeudi 1er mars.

C’est non. Google ne repoussera pas ses nouvelles règles de confidentialité, qui concerneront une soixantaine de services et de produits, malgré les demandes répétées de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Elles entreront donc en vigueur le 1er mars. Dans une lettre adressée à l’autorité française, Google explique qu’il ne pouvait pas les reporter.

« Google n’est pas en mesure de suspendre le lancement mondial de sa nouvelle politique de confidentialité » a affirmé Peter Fleischer, conseiller juridique en charge des problématiques de vie privée. Le groupe américain considère que la publicité faite autour du nouveau règlement a pris une telle ampleur au fil des semaines qu’il n’est tout simplement plus possible d’arrêter la machine.

« Nous avons alerté plus de 350 millions d’utilisateurs enregistrés et diffusé de nombreuses annonces très visibles sur notre page d’accueil et dans nos résultats de recherche pour nos utilisateurs non-enregistrés » a poursuivi Peter Fleischer. « Faire une pause maintenant causerait une grande confusion pour les utilisateurs« . Il est donc trop tard pour revenir en arrière.

Surtout, Google estime avoir laissé suffisamment de temps aux internautes pour lire les nouvelles règles et s’y habituer. « Nous avons donné plus d’un mois à nos utilisateurs pour lire et comprendre les changements de notre politique de confidentialité et nous avons apporté des informations complémentaires sur ces changements à nos membres » a ajouté le conseiller juridique.

Le statu quo est donc maintenu, bien que la CNIL considère, suite à une analyse préliminaire, que le nouveau cadre établi par la firme de Mountain View « ne respecte pas«  les exigences européennes en matière de respect de la vie privée et en particulier d’enfreindre le principe du consentement de la directive vie privée et communications électroniques révisée.

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