Zelnik : "la concentration dans l'industrie musicale a tué le disque". Et le piratage alors ?
Julien L. -
publié le Jeudi 21 Janvier 2010 à 19h15 -
posté dans Société 2.0
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En effet, cette proposition a pour principal objectif d'éviter que les différents services musicaux engagent systématiquement de lourdes (et coûteuses) négociations avec les labels. Ainsi, en établissant un régime finalement assez proche de ce qui existe déjà pour les radios hertziennes (elles ont accès légalement à un large contenu musical contre le paiement d'une rémunération équitable), le gouvernement espère ramener sur le chemin de la légalité de nombreux internautes. Or, pour les maisons de disque, cette licence collective semble desservir leurs intérêts. La semaine dernière, Pascal Nègre avait, lors d'une conférence de presse organisée par la Société Civile des Producteurs Phonographiques (SCPP), estimé qu'on mettait "la charrue avant les boeufs". Pour lui, il était essentiel de faire décoller d'abord le business de la musique en ligne, avant de parler "du partage du gâteau", peu disposé à partager sa part de gâteau. Le Syndicat National de l'Édition Phonographique (SNEP) a suivi le mouvement par la voix de directeur général, David El Sayegh : "On dit que la gestion collective va permettre une simplification de la gestion des droits, une meilleur répartition de la richesse et une plus grande diversité des offres: c'est faux" a-t-il déclaré à l'Expansion,estimant que cette question résulte avant tout d'une "erreur de diagnostic" et qu'il s'agit là "d'un point d'achoppement très fort". Il est vrai qu'avec un "quatrième trimestre qualifié de très bon" par le SNEP lui-même, il n'est pas question de voir arriver une quelconque licence de gestion collective, même si le président de la République a repris l'idée à son compte. Surtout que l'embellie est manifestement à mettre au crédit du téléchargement légal, qui a connu une hausse de près de 50 % pour l'année 2009. Il faudra rester discret sur ces bonnes performances, sinon comment justifier l'arrivée de cet arsenal législatif anti-piratage ? Or donc, alors que la proposition va mettre les maisons de disque devant leur responsabilité (faute d'accord, le rapport propose l'instauration de ladite licence par voie législative), voilà que Patrick Zelnik tient un discours bien loin de ce qu'on nous avait habitué. Tandis que Denis Olivennes considérait en son temps que le piratage était responsable de la destruction de la culture, le président du label Naïve a lancé que "la concentration dans l'industrie musicale a tué le disque". Selon lui, "ce n'est pas dû qu'au piratage mais aussi à la forte concentration du marché avec quatre majors (Warner Music, Emi, Universal Music, Sony) et peut-être bientôt trois. Cette concentration créée une popérisation de l'offre". Inattendu de la part d'un patron de label. Cela fait désormais plusieurs années que les ayants droit et les différents gouvernements sensibles à leur cris d'orfraie rabâchent à longueur de discours que le piratage est responsable de tous les maux de l'industrie culturelle. Se pourrait-il que d'autres facteurs soient responsables des difficultés que rencontrent les ayants droit ? Comme la concentration dans ce milieu ou leur frilosité à se lancer pleinement dans l'ère du numérique ? Le discours n'est d'ailleurs pas nouveau :
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Commentaires à propos de «Zelnik : "la concentration dans l'industrie musicale a tué le disque". Et le piratage alors ?»
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ingenys
le 21/01/2010 à 19:57
Plus il y a de concentration moins il y a de concurrence sur les prix. C'est évident ! Donc peu favorable aux consommateurs qui fuient l'arnaque.
Il fallait bien un rapport pour en arriver à cette conclusion, c'etait trop difficile d'y arriver sans .....
Le blabla des majors va devenir de plus en plus intenable... Mais que cela provoque des choses positives, ce n'est pas pour demain!
- On comprend maintenant pourquoi, la Sccp, la Snep & la Sacem tentent de nous faire avaler, que leurs derniers chiffres sont très bons ( les bons chiffres du téléchargement légal, resté insignifiant malgré leurs efforts :lol ! )...quand ils ont peur de voir arriver la "Licence Globlale".Pour ces intermédiaires parasitaires & onéreux; c'est ouvrir la boîte à Pandorre, à la veille de leur Midem ! Il faudra passer outre, ces emmerdeurs qui nous ont fait chier pendant tant d'années, pour des résultats déplorables, pour la défense de conventions illusoires & antinomiques de la liberté de droits & d'accès du web !
Zelnik a l'air + honête qu'Olivennes . Mais de quelle licence globale s'agit-il au fait ? Si c'est celle votée en première lecture, par l'Assemblée Nationale, sous Chirac ( avant d'être remplacée par la loi Dadvsi au Sénat )...ou encore celle proposée dans le rapport enterré de Jacques Attali, par Sarko ; ...alors là les choses vont dans le bon sens...à suivre !!! - Une licence globale englobant les catalogues de musique ( dont la plupart des titres, ont dépassé les 20 ans d'age...), les films aussi, les livres numériques, les jeux vidéo, les sharewares...pour un prix se situant à un prix bas & démocratique ( vers 5€/mois )...et mutualisé entre TOUS les internautes - ce qui est la solution siné qua non , de sa viabilité ! Moi; je suis plutôt partisan de la gratuité sur la Toile; avec la reconnaissance des licences LAL ou CC ! Mais solutionne d'abord le Copyright, en passant par cette solution transitoire !...après il faudra que le Ministre de la Culture accepte de reconnaître aussi les textes issus du le Libre , qui ont déjà leur application sur certains sites comme Jamendo, Dogmazic, Kassandre, Ex Libris.. Pourtant sur le marché des processeurs ou des cartes graphiques, il n'y a que 2 acteurs, et pourtant il y a une guerre des prix. Pas de concurrence pour la culture... Entente sur les prix? Les USA le pense en tout cas (pour rappel 0,70$ un titre alors que c'est 0,99€ pour nous...)!!!
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