Le label Hadopi énerve l'Union des Photographes Professionnels (MàJ)
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 09 Mai 2011 à 09h50 -
posté dans Société 2.0
L'Union des Photographes Professionnels a lancé une pétition pour demander à l'Hadopi de ne pas accorder son label au site Fotolia, qui propose des clichés de qualité à prix cassé. La Haute Autorité, cependant, ne devrait pas tenir compte des remarques. Mise à jour 2 : la présidente de l'Hadopi, Marie-Françoise Marais, recevra vendredi l'UPP pour tenter de déminer la crise. Mise à jour : L'Hadopi pourra-t-elle ignorer les revendications de l'Union des photographes sans en subir de conséquences pour son image auprès des professionnels ? Déjà plus de 4500 signatures ont été recueillies par l'UPP. Si l'on en croit la liste des signataires, il s'agit bien sûr pour une très grande majorité de photographes, auxquels viennent se joindre aussi des illustrateurs et dessinateurs, et quelques étudiants probablement inquiets de la viabilité de la profession pour laquelle ils se forment. Article du 4 mai 2011 -
Le label que doit accorder l'Hadopi aux offres légales devrait en principe satisfaire les artistes qui font de leur art un métier, et qui militent depuis longtemps pour la protection de leurs droits de propriété intellectuelle. Mais la nature des candidats au label peut parfois poser problème, au point que des auteurs se retournent aujourd'hui contre des projets de labellisation. Moins au titre des droits d'auteur qu'au titre du modèle économique proposé. C'est le cas de l'Union des Photographes Professionnels (UPP), qui a publié une pétition pour demander à la Haute Autorité de ne pas accorder son label "Offre Légale" au site Fotolia. Sa demande de labellisation est parue le 21 avril sur le site de l'Hadopi, qui présente ainsi le service :
Mais le site est extrêmement mal vu par l'UPP, qui lui reproche de proposer "pour des usages professionnels (presse, publicité, édition, etc.) une offre de photographie dites « libres de de droit » à des prix dérisoires (0,14 euros)". Selon elle, l'appellation "libre de droits" est "mensongère" et "bafoue le droit moral et patrimonial des auteurs". L'organisation qui représente plus de 5000 photographes estime qu'en "proposant une offre pour quelques centimes d'euros, Fotolia viole également l'article 1591 du code civil qui sanctionne l'absence de prix réel et sérieux". Un combat plus économique que juridique Contacté, le président de l'UPP Philippe Schlienger nous explique que selon l'organisation, Fotolia ne respecte pas l'encadrement des contrats de cession des droits d'auteur imposé par le code de propriété intellectuelle, qui impose qu'elle soit réalisée pour une durée définie, des supports explicitement précisés, et une zone géographique déterminée. Sur son site, Fotolia indique que ses fichiers sont "libres de droits" parce qu'ils peuvent être utilisés : sans limite de temps, sans limite du nombre d'utilisations, et sans limite géographique. Cependant, des licences sont bien signées par les photographes, qui acceptent les conditions. "Fotolia propose une licence d’utilisation d’image sans limite de temps mais, à la demande des auteurs, nous pouvons tout à fait limiter les usages dans la durée. Nous respectons le Droit français à la lettre et pour les 14 pays dans lesquels nous sommes présents, nous adaptons l’application des contrats à la réglementation locale. Le fait d’avoir commencé en France nous permet de respecter la législation la plus sévère", expliquait récemment le Directeur général de Fotolia France, Guillaume Le Bleis, au Groupement national des photographes professionnels (GNPP). Le droit d'auteur et son encadrement