Publié par Julien L., le Mardi 02 Novembre 2010

Un élu britannique veut faciliter la suppression des contenus litigieux

Au cours d'un débat, le parlementaire britannique Ed Vaizey a proposé la création d'une nouvelle instance chargée de répondre aux préoccupations des internautes britanniques, sans passer par la voie judiciaire. Ce "service de médiation" doit permettre de retirer plus facilement des contenus litigieux.

Fin octobre, lors d'un débat sur la vie privée et Internet à la Chambre des communes, le sous-secrétaire d'Etat parlementaire Ed Vaizey a proposé la mise en place d'un "service de médiation" destiné aux citoyens britanniques. Cette instance aurait pour mission de faciliter la suppression des informations signalées comme inexactes par les internautes, en particulier celles ayant trait à la vie privée.

"Je pense qu'il est certainement temps que le gouvernement engage une conversation avec l'industrie d'Internet pour mettre en place un service de médiation pour les consommateurs qui ont des préoccupations légitimes, que ce soit pour une violation de leur vie privée ou pour signaler la présence d'une information inexacte... afin de savoir si oui ou non il y a la possibilité d'accéder à cette information pour la retirer" avait-t-il expliqué.

Pour cela, Ed Vaizey compte écrire aux fournisseurs d'accès à Internet britanniques et aux principaux acteurs du web, comme Google et Facebook, afin de leur faire part de ses projets. "Je suis sûr que de nombreuses sociétés Internet diront que c'est presque impossible, mais... au moins on veut essayer de donner la possibilité aux consommateurs d'engager un dialogue avec les compagnies Internet sur cette question" a-t-il ajouté.

Si le "service de médiation" se concrétise, cela devrait contribuer à désengorger les tribunaux tout en fournissant une plate-forme de discussion beaucoup plus abordable. Mais sera-t-elle efficace ? En effet, il n'est pas certain qu'une telle instance puisse obtenir des résultats concrets lorsque les contenus en question sont hébergés à l'étranger.

L'association des FAI britanniques (ISPA - Internet Service Providers Association) n'a en tout cas pas été convaincue. Citée par le Telegraph, l'ISPA a indiqué qu'elle ne sait pas comment obtenir par la voie de la médiation le retrait d'un contenu hébergé à l'étranger. Dans le meilleur des cas, le service de médiation pourra uniquement fonctionner à l'échelle du Royaume-Uni. Plutôt limité pour un réseau mondialisé.

Publié par Julien L., le 2 Novembre 2010 à 17h37
 
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Commentaires à propos de «Un élu britannique veut faciliter la suppression des contenus litigieux»
Inscrit le 31/01/2008
507 messages publiés
engager le dialogue ?
mais c'est déjà le cas, il suffit de faire un mail, et généralement ces sociétés en tiennent compte dans la semaine.
A part essayer de se faire de la pub, le Sieur Vaizey enfonce des portes ouvertes....
Inscrit le 21/12/2005
1378 messages publiés
Et supprimer les politiques qui ne comprennent rien à Internet c'est possible aussi ?
Inscrit le 17/02/2010
1205 messages publiés
Il veut donc engager une conversation avec l'industrie d'Internet.....'ttendz, j'reviens -----< [ mmMOuhAHAHAHAHAHA ]

Re.

Hey mec ! C'est quoi ta compagnie internet ?
Inscrit le 21/10/2010
405 messages publiés
et généralement ces sociétés en tiennent compte dans la semaine.

Et quand elles ne le font pas ??? Tu va voir le juge ?
C'est ça le principe de la médiation : c'est avoir une personne neutre qui est chargée d'écouter l'un, d'écouter l'autre, de donner des conseils à l'un et à l'autre, de rapprocher les points de vue... sans la lourdeur d'une procédure judiciaire. Et si le médiateur échoue, alors on passe à l'étape judiciaire.

Donc, dans n'importe quel domaine que ce soit, vie virtuelle ou vie réelle, les médiateurs sont des composantes absolument indispensables et il est malheureux qu'il y en ait si peu.

Dans le meilleur des cas, le service de médiation pourra uniquement fonctionner à l'échelle du Royaume-Uni.

Numerama dans son rôle grognon à toujours voir le verre à moitié vide. Oui, cela ne fonctionnera qu'au niveau du Royaume-Uni. Mais c'est mieux que rien, non ?

Plutôt limité pour un réseau mondialisé.

