Google a annoncé que les propriétaires de points d'accès WiFi pourront dès cet automne se désengager des services de géolocalisation de l'entreprise américaine. La décision de la firme américaine fait suite à diverses polémiques ayant touché l'entreprise depuis l'an dernier.

Suite à la brève controverse concernant les smartphones sous Android, épinglés en avril pour avoir constitué une base de données contenant des données géolocalisées, Google a choisi de donner des gages aux utilisateurs et aux autorités de contrôle européennes en charge de la protection des données personnelles. Objectif pour le géant américain ? Faire retomber la polémique autour des services de la firme basés sur la géolocalisation.

Dans un billet de blog publié mardi, le conseil juridique en charge de la politique de protection de la vie privée de Google, Peter Fleischer a indiqué « qu’à la demande de plusieurs autorités de contrôle européennes chargées de la protection des données, nous sommes en train de concevoir un service de retrait (opt-out) qui va permettre à un propriétaire d’un point d’accès de se désengager des services de géolocalisation de Google« .

Dès que le propriétaire se sera désengagé, « nos services n’utiliseront plus ce point d’accès pour déterminer les positions géographiques des utilisateurs » poursuit Peter Fleischer. L’outil, qui sera disponible pour tout le monde, devrait être prêt au cours de cet automne. À cette occasion, Google détaillera la procédure permettant à un propriétaire d’interdire l’utilisation de son point d’accès par les services de la firme américaine.

Google a rappelé que l’utilisation des points d’accès WiFi confère un double avantage pour le possesseur d’une smartphone. D’une part, la localisation via les routeurs sans fil est plus précise que le positionnement par GPS ou la triangulation effectuée via les antennes-relais. D’autre part, la fonctionnalité consomme nettement moins d’énergie, permettant d’économiser la batterie du smartphone.

La firme de Mountain View a également tenu à préciser que les routeurs WiFi qui sont utilisés par les différents services de l’entreprise ne permettent pas d’identifier une personne. La société américaine espère sans doute que les propriétaires de points d’accès sans fil ne seront pas trop nombreux à se désengager. Cela pourrait potentiellement affecter la qualité de certains services proposés par l’entreprise.

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