contractuel sert en fait de prétexte à l'UPP, qui reproche surtout à Fotolia son modèle économique low-cost, qui pousse les prix de toute la profession vers le bas, en permettant surtout à des amateurs éclairés de faire concurrence aux professionnels. "Fotolia participe massivement à l'effondrement du marché de la photographie et à la grave crise que traversent les photographes professionnels et les agences", assure l'UPP, qui a envoyé mardi un courrier à l'Hadopi. Mais selon Guillaume Le Bleis, qui avait intimé l'Hadopi de combattre le piratage des photographies, "si le coût ne s’était pas adapté aux besoins du marché, un maximum d’images seraient simplement volées", et "la baisse du coût unitaire des photos engage les entreprises à en utiliser plus". "Avec l’UPP j’ai l’impression que nous sommes le bouc émissaire du secteur", se plaint-il. De son côté, l'Hadopi ne devrait pas céder à la pression, même si à la mi-journée près de 500 photographes avaient déjà signé la pétition. Elle nous explique qu'en vertu du décret sur la procédure de labellisation, son pouvoir d'appréciation se limite à recueillir les oppositions éventuellement formulées par les ayants droit dont les oeuvres sont diffusées illégalement par les candidats au label, pas à vérifier la licéité des contrats passés avec les auteurs. Or les photographies des membres de l'UPP n'étant pas diffusées par Fotolia, le lobby n'a pas d'objection recevable à opposer. Le label devrait donc, selon toutes vraisemblances, être accordé au terme de la période d'examen. C'est d'ailleurs à cause de ce manque de pouvoir d'appréciation que nous avions écrit, lors de la publication du décret fixant la procédure de labellisation, que même des sites comme The Pirate Bay ou RapidShare pourraient obtenir le label. Les premiers labels Offre Légale devraient être accordés fin mai ou début juin. Débutera alors sa grande campagne de communication, et le lancement de son sigle PUR, "Promotion des Usages Responsables", en lien avec l'offre légale. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le label Hadopi énerve l'Union des Photographes Professionnels (MàJ)»
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xor-sans-cause
le 04/05/2011 à 15:55
Ouinouin, le libéralisme m'arrange quand il s'agit de droits d'auteur et de copyright mais la réalité du marché est rude. Ouinouin
Bon moi je m'en fous, de toutes manières si le site Fotolia demande le LOL de la HADOPI, il sera vite dans ma liste noire. MdMax, tu n'as pas compris : des professionnels de la photo (ceux dont 100 % des revenus proviennent de la photographie) sont des centaines à perdre leur emploi à cause des microstocks. Aujourd'hui les entreprises cherchent à réduire les coûts et donc à aller piocher sur des sites tels que Fotolia, plutôt que de contribuer à la réussite des photographes français en faisant appel à leurs services.
Il n'y a malheureusement rien que l'on puisse faire pour contrer les microstocks (à part informer), mais c'est une honte que la Hadopi décide de faire fi du sort des photographes. Si je ne suis pas photographe-auteur à l'heure actuelle, c'est juste parce que je sais à quel point on se casse la gueule économiquement. Ah oui, et je profite de ce sujet pour encourager les lecteurs à faire appel à votre photographe de quartier pour l'impression de vos photos, plutôt que de passer par internet. Vous leur rendrez service, vous montrerez que vous respectez leur métier, et vous pourrez même en profiter pour demander un agrandissement supérieur grâce à l'économie sur les frais de port que vous avez réalisée. Bah comme le dit Mdmax, les fautifs c'est plus les photographes qui lèguent leurs droits à fotolia non?