Je crois qu'il faudra attendre sacrément longtemps avant d'avoir une législation mondialisée d'Internet. En attendant, chaque pays fait ses propres lois qui n'ont de valeur que chez eux. C'est vrai, c'est imparfait. Mais s'il fallait attendre la solution parfaite avant de la mettre en place, on ne serait pas arrivé.
Inscrit le 09/10/2008
3230 messages publiés
super idée ! surtout que quand on sait que un contenu une fois sur le net peut etre recopié des millions de fois en à peine 24h, ca tient la route

politique que j'aurait du faire.. politique.. la planque...et des idées hors du commun... ca me fait penser au rapporteur de la loi HADOPI.. d'ici un an ils reviendront sur le devant de la scène pour s'expliquer des bévues et dérives..
Inscrit le 13/04/2007
8712 messages publiés
EDU, le 02/11/2010 - 18:38


politique que j'aurait du faire.. politique.. la planque...et des idées hors du commun... ca me fait penser au rapporteur de la loi HADOPI.. d'ici un an ils reviendront sur le devant de la scène pour s'expliquer des bévues et dérives..


Là il ne faut tout de même pas rêver...

Même si Hadopi est un fiasco, ce que je pense volontiers, cela n'arrivera pas.

As t'on jamais vu RDDV, et les députés qu'ils l'on voté "revenir sur le devant de la scène pour expliquer des bévues et dérives" de la DADVSI ?

A une exception près celle du député Christian Vanneste, qui en était également le rapporteur, mais il est bien le seul à déclarer regretter cette mission et son vote ....


C'est amusant, mais j'imagine mal le vendeur de Peugeots, faire la même chose après le fiasco annoncé, et quand il sera arrivé, de la loi hadopi dont il était le rapporteur.

Mais qui sait ?
Inscrit le 21/10/2010
405 messages publiés
Ce serait intéressant de traduire un peu plus précisément l'article anglais. Ce député y cite le cas des responsables d'un refuge pour femmes battues qui ont demandé la suppression de la photo du bâtiment dans Google Street View et à qui cela a été refusé.
Ce député regrette que dans des cas comme cela, il n'y a aucun "endroit" où établir le dialogue entre les deux parties.
Et donc il prend comme exemple le fournisseur de nom de domaines Nominet qui a monté un service de médiation pour concilier les gens qui se battent à propos d'un nom de domaine en .uk

En plus, le titre de Numerama est un peu réducteur. Ce que veut faire ce député, c'est travailler avec les FAI pour permettre aux internautes de mieux faire remonter les problèmes (et pas uniquement les contenus litigieux). Et une des voies qu'il propose, c'est la médiation.

Et supprimer les politiques qui ne comprennent rien à Internet c'est possible aussi ?

Ben vas-y, fais de la politique. Il y en aura au moins un qui comprendra ce qu'est Internet. Mais pourquoi est-ce qu'on n'y a pas pensé plus tôt ?
Inscrit le 13/04/2007
8712 messages publiés
opposant, le 02/11/2010 - 18:50

Ce serait intéressant de traduire un peu plus précisément l'article anglais. Ce député y cite le cas des responsables d'un refuge pour femmes battues qui ont demandé la suppression de la photo du bâtiment dans Google Street View et à qui cela a été refusé.
Ce député regrette que dans des cas comme cela, il n'y a aucun "endroit" où établir le dialogue entre les deux parties.
Et donc il prend comme exemple le fournisseur de nom de domaines Nominet qui a monté un service de médiation pour concilier les gens qui se battent à propos d'un nom de domaine en .uk

En plus, le titre de Numerama est un peu réducteur. Ce que veut faire ce député, c'est travailler avec les FAI pour permettre aux internautes de mieux faire remonter les problèmes (et pas uniquement les contenus litigieux). Et une des voies qu'il propose, c'est la médiation.

Et supprimer les politiques qui ne comprennent rien à Internet c'est possible aussi ?

Ben vas-y, fais de la politique. Il y en aura au moins un qui comprendra ce qu'est Internet. Mais pourquoi est-ce qu'on n'y a pas pensé plus tôt ?



Aaaaarrrrffff !

C'est à cela que l'on te reconnait mon petit Enter !

Ne penses tu pas, que l'on attend autre chose de nos hommes politiques, que de s'occuper du flootage des photos prises pas Google Street.

