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Le cloud computing est aussi un enjeu de souveraineté nationale
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 21 Septembre 2011 à 16h01 -
posté dans High-Tech
![]() En envisageant la possibilité d'interdire à ses administrations d'utiliser des services en ligne américains, les Pays-Bas démontrent que l'informatique en nuage pose aussi des questions de souveraineté nationale. Les Pays-Bas pourraient bientôt décider d'interdire aux pouvoirs publics de faire appel à des prestataires américains pour les services en ligne sur lesquels des données sont susceptibles d'être hébergées. Le gouvernement néerlandais redoute en effet l'application du Patriot Act, qui autorise les autorités américaines à inspecter toute donnée hébergée par une entreprise américaine, y compris lorsque les serveurs sont physiquement localisés en dehors des Etats-Unis. Ce qui est typiquement le cas des services en cloud, où les données sont hébergées "dans les nuages", sur une nuée de serveurs qui peuvent être répartis et dupliqués partout dans le monde. "Questionné par ZDNet, Microsoft reconnaissait en juin ne pouvoir garantir à ses clients le respect de cette obligation. Google a admis en août avoir transféré des données aux services de renseignements américains", rappelle ZDNet.fr. A chaque fois qu'une administration utilise des services comme Office Live, Google Docs ou Dropbox, ses données sont susceptibles d'être vues par les services d'enquête américains. Ce qui fait de l'hébergement des données et des services en ligne une question nouvelle de souveraineté et de sécurité nationale. Au mois de mars, la Commission Européenne avait montré sa prise de conscience du problème, en lançant un chantier de réflexion sur la régulation du cloud. La commissaire Neelie Kroes avait proposé de réglementer l'activité au niveau "de la protection des données et de la vie privée", et de fixer "des règles claires pour l'allocation de la juridiction, la responsabilité, et la protection des consommateurs". S'en est suivi une consultation publique ouverte en mai dernier, dont le premier point portait sur "les questions de protection des données et de responsabilité, notamment dans des situations transfrontalières". La France, de son côté, souhaite encourager le développement d'un cloud computing national avec un partenariat public-privé signé cet été avec Orange, Thales et Dassault. Dans le grand emprunt figure également une enveloppe de 2,25 milliards d'euros dédiée notamment au "développement de l'informatique en nuage". Reste aussi une autre solution, boudée par les pouvoirs publics et les industriels : donner à tous la possibilité d'héberger soi-même ses propres données, comme le promeut Eben Moglen avec la FreedomBox. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le cloud computing est aussi un enjeu de souveraineté nationale»
C'est maintenant que les gens se rendent compte que donner toutes ses données à l'administration américaine nuit à la souverainetée nationnale.
Dites moi que je rêve s'il vous plait. ![]() Je vous la refait :
"Bon, on a un problème: On doit absolument implanter le DPI sans que ces abrutis ne se doutent que nous sommes en train de le faire... Heu, oui chef, mais on ne va quand même pas payer le matos de notre poche, si ? Mais non, que tu es bête, on va se faire subventionner, voilà tout, mais il est vrai qu'il faut faire vite, l'excité pourrait ne pas être réélu l'année prochaine, malgré tous les moyens que nous déployons... Ah... D'accord, présenté comme ça, ils n'y verront que du feu, effectivement... Heu, tu bosses avec nous depuis combien de temps, toi, au juste ? Qui ça, moi ? Heu, depuis 2007, j'ai eu une invitation au fouquet's... Ah d'accords, ceci explique cela, tu as encore beaucoup de chose à apprendre sur ' l'industrie ' Française... Heu.. Et si il ne repasse pas, on fait quoi au juste ? Décidément, t'es long à la détente, tézigue, kékon en a à foutre ? On aura gagné des datas center financés par ces abrutis, et en plus ils seront contents que leurs ' élus ' l'ait fait... Elle est pas belle la vie ?" [message édité par Gnommy le 21/09/2011 à 16:53
]
![]() Le Cloud est une aberration. Il est à l'inverse du modèle décentralisé du web.
Les pays-bas ont raison de ne pas lui faire confiance. ulhgard, le 21/09/2011 - 16:39 Mieux vaut tard que jamais (je me rassure comme je peux :-S).
Pour le cloud public oui, mais le cloud privé a ses avantages. Je sais pas comment les rédacteurs de numérama arrivent à continuer à faire leur travail sans être déprimé. Merci à eux de continuer le combat pour la liberté de la presse et d'internet.
ils en ont rêvé...PSA l'aurait-il fait! C'est le secteur hors production (marketing, informatique) qui paie le plus lourd tribut : 5 000 postes supprimés, la moitié au sein de PSA, l'autre moitié chez les prestataires externes.
[message édité par bellotero le 29/10/2011 à 08:45
]
Dassault a jeté l'éponge. Il n'empêche que les têtes pensantes de Thales cherchent de l'argent pour le futur "cumulo nimbus" en essayant de vendre leur informatique et en hypothéquant le SI du groupe : http://thales-servic...s.blogspot.com/
Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Par contre les Pays bas se posent de tres bonnes questions