Diti, le 04/05/2011 - 16:27 MdMax, tu n'as pas compris : des professionnels de la photo (ceux dont 100 % des revenus proviennent de la photographie) sont des centaines à perdre leur emploi à cause des microstocks. Aujourd'hui les entreprises cherchent à réduire les coûts et donc à aller piocher sur des sites tels que Fotolia, plutôt que de contribuer à la réussite des photographes français en faisant appel à leurs services. Il n'y a malheureusement rien que l'on puisse faire pour contrer les microstocks (à part informer), mais c'est une honte que la Hadopi décide de faire fi du sort des photographes. Si je ne suis pas photographe-auteur à l'heure actuelle, c'est juste parce que je sais à quel point on se casse la gueule économiquement. je dis pas que c est tant mieux loin de là , mais une profession qui disparait suite à delocalisation , automatisation , optimisation , accroissement de gain , obsoléscence, ça existe, ça a toujours existé . le problème là ,c est que ça doit etre une passion de laquelle on vit plus qu une profession dans laquelle on tombe par hasard ,la reconversion doit etre difficile voire impossible pour les plus doués et passionnés.mais imagine l agence matrimoniale qui doit raler apres meetic ,c est un peu pareil xor-sans-cause, le 04/05/2011 - 16:29
Bah comme le dit Mdmax, les fautifs c'est plus les photographes qui lèguent leurs droits à fotolia non? xor-sans-cause, le 04/05/2011 - 16:29
Bah comme le dit Mdmax, les fautifs c'est plus les photographes qui lèguent leurs droits à fotolia non? Pour vous (nous), particuliers, Fotolia peut être une « opportunité sympa de gagner de l'argent sur ses photos » – si bien sûr on oublie que vous n'êtes pas à l'abri d'une publication à très grande échelle de votre œuvre, sans aucun pourcentage sur les ventes, juste en ayant reçu une petite dizaine de centimes –, mais personne ne semble comprendre que cela porte un coup très dur à la profession. @speed : « Une profession qui disparaît » ? C'est un point de vue intéressant que tu as là, que je comprends. Mais que feras-tu le jour de ton mariage, quand les photographes n'existeront plus ? Diti, le 04/05/2011 - 16:27
MdMax, tu n'as pas compris : des professionnels de la photo (ceux dont 100 % des revenus proviennent de la photographie) sont des centaines à perdre leur emploi à cause des microstocks. Aujourd'hui les entreprises cherchent à réduire les coûts et donc à aller piocher sur des sites tels que Fotolia, plutôt que de contribuer à la réussite des photographes français en faisant appel à leurs services. Il n'y a malheureusement rien que l'on puisse faire pour contrer les microstocks (à part informer), mais c'est une honte que la Hadopi décide de faire fi du sort des photographes. Si je ne suis pas photographe-auteur à l'heure actuelle, c'est juste parce que je sais à quel point on se casse la gueule économiquement. La HADOPI se fout complètement du sort des artistes et photographes. J'ose espérer qu'il restera un marché pour les professionnels de la photo, mais il ne faut pas se faire d'illusions, ce sera un marché de niche. L'équipement des amateurs devient énorme, et parfois leur talent aussi. c est clair que légalement c est pas du dumping car là visiblement ce sont des particuliers, amateurs de photos qui peuvent mettre leurs photos sur ce site et en tirer une broutille à chaque fois que la photo est utilisée ( si j ai bien tout compris )
( j imagine ) entre 4 mns de surf pour obtenir une photo d une plage par temps tempetueux et payer peanuts pour ainsi dire pour l avoir et faire appel à un pro lui demander s il a ça ou passer commande pour l avoir les gens vont au moins cher et surtout au plus simple , Maintenant la photographie est considérée par beaucoup comme étant "gratos" (on peut toujours trouver un amateur qui cède sa photo "pour la gloire"), y compris par les maisons de disques qui veulent des photos gratuites pour leurs pochettes.
Le cas des tarifs de Fotolia pose un vrai probleme.
Vendre ses photos a un prix aussi ridicule que 14 centimes, c'est honteux. Pour le coup les "amateurs éclairés" se font entuber, pas d'autres mots. Je ne comprends vraiment pas comment on peut accepter des conditions pareilles OO C'est vrai quoi... - L'amateur qui veut le rester n'a aucune raison de VENDRE. Qu'il distribue donc gratuitement pour le plaisir, il y a trouze mille plate-forme qui le permettent ! - L'amateur qui se verrai bien pro ou semi-pro n'a aucun intéret dans l'affaire. A ce tarif la, il lui faut vendre environ 900 photos pour espérer atteindre le smic. (calcul approximatif, désolée j'ai pas le montant exact du smic sous la main) Il ne se fera connaître que des clients de Fotolia (lesquels n'ont aucun intéret a payer plus cher) vu que la ou seront les photos la seule source indiquée sera Fotolia. Du coup il ne pourra pas vivre de sa passion... A moins de quitter Fotolia. Ca me rappelle le contrat de je ne sais plus quel site qui proposait de rémunérer les articles publiés. En résumés ils annoncaient que : - Il fallait écrire deux articles par semaine d'au moins X mots, sinon c'était la porte sans espoir de retour. - L'auteur était rémunéré aux clics pub (pourquoi pas) lesquels étaient comptabilisés