Mais, en bon infiltré c'est ton boulot d'expliquer que le parti au pouvoir s'occupe de la vie privée sur internet et d'essayer de démonter, que c'est aussi voir plus important, que de s'occuper de l'emploi, du pouvoir d'achat ou des retraites.

Qui est ce que l'électeur attend d'eux !

On appelle ce que tu fais de la communication à l'UMP !

Pour moi, c'est de la désinformation !
Inscrit le 16/03/2009
1270 messages publiés
Natasha, le 02/11/2010 - 18:57

A une exception près celle du député Christian Vanneste, qui en était également le rapporteur, mais il est bien le seul à déclarer regretter cette mission et son vote

Sauf que vanneste n'est qu'un opportuniste de la pire espèce.

Alors, ses pseudos volte-face, il sait où il peut se les mettre.
Inscrit le 13/04/2007
8712 messages publiés
RoadRash, le 02/11/2010 - 19:56


Sauf que vanneste n'est qu'un opportuniste de la pire espèce.

Alors, ses pseudos volte-face, il sait où il peut se les mettre.


Et pourquoi ?

Parce qu'il se permet de critiquer la façon dont a été préparée et votée la loi DADVSI ?

C'est un peu court, jeune homme !


La Loi Hadopi a été votée de le même manière...

Inscrit le 21/12/2005
1378 messages publiés
opposant, le 02/11/2010 - 18:50
Ce serait intéressant de traduire un peu plus précisément l'article anglais. Ce député y cite le cas des responsables d'un refuge pour femmes battues qui ont demandé la suppression de la photo du bâtiment dans Google Street View et à qui cela a été refusé.
Ce député regrette que dans des cas comme cela, il n'y a aucun "endroit" où établir le dialogue entre les deux parties.
Et donc il prend comme exemple le fournisseur de nom de domaines Nominet qui a monté un service de médiation pour concilier les gens qui se battent à propos d'un nom de domaine en .uk

En plus, le titre de Numerama est un peu réducteur. Ce que veut faire ce député, c'est travailler avec les FAI pour permettre aux internautes de mieux faire remonter les problèmes (et pas uniquement les contenus litigieux). Et une des voies qu'il propose, c'est la médiation.

Et supprimer les politiques qui ne comprennent rien à Internet c'est possible aussi ?

Ben vas-y, fais de la politique. Il y en aura au moins un qui comprendra ce qu'est Internet. Mais pourquoi est-ce qu'on n'y a pas pensé plus tôt ?


Tu es un rigolo toi dis donc . Sache que si je faisais de la politique je tacherai de m'occuper de problemes autrement plus important, serieux et urgents que la "suppression de contenus litigieux" sur internet tu vois..... Mais c'est sur que c'est plus facile que de trouver des solutions pour redonner du pouvoir d'achat au gens, faire reculer la precarite, eviter les delocalisations en Chine, etc ....
Inscrit le 09/10/2008
3230 messages publiés
opposant, le 02/11/2010 - 18:50
Ce serait intéressant de traduire un peu plus précisément l'article anglais. Ce député y cite le cas des responsables d'un refuge pour femmes battues qui ont demandé la suppression de la photo du bâtiment dans Google Street View et à qui cela a été refusé.
Ce député regrette que dans des cas comme cela, il n'y a aucun "endroit" où établir le dialogue entre les deux parties.
Et donc il prend comme exemple le fournisseur de nom de domaines Nominet qui a monté un service de médiation pour concilier les gens qui se battent à propos d'un nom de domaine en .uk

En plus, le titre de Numerama est un peu réducteur. Ce que veut faire ce député, c'est travailler avec les FAI pour permettre aux internautes de mieux faire remonter les problèmes (et pas uniquement les contenus litigieux). Et une des voies qu'il propose, c'est la médiation.

Et supprimer les politiques qui ne comprennent rien à Internet c'est possible aussi ?

Ben vas-y, fais de la politique. Il y en aura au moins un qui comprendra ce qu'est Internet. Mais pourquoi est-ce qu'on n'y a pas pensé plus tôt ?


ils gerent internet comme la vie et les problèmes de tout le monde de tous les jours, si tu voit pas dans la MERDE et dans qu'elle monde on vit en voyant la misère chaque jour tu ne peut pas parler comme tu le fait.

avoir la franchise de dire que les politicars ne pensent que au pognon et donc pouvoir ce n'est pas avoir des couilles c'est dire la vérité.
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