Twitter doit fournir aux USA les données d'une députée islandaise (MàJ)
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 15 Novembre 2011 à 11h10 -
posté dans Société 2.0
![]() La justice américaine a confirmé l'obligation faite à Twitter de livrer des informations personnelles sur trois de ses utilisateurs, dans le cadre d'une enquête sur les informations publiées par Wikileaks. Parmi les trois personnes concernées figure une députée islandaise, qui demande aux internautes de ne plus utiliser de services américains. Mise à jour : Le tour diplomatique de l'affaire se confirme. Le Guardian précise que la députée Birgitta Jónsdóttir souhaite porter son cas devant le Conseil de l'Europe, et que l'Union Interparlementaire qui réunit des députés de 157 pays a adopté le 19 octobre dernier une résolution très critique à l'égard des Etats-Unis. Le texte adopté disait que le Conseil directeur de l'Union "se déclare profondément préoccupé par les efforts déployés par un Etat pour obtenir des informations sur les communications d’une parlementaire d'un autre Etat et par les répercussions que cela risque d’avoir sur l’aptitude des parlementaires du monde entier à exercer librement leur mandat populaire". Il ajoutait, entre autres, qu'il "s’inquiète en outre de ce que Mme Jónsdóttir fasse peut-être l’objet, non seulement d'un profilage, mais aussi d’une enquête pénale sur la base d’informations tirées des réseaux sociaux et des moteurs de recherche d’Internet, sans qu’elle ait pu en contester la divulgation; note à cet égard qu’à la différence de Twitter, d’autres sociétés n’informent pas nécessairement leurs usagers des demandes d’information émanant de la justice et les concernant directement; (et) considère qu’une telle situation constituerait une grave violation du droit fondamental qu’a Mme Jónsdóttir de se défendre".
Article du 14 octobre 2011 - L'affaire dure depuis près d'un an, et aboutit dans un sens qui crée un précédent délicat pour la diplomatie internationale. Dans un jugement daté du 10 novembre 2011 , un tribunal de Virginie a en effet confirmé que Twitter a bien l'obligation de délivrer aux autorités américaines des informations personnelles sur trois de ses utilisateurs, dont la députée islandaise Birgitta Jónsdóttir. La procédure avait été jugée "inacceptable" par le ministère des affaires étrangères de l'Islande. C'est en janvier 2011 que, dans le cadre d'une enquête sur Wikileaks, le Département de la Justice des Etats-Unis avait obtenu une ordonnance judiciaire imposant à Twitter de lui livrer un ensemble d'informations personnelles sur des suspects. Le site de micro-blogging n'était sans doute pas le seul concerné par l'ordonnance, mais il est le seul à avoir averti les personnes concernées, pour leur permettre de ses défendre. L'ordonnance demandait aux éditeurs concernés de livrer les noms d'utilisateur, adresses e-mails et postales, logs de connexion, numéro de téléphone, adresses IP, informations sur les moyens de paiement utilisés, etc. Elle allait jusqu'à demander les informations relatives à tous les comptes d'utilisateurs ayant communiqué d'une manière ou d'une autre avec Wikileaks, et la fourniture de toutes les "correspondances" des suspects, y compris les messages privés. L'enquête vise à déterminer s'ils ont fourni à Wikileaks des informations confidentielles. Au mois de mars, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) et l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) avaient échoué dans leur tentative de faire annuler l'ordonnance, et le jugement de jeudi dernier confirme l'obligation faite à Twitter de livrer les informations personnelles. "Avec cette décision, le tribunal dit à tous les utilisatuers d'outils en ligne hébergés aux USA que le gouvernement des Etats-Unis aura un accès secret à leurs données", s'est offusquée Birgitta Jónsdóttir, dans une réaction relayée par l'EFF. "Les gens à travers le monde vont en prendre note, et puisqu'ils peuvent facilement déménager leurs données vers des entreprises qui les hébergent dans des lieux qui protègent mieux la vie privée que les Etats-Unis, je m'attends à ce que beaucoup le fassent", ajoute-t-elle. Au mois de septembre, les Pays-Bas avaient indiqué leur volonté de bannir les services en ligne américains dans l'administration, au nom de cette protection des données personnelles. Le problème de souveraineté est pris au sérieux par l'Europe, qui a lancé une consultation publique sur le cloud. En France, la CNIL a aussi lancé une consultation, mais réservée pour le moment aux seuls services dédiés aux entreprises. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Twitter doit fournir aux USA les données d'une députée islandaise (MàJ)»
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Gastlag
le 14/11/2011 à 12:38
Elle a cas installer son propre StatusNet http://status.net
StatusNet:
http://status.net/open-source Diaspora: https://github.com/d...unning-Diaspora L'administration américaine ne respecte pas plus une élue islandaise qu'un simple citoyen même américain. Dont acte: ne laissez jamais le soin à un tiers de faire du business avec vos données, dans une juridiction qui ne protège pas ces dernières. Allez-y, mettez vos données dans le nuage, ça sera sans moi cet attrape nigauds.