par le site qu'il fallait croire sur parole (hum) - Si l'auteur publiait ailleurs, c'était la porte. - Si l'article déplaisait au site il était effacé sans contestation possible - L'article pouvait d'ailleurs disparaître du site sans l'accord de l'auteur, sans raison annoncée et sans que l'auteur ne soit consulté ni meme prévenu. - Aucune garantie de se retrouver sur la page d'accueil du site. J'ai lu ca, j'ai pensé "Ah ouais, arnaque quoi" puis "nan mais c'est LEGAL ca ?" et je me suis tirée. Au bout de quelques mois une copine qui se verrait bien journaliste et qui publiait la-bas a pu constater que oui, c'est bien appliqué. On lui a viré un article sur l'affaire Woerth-Bettancourt et elle n'a eu comme raison (apres avoir sérieusement insisté)que "trop de fautes d'orthographes" les plus grand fautifs dans l'histoire sont quand meme les braves pommes qui acceptent des conditions de ce genre. Sans les lire, pour la plupart --' @ Mdmax : je ne pense pas que les signataires de la pétition aient des photos sur Fotolia @ Diti : Je crois que le vrai probleme, c'est que le grand public n'a aucune idée du tarif "normal" d'une photo ou d'une illustration. A vrai dire, moi-meme... Faudrait une bonne grosse campagne de com' sur le sujet, histoire que les gens qui font ça se rendent compte des thunes qui se font sur leur dos. Edit orthographe -- pour sauver la profession (la morale , les lois , les régles, n étant plus d actualité meme au plus haut niveau pourquoi se gener hein)
cotisez vous les photographes pour trouver un cracker /hacker de génie et qu il fasse subir à ce site ( pas numé hein !!je parle de fotolia et consort ) les memes désagréments que celui de sony actuellement , les gens n oseront plus laisser leur coordonnées banquaires dessus . photographe à part , plein de profession en général , l essor d internet a crée des tas de profesions / business qui n existaient pas avant et en a fait disparaitre d autres , apres tout depends du lobbing , des amis , des circonstances , les commercants develloppeurs de photo ont mangé , les videoclubs ont mangé , les disquaires ont mangé , les majors ont quelques bonnes connaissances donc on gaspille du fric pour les sauver mais ça n aura qu un temps , bref le seul truc ( au niveau sociétal , historien ) c est que cette mutation par rappprt aux autres a été tres tres rapide ( 10 à 15 ans en gros ) Diti, le 04/05/2011 - 16:38
Oui tout-à-fait, sauf que le souci est que ces « photographes » n'en sont pas. Un vrai photographe (professionnel) n'accepterait jamais de vendre une photo au rabais, là où il est estimé qu'une photo vaut largement plus cher.A priori si fotolia vend des photos c'est qu'elles sont pas si dégueulasses que ça. Qui sont donc ces photographes qui vendent leurs photos à fotolia? Ils arrivent à en vivre? J'imagine que c'est pas le petit kevin 16 ans qui leur vend des photo prises avec un iprout? Les tarifs des photographes à leur comptes ne sont-ils pas exorbitants? L'argument "libre de droit" même si fallacieux dans le cas présent, ne fait-il pas pencher la balance du côté de fotolia? speed, le 04/05/2011 - 16:55
cotisez vous les photographes pour trouver un cracker /hacker de génie et qu il fasse subir à ce site ( pas numé hein !!je parle de fotolia et consort ) les memes désagréments que celui de sony actuellement , les gens n oseront plus laisser leur coordonnées banquaires dessus . Oui c'est sûr, c'est très intelligent de discréditer une boîte plutôt que de réfléchir sur le fond du problème dans le cas présent. Un arrière-goût d'HADOPI? "si le coût ne s'était pas adapté aux besoins du marché, un maximum d'images seraient simplement volées", et "la baisse du coût unitaire des photos engage les entreprises à en utiliser plus"
Heuuuu... ben... pourquoi est-il impossible de faire faire la même chose pour les films et la musique enregistrée ? Pourquoi les majors continuent-ils de hurler à la mort si on leur suggère "ça" ? xor-sans-cause, le 04/05/2011 - 17:00
speed, le 04/05/2011 - 16:55
cotisez vous les photographes pour trouver un cracker /hacker de génie et qu il fasse subir à ce site ( pas numé hein !!je parle de fotolia et consort ) les memes désagréments que celui de sony actuellement , les gens n oseront plus laisser leur coordonnées banquaires dessus . Oui c'est sûr, c'est très intelligent de discréditer une boîte plutôt que de réfléchir sur le fond du problème dans le cas présent. Un arrière-goût d'HADOPI? le fond du probleme , ok , pour moi la profession de photographe est visiblement appellée à se réduire dans une grande proportion . ne resteront que les plus talentueux , les plus cotés , les plus chanceux , alors oui , aller hacker un site qui exploite le coté "facebook"( là les amateurs ne sont pas content d avoir 5 j aime mais 5 acheteurs , donc 5 personnes qui ont aimé le travail ( le coté flatteur quoi ) ) ne changeras sans doute rien à l extinction brutale , tout au plus ça feras parler d eux , ça donneras un dèlai de quelques mois , c est plus ironique , qu à prendre au 1er degré le tarif indiqué est un tarif PAR vente, regardez un peu combien de fois peut se vendre un "best-seller" chez fotolia, vous verrez que ça peut finir par être rentable.
