Le contrôleur européen de la protection des données et le président du groupe de travail Article 29 ont organisé mardi une conférence sur la révision du cadre juridique de la protection des données personnelles. Cette réunion a débouché sur une résolution dans laquelle les intervenants plaident pour une approche globale en matière de protection des données.

Les efforts de l’Union européenne pour harmoniser la protection des données personnelles entre les États membres se poursuivent. Mardi, une conférence était organisée conjointement par le contrôleur européen de la protection des données (CEPD) et par le président du groupe de travail Article 29. À l’issue, une résolution (.pdf) a été adoptée, « soulignant la nécessité d’un cadre global de protection des données« .

La résolution européenne a été l’occasion de rappeler que les défis à venir sont considérables, « en raison de la mondialisation et des flux transfrontaliers des données personnelles, du développement des technologies, en particulier dans l’environnement en ligne, ainsi que des développements dans le secteur de la police et de la justice« .

Pour y faire face, la conférence a plaidé pour le renforcement du cadre juridique au sein de l’Union européenne, mais également à travers d’autres organisations internationales comme le Conseil de l’Europe et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). « Le temps est venu d’être ambitieux et de travailler en commun pour une protection des données globale et plus efficace« .

« Ces développements offrent de formidables opportunités pour procéder à une réelle amélioration du cadre juridique de la protection des données, et ainsi assurer une protection efficace à tous les individus, en toutes circonstances, non seulement aujourd’hui mais aussi dans un avenir plus lointain » ajoute encore la déclaration européenne.

Cette résolution survient au moment où la directive européenne sur la protection des données à caractère personnel fait l’objet d’une révision. Par ailleurs, la Commission européenne, à travers la voix de sa vice-présidente, a indiqué vouloir renforcer la coopération entre les autorités de contrôle en Europe. Les pouvoirs des différentes CNIL devront ainsi être harmonisés.

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