Je dis ça, je me rends bien compte que seul ceux qui lisent ce site et quelques autres sont au courant des dangers que ça représente. La très grande majorité de la population va se ruer dessus ... tiens d'ailleurs c'est ouvert iCloud ? on peut avoir une idée des stats d'utilisation ? Juste pour connaitre le taux de débiles mondiale bien sur ... Note aux éventuels futurs utilisateurs de Diaspora: si vous n'utilisez pas votre propre pod, choisissez-en un très scrupuleusement ! En particulier, ne prenez pas les pods principaux (diasp.org ou joindiaspora.com): déjà l'un comme l'autre sont à un bureau d'enregistrement DNS américain, mais surtout les deux ont leurs serveurs aux Etats-Unis.
C'est pour cela, vérifiez bien la localisation géographique des pods: http://podupti.me/ Recommandation du chef: - localisé en Union Européenne (vérifier aussi le droit local applicable) - domaine à TLD non-américain (pour que l'admin. US puisse pas fricoter avec VeriSign) - support HTTPS (contre les opérateurs intermédiaires indiscrets) - accessible en IPv6 (routage, IPSEC et DNSSEC, fiabilité à long terme) - très bon uptime D'où mon choix de débuter l'aventure Diaspora sur le pod https://diasp.eu/ . Mêmes conseils pour des StatusNet tiers: le plus populaire, Identi.ca, est localisé au Canada (physiquement et moralement). Attention à la législation applicable. yonux, le 14/11/2011 - 12:41 Allez-y, mettez vos données dans le nuage, ça sera sans moi cet attrape nigauds. Je dis ça, je me rends bien compte que seul ceux qui lisent ce site et quelques autres sont au courant des dangers que ça représente. La très grande majorité de la population va se ruer dessus ... tiens d'ailleurs c'est ouvert iCloud ? on peut avoir une idée des stats d'utilisation ? Juste pour connaitre le taux de débiles mondiale bien sur ... Le cloud peut être très pratique, notamment pour synchroniser son boulot entre différents pc (j'ai essayé de le faire en utilisant un serveur @home, mais la bande passante limitée pose vraiment un problème). Mais par contre faut prendre qq précaution, ainsi, toutes les données que je synchronise via UbuntuOne sont chiffrées. En attendant d'avoir les moyens de me payer un vrai serveur ou de l'arrivée de la fibre, j'ai pas trouvé mieux. Arkados, le 14/11/2011 - 12:59 Note aux éventuels futurs utilisateurs de Diaspora: si vous n'utilisez pas votre propre pod, choisissez-en un très scrupuleusement ! En particulier, ne prenez pas les pods principaux (diasp.org ou joindiaspora.com): déjà l'un comme l'autre sont à un bureau d'enregistrement DNS américain, mais surtout les deux ont leurs serveurs aux Etats-Unis. C'est pour cela, vérifiez bien la localisation géographique des pods: http://podupti.me/ Recommandation du chef: - localisé en Union Européenne (vérifier aussi le droit local applicable) - domaine à TLD non-américain (pour que l'admin. US puisse pas fricoter avec VeriSign) - support HTTPS (contre les opérateurs intermédiaires indiscrets) - accessible en IPv6 (routage, IPSEC et DNSSEC, fiabilité à long terme) - très bon uptime D'où mon choix de débuter l'aventure Diaspora sur le pod https://diasp.eu/ . Mêmes conseils pour des StatusNet tiers: le plus populaire, Identi.ca, est localisé au Canada (physiquement et moralement). Attention à la législation applicable. Merci pour ces remarques Arkados, le 14/11/2011 - 12:59 Note aux éventuels futurs utilisateurs de DiasporaJ'étais très interéssé par le concept de Diaspora. Mais avant de crier à l'arriver d'un nouveau messi j'ai cherché des alternatives. J'ai trouvé Lorea qui semble proposer des mécanismes de confidentialité plus élevés que Diaspora (l'hébergeur himself n'a pas accès aux données de ses users), la contre-partie c'est d'être tellement buggé que c'est inutilisable. Je serai donc heureux d'avoir ton éclairage contrasté entre Diaspora & Co. Pour ce qui est de l'HTTPS tu peux être certain que les clés d'autorité sont dans les mains des puissances mondiales, il faut que l'on s'oriente vers du WoT (cf. GnuPG) oh le bordel
Je crois qu ils ne ce rendent pas compte du merdier que va engendrer le non respect de la vie privée. Des tonne de donnée cryptée et surcryptée , ça va leur couter une fortune. - Juridiquement legal, j'imagine, mais legitimement inacceptable.
- Moralement limite... du mauvais cote de la limite en question. - Diplomatiquement catastrophique, sans nuance. Bref, une decision qui va en couter a certains. Quand il s'agit d'envoyer les informations personnelles des citoyens européens aux autorités américaines, bizarrement les parlementaires européens sont bien plus conciliants.
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