L'Hadopi débutera dans les prochains mois une grande campagne de publicité multi-supports, destinée à contre-balancer par "un message positif explicatif" de masse les menaces personnalisées envoyés par la riposte graduée. D'abord donner la fessée, ensuite expliquer pourquoi.

Campagne de communication Hadopi La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) avait ouvert en début d’année un appel d’offres pour préparer une grande opération de communication sur tous les médias : presse écrite, télévision, radio, cinéma, panneaux publicitaires, internet… Marketing viral et utilisation des réseaux sociaux étaient également au programme. Mais jusqu’à présent, nous ne savions pas ce que serait le contenu du message.

Dans une interview accordée à la spécialiste du marketing musical Virginie Berger, l’Hadopi révèle que sa première campagne de « communication de masse » aura lieu « sur le premier semestre« , c’est-à-dire très prochainement. « Nous porterons un message positif explicatif. On veut revaloriser la création, montrer ce qu’elle est, et comment ça se passe. Bref, lui redonner une image positive« , explique la Haute autorité.

Fin 2009, avant l’installation officielle de l’Hadopi, le ministère de la Culture avait ouvert un premier appel d’offres pour lancer rapidement une opération de communication massive. Mais en récupérant le dossier quelques mois plus tard, l’Hadopi avait préféré tout annuler en voyant le résultat, désastreux. Les agences sollicitées avaient soumis des projets de campagnes proches du fameux doigt d’honneur du SNEP de 2004, ou du pitoyable « Téléchargez-moi légalement » de 2005, dans laquelle les artistes ressemblaient à des chiots de la SPA.

Cette fois-ci, la campagne devrait porter un message optimiste, plus gratifiant, ce qui sera beaucoup mieux que les affiches anti-piratage que l’on trouve encore dans certains cinémas. En tout cas, il faut l’espérer.

Il aurait aussi fallu commencer par cela. Or sous la pression du gouvernement et des ayants droit, l’Hadopi a pris les choses à l’envers, ce qu’elle ne semble pas trouver anormal. « En 2010, mise en place de la réponse graduée. C’était l’urgence, la première chose à mettre en place et construire l’institution. En 2011, nous sommes sur la construction de l’offre légale« , dit-elle.

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