La NASA débranche son dernier ordinateur central

Simon Robic - publié le Lundi 13 Février 2012 à 12h02 - posté dans High-Tech

Pourtant intimement liés à l'histoire de la conquête spatiale, la NASA vient d'annoncer qu'elle avait débranché le dernier ordinateur central qu'elle utilisait. Mieux connues sous le nom de mainframe, ces machines furent remplacées par des serveurs plus classiques au sein de l'agence spatiale. Elles continuent cependant d'être utilisées par des entreprises qui ont besoin de grandes capacités de calcul et de traitement de bases de données.

Cela peut être difficile à imaginer. Pourtant, la NASA n'a plus besoin de la puissance de calcul des ordinateurs centraux. L'agence spatiale américaine vient donc d'éteindre le dernier dont elle se servait encore, un IBM Z9, à en croire un billet publié sur le blog de sa Directrice des Systèmes d'Information (DSI) Linda Cureton.

Les ordinateurs centraux, mieux connus sour leur appellation anglosaxonne mainframe, sont de gros ordinateurs réputés pour leur fiabilité, leur sécurité et leur puissance. Wikipedia explique qu'ils sont utilisés quand les applications demandent beaucoup de lectures et d'écritures sur les disques durs.

"Ce mois marque la fin d'une ère pour l'informatique à la NASA" explique la DSI. Les mainframes sont, en effet, intimement liés à l'histoire de l'agence et notamment à la conquète spatiale américaine. IBM explique ainsi sur son site Internet comment ses ordinateurs ont aidé les astronautes à marcher sur la Lune. Les images de salles remplies de ces superordinateurs diffusées à l'époque sont encore dans les mémoires.

Mais ils furent depuis progressivement remplacés par des serveurs plus classiques qui ont rapidement proposé des capacités de traitement suffisantes pour répondre aux besoins de l'agence. Outre le gain d'espace (les ordinateurs centraux étant très volumineux), leurs interfaces sont plus flexibles et plus agréables à utiliser.

Aujourd'hui, quelques très grandes banques, compagnies d'assurances, compagnies aériennes ou société de services utilisent encore des mainframes. Ils sont encore parfois les seuls à pouvoir accomplir certains calculs et à pouvoir répondre à des besoins de traitements de très grandes bases de données.

Photo cc NASA

Publié par Simon Robic, le 13 Février 2012 à 12h02
 
 
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Commentaires à propos de «La NASA débranche son dernier ordinateur central»
 
Inscrit le 28/05/2009
1255 messages publiés
En même temps, depuis quelques mois on a l'impression que c'est la NASA qui est en cour d'extinction... Image IPB
Représentatif du déclin américain ? Peut-être...

Sinon ils le vendent a vil prix ? Je change justement de PC. Image IPB
[message édité par Zergy le 13/02/2012 à 12:24 ]
Inscrit le 10/07/2008
1597 messages publiés
Tu es prêt à payer l'abonnement 10kW triphasé?
Inscrit le 24/04/2010
10 messages publiés
Les USA deviennent-ils plus raisonnables ?
[message édité par mael65 le 13/02/2012 à 12:37 ]
Inscrit le 22/12/2009
449 messages publiés
Euh je dis peut être une bêtise...
mais cela confirme bien ce que dit Monsieur Bayart, comme quoi le web doit être pensé comme un réseau, sans le A devant DSL, et sans point de concentration central
(voir Megaupload qui était un non sens de conception sur le net)...
[message édité par laclape le 13/02/2012 à 12:40 ]
Inscrit le 28/05/2009
1255 messages publiés
/dev/tty, le 13/02/2012 - 12:34
Tu es prêt à payer l'abonnement 10kW triphasé?

Pas de problème, je prévois d'installer un générateur électrique à hamster dans ma cave.
Inscrit le 05/03/2008
909 messages publiés
/dev/tty, le 13/02/2012 - 12:34
Tu es prêt à payer l'abonnement 10kW triphasé?

