Mauvaise nouvelle pour ceux qui estiment que les activités d'édition et de transport des contenus devraient être distinctes. Vivendi, qui compte notamment Canal+ et Universal Music dans ses filiales, a pris le contrôle à 100 % de l'opérateur SFR.

Mise à jour – La Commission européenne a donné (.pdf) son autorisation pour que Vivendi puisse acheter les 44 % de parts détenus par Vodafone dans SFR.

Sujet du 04 avril – SFR appartient désormais entièrement à Vivendi, qui n’avait qu’une participation partielle dans l’opérateur télécom. Après plusieurs mois de négociations, le groupe de communication s’est mis d’accord avec Vodafone pour racheter les 44 % de parts qu’il détenait encore dans SFR. Le montant de la transaction est annoncé à 7,95 milliards d’euros, correspondant à un peu plus de 6 années de résultat opérationnel avant impôts de SFR. Sauf improbable opposition des autorités de la concurrence, la transaction devrait être finalisée au mois de juin 2011.

« Nous sommes très heureux de réaliser notre objectif stratégique de détenir 100 % de SFR. Grâce à cet accord, Vivendi pourra encore mieux se concentrer sur la croissance rentable et sur l’innovation« , se félicite Jean-Bernard Lévy, le président du directoire de Vivendi. « Je suis convaincu que cette opération va bénéficier au développement industriel du groupe et à nos millions d’abonnés et de consommateurs dans le monde. Cette transaction va entraîner une progression importante du résultat net ajusté de Vivendi et un relèvement du dividende pour nos actionnaires« , ajoute-t-il.

Pour les consommateurs, ça ne devrait pas changer grand chose. Si ce n’est que l’opération devrait encore renforcer les liens entre SFR et les autres filiales de Vivendi, productrices de contenus audiovisuels (Universal Music, Canal+, Activision Blizzard…). Au détriment, très certainement, de la neutralité des réseaux. « La priorité est de récompenser et de monétiser le contenu, pas de faire croître le trafic chez les fournisseurs d’accès à Internet« , avait ainsi déclaré Jean-Bernard Lévy, qui a été discrètement désigné par Bruxelles dans un trio de trois grands patrons chargés d’élaborer d’ici l’été des propositions en matière de financement des réseaux très haut-débit.

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