L'épilogue du conflit entre Sony et GeoHot est désormais tout proche. Lundi, la firme japonaise a annoncé être parvenu à un accord à l'amiable avec GeoHot. Ce dernier a accepté le principe d'une injonction permanente, selon laquelle il ne devra plus travailler sur le jailbreak des produits commercialisés par la firme japonaise.

Mise à jour – Dans une réaction publiée lundi sur son blog personnel, GeoHot invite les lecteurs à boycotter les produits commercialisés par Sony.

Sujet du 12 avril – C’est un rebondissement inattendu. Alors que Sony paraissait intraitable avec les hackers de la PlayStation 3, l’entreprise japonaise a annoncé lundi avoir conclu un accord à l’amiable avec George Hotz. Dans un billet publié lundi sur le PlayStation Blog, Patrick Seybold – directeur de la communication d’entreprise et des médias sociaux – explique que l’accord entre les deux parties a été signé le 31 mars dernier.

L’arrangement exact entre Sony et George Hotz n’a pas été dévoilé. Toutefois, Sony est parvenu à son but en neutralisant les activités d’un des hackers les plus médiatiques de ces dernières années. GeoHot s’est en effet soumis à une injonction permanente dans laquelle il s’engage à ne plus s’intéresser aux produits commercialisés par l’entreprise japonaise.

Selon Patrick Seybold, l’issue du conflit a convenu aux deux parties. « Il n’a jamais été dans mon intention de causer le moindre problème aux utilisateurs ou de rendre le piratage de la PlayStation 3 plus facile » a commenté George Hotz. « Je suis heureux d’avoir ce litige derrière moi » a-t-il ajouté. George Hotz s’était illustré l’an dernier en modifiant physiquement la PS3 pour contourner ses mesures techniques de protection.

Face à l’attitude procédurière de Sony envers les hackers ayant jailbreaké la PlayStation 3, le mouvement Anonymous avait lancé une campagne DDOS contre les serveurs de l’entreprise japonaise. Devant l’intransigeance de la firme japonaise, les Anonymous ont finalement cessé leurs attaques la semaine dernière, craignant de se mettre à dos les joueurs fréquentant le PlayStation Network.

L’accord met ainsi à l’abri GeoHot de toute poursuite judiciaire, mais au détriment de sa liberté d’expression, sans qu’un jugement n’ait confirmé l’illégalité du procédé suivi par le hacker. En effet, la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis avait estimé l’été dernier qu’un fabricant ne pouvait pas se servir du DMCA pour empêcher les consommateurs d’installer des applications de leurs choix sur le système d’exploitation de leur choix.

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