Tu revends la chaleur dégagée aux autres appartements
Inscrit le 10/11/2008
3624 messages publiés
Mis a par pour de grosses opérations de calcul ce type de machine n'a plus de sens dans le cadre d'une informatique "a usage général" même un groupe de PC du commerce mis en cluster est de nos jours capables de faire divers taches de calculs distribués y compris a travers internet comme le fait seti0home ou foldig@home ou encore comme l'avait fait le téléthon avec décrypthon qui a même réussi son pari et en avance sur les prévisions de l'AFM.
Inscrit le 12/05/2004
107 messages publiés
En fait, pour avoir travaillé dans in service IT d'une grosse compagnie d'assurances, je dirais que la capacité de calcul d'un mainframe n'est pas la raison pour laquelle les grosses boites les garde.

La raison, c'est que ces bébêtes hégergent des millions de lignes de codes (cobol, mantis, supra, ...), qui représentent un investissement de plusieurs années. Et ces lignes de codes ne sont pas toutes migrées vers des systèmes distribués.
Inscrit le 20/09/2011
5137 messages publiés
Mais ils furent depuis progressivement remplacés par des serveurs plus classiques qui ont rapidement proposé des capacités de traitement suffisantes pour répondre aux besoins de l'agence. Outre le gain d'espace (les ordinateurs centraux étant très volumineux), leurs interfaces sont plus flexibles et plus agréables à utiliser.


Quand on sait que l'on peut implémenter plusieurs centaines de serveurs Linux dans un seul Z9, on ne peut pas dire qu'il soit "très" volumineux. Ni très énergivore par rapport aux PC qu'il faudrait installer pour atteindre la même capacité.

Quant à l'interface, cela dépend de l'OS qui est installé dessus.

Les images de salles remplies de ces superordinateurs diffusées à l'époque sont encore dans les mémoires.

La miniaturisation est passé par là. Un seul z9, gros comme un frigo remplace une ligne d'anciens calculateurs. Et les batteries de disque sont maintenant des disques de PC montés en rack.

Ils sont encore parfois les seuls à pouvoir accomplir certains calculs et à pouvoir répondre à des besoins de traitements de très grandes bases de données.

Non. N'importe quel ordinateur est capable de faire n'importe quel calcul. Et il y a des bases de données beaucoup plus grosses sur d'autres architectures. Mais comme le dit highfeeling, personne n'aurait imaginé dans les années 70 que des programmes écrits à cette époque continueraient à tourner de nos jours. Et le coût des migrations vers d'autres langages et d'autres architectures serait colossal.

Seymour Cray (le concepteur des ordinateurs qui furent un temps les plus puissants du monde) aimait à dire que pour concevoir un Cray, il lui fallait un Mac ; tandis que chez Apple, pour concevoir un Mac, il leur fallait un Cray.
Inscrit le 16/09/2011
178 messages publiés
Quelle tristesse. Moi qui ai connu la programmation écrite sur des cartes perforées. Ils étaient super ces gros ordinateurs. Maintenant l'informatique est devenue triste froide. La mort frappe aussi ces grosses machines comme ceux de ma génération
Inscrit le 05/09/2002
2405 messages publiés
C'est pas qu'ils n'ont plus besoin de la puissance de calcul, c'est qu'ils ont mieux, plus performant, pour moins cher, consommant moins... et pas dépendant à 100% d'IBM et de sous-traitans super chers pour faire le boulot (aka des archi blades et des clusters de micro-ordinateurs au lieu de mainframes...).

Mais oui, comme l'implique Highfeeling, pour beaucoup de boîte, faire la migration implique de reécrire une énorme masse de lignes de code, ce qui coûte très cher et accessoirement prend énorméméent de temps (quand c'est faisable, et pas limite impossile parce que plus personne ne sait faire autre chose que la maintenance minimale sur les dites lignes de code depuis longtemps ).
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