En somme, les photographes en veulent à Schumpeter et au processus de destruction créatrice ? De même qu'à Londres, la profession des allumeurs de lampadaires à gaz a publiquement enragé quand la ville est passée à l'éclairage électrique ?
(edit : j'avais d'abord écrit "allumaires", huhu, marrante, la coquille) Hé, c'est le progrès. Quand une boîte a besoin d'une image, si elle a le choix entre consulter un immense catalogue internet, ou payer plusieurs heures de travail à un professionnel pour quelques photos, selon vous, elle aura raison de faire quoi ? Quand j'avais encore ma boîte, on a acheté quelques images à fotolia (mais ça ne coûtait pas 14 centimes, pour quelque-chose d'exploitable, comptez trois euros), qui pour une en-tête de newsletter avec une gamine qui souriait, qui pour une bannière de promo temporaire avec une femme de type femme au foyer qui assure, etcetera... On a du rapporter au total un peu moins de cent euros à Fotolia, et grâce à ça, on avait des visuels frais pour les besoins ponctuels. Si l'on avait choisi d'avoir l'exclusivité des clichés, là ça nous aurait facilement coûté dix à cent fois plus, mais ça on s'en fichait, la probabilité que la concurrence utilise les mêmes images était minuscule. Et, franchement, pourquoi aurait-on dû s'emmerder à faire appel à des photographes pour un coût cent à mille fois supérieur ?!? On ne s'appelle pas EDF ou France Télécom, revenez dans le monde réel, la majorité des entreprises n'ont pas un budget de folie. Hé, c'est le principe même du progrès, quand il est possible de faire mieux pour moins cher, on le fait, mieux pour moins cher. Et les perdants n'ont pas d'autre choix que de se reconvertir. Comme dans la musique, personne ne pleure sur le sort des majors qui sont en perte de vitesse face à un modèle économique en train d'émerger, meilleur et moins cher. Que les photographes continuent de faire les clichés de mariage et de quartier, les portraits, les photos précises requises par des clients, on aura toujours besoin d'eux. Mais l'ère où ils étaient très nombreux s'achève, on n'aura pas besoin d'autant de photographes qu'avant, c'est ainsi. bollox, le 04/05/2011 - 17:14 le tarif indiqué est un tarif PAR vente, regardez un peu combien de fois peut se vendre un "best-seller" chez fotolia, vous verrez que ça peut finir par être rentable.Mon sapin de noel en couverture d un mag qui fait 250 000 ventes c est 250 000 multiplié par quelques centimes de ma photo ??? c est bien cela ?? speed, le 04/05/2011 - 17:18 bollox, le 04/05/2011 - 17:14 le tarif indiqué est un tarif PAR vente, regardez un peu combien de fois peut se vendre un "best-seller" chez fotolia, vous verrez que ça peut finir par être rentable.Mon sapin de noel en couverture d un mag qui fait 250 000 ventes c est 250 000 multiplié par quelques centimes de ma photo ??? c est bien cela ?? Nan, tu l'as vendu à une boîte de création graphique, ça compte comme une vente.
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