Le réseau social Google+ va prochainement accepter les pseudonymes, répondant ainsi à une vieille demande. Cependant, la firme de Mountain View tient toujours à demander l'identité réelle lors de l'inscription d'un nouveau membre.

C’est une promesse qui remonte à quelques mois. Pressé par les internautes, Google avait annoncé en octobre dernier que les pseudonymes allaient bientôt être acceptés sur Google+. La firme de Mountain View avait dû lâcher du lest face à la fronde des utilisateurs, après avoir bataillé longuement pour imposer l’identité réelle des individus inscrits sur son réseau social.

Via l’un de ses employés, Google a annoncé hier que la fonctionnalité destinée à accueillir les pseudonymes est en cours de déploiement. En plus de leur nom et de leur prénom, les membres de la plate-forme communautaire pourront ajouter un surnom ou un pseudonyme et choisir différents modes d’affichage (prénom nom, prénom ‘pseudonyme’ nom, prénom nom (pseudonyme)).

Si beaucoup verront l’intégration du pseudonyme dans Google+ comme une avancée, le pas que vient de réaliser Google est bien trop timide. En effet, il n’est pas possible de supplanter l’identité réelle au profit du simple surnom. Le nom et le prénom seront toujours exigés lors de la création du compte, et ceux qui souhaitent masquer leur identité devront faire preuve d’imagination, comme un certain Aimé Tréolas.

Google a toutefois prévu certains cas particuliers. Lorsque un individu est davantage connu sous un nom de scène que sous sa véritable identité, il est possible d’opter pour la première identité et nom la seconde. C’est par exemple le cas de Madonna. Il faudra toutefois apporter les preuves de cette utilisation particulière et médiatique (papiers d’identité, articles de presse…).

D’après Google, la majorité (60 %) des membres du réseau social souhaite simplement ajouter différents surnoms à leur profil, en plus de leur identité réelle. 20 % des utilisateurs ont opté pour un pseudonyme afin de créer une page commerciale, au lieu d’utiliser la fonctionnalité Google+ Pages. Enfin, les 20 % restants sont les internautes qui souhaitent utiliser un surnom ou un nom inhabituel.

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