Mise à jour : Alain Lambert a publié une vidéo, sorte d’allocution numérique, pour expliquer les motifs de son retrait de Twitter. Ce qui l’a visiblement le plus choqué c’est le fait que le journal papier Ouest France a diffusé en première page un article léger issu de son site web, sans que les lecteurs de la presse traditionnelle aient toutes les clés pour comprendre qu’il n’avait pas manqué de respect à la religion catholique en tweetant. L’impact sur son électorat traditionnaliste a pu être important.


Ancien ministre du Budget et sénateur de l’Orne, Alain Lambert (UMP) est un des rares hommes politiques de sa génération à avoir véritablement embrassé les moyens de communication modernes offerts par les nouvelles technologies. Mais alors qu’il vient de fêter la cinquième année de son blog, le sénateur a créé l’émoi ce lundi matin en annonçant qu’il se retirait de Twitter. En cause, cet article de Ouest France qui accuse le sénateur d’avoir manqué de respect à la religion en postant deux messages en direct de la messe de Ménil-Jean, donnée à l’occasion du 15 août.

« En racontant sa matinée du 15 août, le sénateur de l’Orne ne s’attendait certainement pas à déclencher l’hostilité de certains  » twittos « , nom donné aux utilisateurs du site. Et pourtant…. Si certains se sont contentés de lui souhaiter une  » joyeuse célébration « , d’autres sont montés au créneau contre l’élu.  » Ça se fait de tweeter dans un lieu de culte ? « , demande un internaute.  » Que faites vous avec votre portable pendant la messe « , questionne un autre« , rapporte le journal régional.

« J’étais tranquille dans mon coin et personne n’a pu me remarquer« , s’est d’abord défendu l’élu auprès du journaliste Mickaël Ouedec, lui-même utilisateur de Twitter.

Mais ce matin, le sénateur Lambert a pris la mouche. Assez curieusement, il s’en prend au journaliste qu’il accuse entre les lignes d’avoir visé plus bas que la ceinture. « Je quitte Twiiter et remercie tous ceux qui m’ont fait l’amitié de la partager en me suivant. @mickaellouedec & OuestFrance m’ont découragé« , écrit-il en dernier message.

On ne connaît pas l’éventuel historique entre l’élu et le journaliste, qui a pu provoquer pareille réaction a priori démesurée. Mais la question posée dans le fond par l’article de Ouest France est légitime. Y a-t-il des lieux d’où l’on ne peut pas tweeter, ou consulter des SMS en présence du Pape ?

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