Les récents déboires sécuritaires de Sony n'ont pas entamé sa volonté de lutter contre le jailbreak de la PlayStation 3. L'entreprise japonaise a initié deux nouvelles actions en justice, contre un Britannique et contre un Allemand. Des plaintes qui s'inscrivent dans la croisade anti-piratage de Sony.

Malgré les nombreuses difficultés qui accaparent son attention, Sony est loin d’en avoir fini avec le piratage de la PlayStation 3. Si la société japonaise est parvenue à stopper les activités d’un des hackers les plus emblématiques du jailbreak, GeoHot, elle reste déterminée à aller jusqu’au bout de sa croisade, en attaquant systématiquement toute personne facilitant d’une façon ou d’une autre le jailbreak de sa console de salon.

D’après les informations recueillies par Techdirt, Sony a récemment lancé deux procédures judiciaires. La première vise un Britannique qui est suspecté de vendre des modchips, tandis que la seconde cible un Allemand. Ce dernier a publié un document s’intéressant aux mesures techniques de protection (DRM) de Sony. Dans le cas de l’Allemand, une opération de police a même eu lieu, se soldant par la saisie du matériel informatique et électronique.

À en croire Techdirt, la première plainte cacherait une autre motivation. En poursuivant le Britannique, Sony chercherait dans le même temps à limiter la diffusion d’un document mettant en lumière les problèmes techniques de la PlayStation 3. La procédure a été déclenchée le lendemain de la rédaction d’un mémo écrit par un cadre chez Sony, qui se plaignait alors du document rédigé par le Britannique.

Les relations tumultueuses entre Sony et la communauté des hackers sont anciennes. Toutefois, ces dernières se sont tendues avec l’arrivée de la PS3 sur le marché. Les premières tensions sont apparues lorsque Sony a interdit l’installation d’un système d’exploitation alternatif, alors que cette fonctionnalité était un atout commercial. Par la suite, la firme japonaise a attaqué tous azimuts.

Au cours des derniers mois, elle a ainsi obtenu de Github le retrait des outils de jailbreaking de la PlayStation 3, réclamé l’identification d’internautes ayant commenté et diffusé des vidéos du jailbreak sur YouTube, banni les joueurs dont la console a été modifiée ou encore limité la diffusion d’un clé d’authentification. Au point que Sony a fédéré de nombreux mécontents contre lui, dont certains Anonymous.

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