Reporters Sans Frontières organise demain une journée mondiale contre la cyber-censure. À cette occasion, l'ONG présentera sa liste annuelle des pays ennemis d'Internet et remettra le prix du Net-Citoyen a une personnalité ou une organisation qui se bat pour la liberté de communication sur le réseau des réseaux.

Coïncidence du calendrier, Reporters Sans Frontières va organiser ce samedi une journée mondiale contre la cyber-censure sur Internet, quelques heures après la validation par le Conseil constitutionnel du filtrage des sites web sans contrôle du juge judiciaire. Organisée depuis 2008, cette journée « est destinée à mobiliser chacun d’entre nous en soutien à un seul Internet, libre et accessible à tous« .

Sur la page consacrée à cet évènement, l’ONG spécialisée dans la défense de la liberté de la presse annonce qu’elle publiera demain la liste mise à jour des pays ennemis d’Internet. À l’heure actuelle, douze pays sont répertoriés sur la liste maintenue par RSF. Il s’agit de l’Arabie saoudite, de la Birmanie, de la Chine, de la Corée du Nord, de Cuba, de l’Égypte, de l’Iran, de l’Ouzbékistan, de la Syrie, de la Tunisie, du Turkménistan et du Vietnam.

« En créant de nouveaux espaces d’échanges d’idées, le net est un vecteur de libertés. Dans les pays où les médias traditionnels sont sous la coupe du pouvoir, les seules informations indépendantes se retrouvent sur Internet, qui est devenu un forum de discussion, un refuge pour ceux qui souhaitent s’exprimer librement » explique Reporters Sans Frontières.

« Cependant, de plus en plus de gouvernements l’ont compris et réagissent en tentant de contrôler la Toile. En 2010, une soixantaine de pays ont été touchés par une forme de censure du Net, qu’elle consiste en des arrestations ou harcèlements de net-citoyens, de la surveillance des internautes, des blocages de sites, ou de l’adoption de lois liberticides » ajoute l’organisation.

Reporters Sans Frontières remettra par la même occasion le prix du Net-Citoyen, une récompense destinée aux journalistes professionnels, aux blogueurs ou aux internautes qui ont oeuvré pour la promotion de la liberté de circulation de l’information sur Internet. L’an dernier, le prix avait été remis aux cyber-féministes iraniennes du site We Change.

Cette année, les nominés sont Nawaat (un blog collectif tunisien), Ali Abdulemam (un blogueur de Bahrein), Prachatai (un site d’information thaïlandais), Tan Zuoren (un blogueur chinois), Pham Minh Hoang (un blogueur franco-vietnamien) et Charter97 (un site d’information biélorusse).

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