Deux jours après l'annonce par la Commission européenne d'une enquête sur Apple et cinq maisons d'édition, le département de la justice aux USA a annoncé qu'une procédure était également en cours de l'autre côté de l'Atlantique. Les autorités américaines cherchent également à savoir si ces six sociétés se sont entendues sur le prix des livres électroniques.

La pression s’accroît sur Apple et cinq grandes maisons d’édition. De chaque côté de l’Atlantique, les autorités ont lancé une procédure formelle d’examen afin de déterminer si la marque à la pomme a passé des accords illicites avec les éditeurs. Alors qu’une action est engagée depuis mardi en Europe, le département de la justice aux États-Unis a également annoncé l’existence d’une enquête.

« Nous sommes aussi en train d’enquêter sur l’industrie du livre électronique, tout comme la Commission européenne et les procureurs généraux des États américains » a annoncé Sharis Pozen, qui est responsable des services de la concurrence au département de la justice, lors d’une audition au congrès. Comme en Europe, les États-Unis craignent une collusion entre les éditeurs et Apple pour fixer artificiellement les prix.

Le département de la justice s’est refusé à indiquer à quel moment il a initié une enquête contre la firme de Cupertino et les cinq éditeurs internationaux. Les suspicions existent en tout cas depuis au moins cet été, dans la mesure où une plainte a été déposée en Californie contre Apple et les cinq éditeurs (Hachette, HarperCollins, MacMillan, Penguin et Simon & Schuster).

Si l’entente est avérée, l’accord passé entre le géant de l’électronique grand public et cinq des plus grandes maisons d’édition aurait pour but de tuer la politique commerciale d’Amazon. Le site de commerce est en effet un acteur incontournable du marché de l’ebook, ce qui est loin de satisfaire Apple – qui veut s’imposer dans ce secteur – et les éditeurs – qui ne veulent pas voir les prix tirés vers le bas -.

Pour faire barrage à Amazon, Apple aurait donc passé un accord avec eux afin qu’ils puissent fixer librement le prix de vente. En échange, les éditeurs doivent refuser d’appliquer sur les autres plates-formes légales un prix qui serait inférieur à celui pratiqué sur la boutique d’Apple.

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