À la recherche d'un rein pour sa fille, une mère a utilisé les réseaux sociaux pour appeler à l'aide. C'est sur Facebook que son appel a été entendu. Une femme, sans lien avec la mère ou la fille, a accepté de donner l'un de ses reins pour sauver la jeune enfant.

Beaucoup de critiques peuvent être formulées à l’égard de Facebook. Des critiques parfois justifiées, dans la mesure où le réseau social a beaucoup œuvré pour réduire le champ de la vie privée sur Internet. Pour les principaux sites communautaires, comme pour de nombreux services en ligne, le recul de la vie privée est un moteur de croissance leur permettant de se développer et d’engranger plus d’argent.

Mais si Facebook a effectivement de nombreux travers à corriger, le réseau social américain offre aussi son lot de belles histoires, comme celle de Vivica Loyd, une jeune Américaine d’à peine dix ans. Le site Kare11, cité par The Next Web, a rapporté ce week-end que Vivica est née avec six trous dans le cœur, a été frappée par six attaques cardiaques et a subi plus de quarante opérations chirurgicales.

En plus de ces lourdes difficultés, la petite fille devait subir une transplantation pour recevoir un nouveau rein. Sa mère, Donette Warren, a alors appelé à l’aide sur son profil Facebook dans l’espoir que son message soit entendu. Et il l’a été. À force d’être diffusé sur le réseau social, le message a finalement touché une internaute du nom de Cathy Olsen.

Cette histoire, à l’épilogue heureux, n’est pas sans rappeler celle de Steve Jobs. Le patron d’Apple avait été gravement malade l’an dernier, et a dû subir une greffe de foie sans laquelle il serait décédé. Grâce à sa richesse, il a pu multiplier ses chances en voyageant dans tout le pays pour s’inscrire sur un maximum de listes d’attente.

Cette expérience a persuadé Steve Jobs qu’il fallait réformer le système des dons d’organes aux Etats-Unis. Lors d’un dîner en décembre 2009 avec le gouverneur de Californie, il a plaidé pour une modification législative pour obliger chaque citoyen de l’État de Californie, lorsqu’il renouvelle son permis de conduire, à indiquer s’il souhaite oui ou non donner ses organes en cas de décès.

En France, l’histoire de Vivica Loyd n’aurait peut-être pas connu la même fin. Selon l’association France-ADOT, la législation en vigueur sur la bioéthique réclame l’existence d’un lien familial entre le donneur et le receveur. « Avant la loi du 6 août 2004, le receveur devait avoir la qualité de père ou de mère, de fils ou de fille, de frère ou de sœur du donneur, ou de conjoint en cas d’urgence« .

« Depuis la loi de 2004, le champ des donneurs est étendu, sans condition d’urgence,  » au conjoint du receveur, à ses frères ou sœurs, à ses fils ou filles, ses grands-parents, ses oncles et tantes, ses cousins germains et cousines germaines ainsi qu’au conjoint du père et de la mère du receveur ou bien encore à toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur « « .

( photo : CC BY-NC-ND un_owen )

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés