Le ministre de l'économie numérique a indiqué que les pouvoirs publics allaient fournir une première aide de 50 millions d'euros à 5 départements dans le cadre du déploiement de la fibre optique. À terme, Eric Besson souhaite étendre ce soutien à douze départements ou régions.

Présenté par Nicolas Sarkozy au début de l’année 2010, le plan conçu pour raccorder l’ensemble de la population au très haut débit se décompose en deux étapes. Le gouvernement souhaite dans un premier temps que 70 % de la population soit connectée en 2020 aux réseaux de fibre optique. Ensuite, les opérateurs auront cinq ans pour faire basculer les derniers foyers dans le très haut débit.

Pour parvenir à raccorder en moins de quinze ans toute la population au très haut débit, les fournisseurs d’accès à Internet seront évidemment en première ligne. Néanmoins, les pouvoirs publics devront aussi se mobiliser. C’est pour cette raison que le gouvernement consacre près de la moitié des 4,5 milliards d’euros du grand emprunt destinés au numérique à développer les réseaux en fibre optique.

Cet été, le gouvernement avait ainsi décidé de mobiliser 900 millions d’euros pour financer des projets de déploiement de fibre optique au sein des collectivités territoriales. Ce montant « permettra de soutenir, pendant les cinq premières années, les investissements des collectivités qui interviennent en complémentarité avec l’initiative privée » avait expliqué l’exécutif.

Dans un discours prononcé mercredi en présence des membres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), le ministre de l’industrie et de l’économie numérique, Eric Besson, a fait savoir que l’Etat allait d’ores et déjà mobiliser 50 millions d’euros pour soutenir des projets de redéploiement de fibre optique au sein de cinq départements.

Les cinq départements sont la Manche (qui recevra 15 millions d’euros), l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme. Ces quatre derniers se partageront les 35 millions d’euros restants. Pour raccorder tout le pays d’ici 2025, « le programme national très haut débit ne repose pas seulement sur les déploiements des opérateurs mais aussi sur le soutien aux réseaux d’initiative publique » a-t-il expliqué.

L’aide fournie à ces cinq départements constitue une première étape dans la stratégie du gouvernement. Selon le ministre, douze circonscriptions administratives (départements ou régions) doivent bénéficier d’un soutien identique d’ici la fin 2012.

D’après les dernières estimations de l’Arcep réalisées en novembre, le coût pour faire basculer l’ensemble du territoire dans l’ère du très haut débit sera très élevé. Le gendarme des télécommunications a calculé qu’il faudra pas moins de 21 milliards d’euros sur quinze ans. Une somme considérable, qui représente environ 60 % des investissements d’avenir (35 milliards d’euros).

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