Pourtant intimement liés à l'histoire de la conquête spatiale, la NASA vient d'annoncer qu'elle avait débranché le dernier ordinateur central qu'elle utilisait. Mieux connues sous le nom de mainframe, ces machines furent remplacées par des serveurs plus classiques au sein de l'agence spatiale. Elles continuent cependant d'être utilisées par des entreprises qui ont besoin de grandes capacités de calcul et de traitement de bases de données.

Cela peut être difficile à imaginer. Pourtant, la NASA n’a plus besoin de la puissance de calcul des ordinateurs centraux. L’agence spatiale américaine vient donc d’éteindre le dernier dont elle se servait encore, un IBM Z9, à en croire un billet publié sur le blog de sa Directrice des Systèmes d’Information (DSI) Linda Cureton.

Les ordinateurs centraux, mieux connus sour leur appellation anglosaxonne mainframe, sont de gros ordinateurs réputés pour leur fiabilité, leur sécurité et leur puissance. Wikipedia explique qu’ils sont utilisés quand les applications demandent beaucoup de lectures et d’écritures sur les disques durs.

« Ce mois marque la fin d’une ère pour l’informatique à la NASA » explique la DSI. Les mainframes sont, en effet, intimement liés à l’histoire de l’agence et notamment à la conquète spatiale américaine. IBM explique ainsi sur son site Internet comment ses ordinateurs ont aidé les astronautes à marcher sur la Lune. Les images de salles remplies de ces superordinateurs diffusées à l’époque sont encore dans les mémoires.

Mais ils furent depuis progressivement remplacés par des serveurs plus classiques qui ont rapidement proposé des capacités de traitement suffisantes pour répondre aux besoins de l’agence. Outre le gain d’espace (les ordinateurs centraux étant très volumineux), leurs interfaces sont plus flexibles et plus agréables à utiliser.

Aujourd’hui, quelques très grandes banques, compagnies d’assurances, compagnies aériennes ou société de services utilisent encore des mainframes. Ils sont encore parfois les seuls à pouvoir accomplir certains calculs et à pouvoir répondre à des besoins de traitements de très grandes bases de données.

Photo cc NASA

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