De nouvelles plaintes à l'encontre de Google pour abus de position dominante ont été enregistrées par la Commission européenne. Au total, pas moins de neuf actions sont en cours contre le moteur de recherche américain, accusé de profiter de sa situation pour privilégier ses produits et ses services au détriment de ceux de la concurrence.

La pression s’accentue sur Google. Le moteur de recherche américain, qui fait déjà face en Europe à plusieurs accusations d’abus de position dominante, va désormais devoir composer avec de nouveaux adversaires. Selon des informations obtenues par Reuters, cinq nouvelles actions ont été enregistrées auprès de la Commission européenne. Au total, c’est neuf cas que l’exécutif de l’Union va devoir ausculter.

Les sources contactées par Reuters n’ont pas été en mesure d’indiquer la provenance de ces cinq nouvelles plaintes. Tout juste sait-on que deux d’entre elles ont été déposées par des petites sociétés, tandis que les trois autres ont été initiées par des autorités de contrôle dont la nationalité n’est pas précisée. Ni la Commission européenne ni Google n’ont commenté ces informations.

Avec une part de marché dans la recherche dépassant 90 % dans plusieurs pays européens, Google est inévitablement un défi permanent pour les autorités en charge de la concurrence et de la régulation. Lorsque son unique fonction était la simple indexation des contenus disponibles sur le web, le risque d’abus de position de dominante était beaucoup moins perceptible. Google se limitait à la hiérarchisation de l’information.

En étendant son activité à d’autres domaines, le rôle de Google a évolué. En quelques années, la firme a lancé de nouveaux services, entrant parfois en concurrence avec d’autres solutions. Cela génère une situation compliquée, puisque Google se retrouve à la fois en rivalité avec d’autres entreprises tout en étant le moteur de recherche utilisé communément en Europe.

Le secret autour de son algorithme de recherche accentue inévitablement les suspicions. Google se montre-t-il vraiment loyal à l’égard de ses concurrents ? N’est-il jamais tenté de donner un petit coup de pouce à ses produits ou à ceux de ses partenaires ? Car en tant que société commerciale, Google désire naturellement gagner de l’argent et poursuivre son développement.

Si la Commission européenne arrive à la conclusion que Google viole effectivement les règles de la concurrence et abuse de sa position dominante dans la recherche en ligne, l’exécutif européen dispose de moyens importants pour punir la firme de Mountain View. Elle peut en particulier infliger une amende dont le montant peut atteindre jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires d’une société sur une période donnée.

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