Le Gouvernement met en place la mission contre le piratage
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 05 Septembre 2007 à 16h13 -
posté dans Société 2.0
C'est ce mercredi matin à 11H30 que les ministres Christine Lagarde et Christine Albanel ont présenté à la presse la mission du gouvernement sur la lutte contre le téléchargement illicite, dont les conclusions seront rendues en novembre. Que peut-on attendre de cette mission confiée au patron de la Fnac ?
La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde et la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel présentaient ce matin à la presse la mission du gouvernement sur la lutte contre le téléchargement illicite. Un aveu d'échec de la loi DADVSI, un an après sa promulgation, ou un simple élément de plus à ajouter à la longue liste de symptômes de la comitologie à la française ? Si ce n'est à envoyer un signal de présence à l'industrie culturelle pour la rassurer sur le volontarisme affiché de Nicolas Sarkozy, on ne comprend en effet pas très bien à quoi la mission sur "la lutte contre le téléchargement illicite et pour le développement des offres légales d'oeuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques" va bien pouvoir servir. Sur la forme d'abord, il y a son chargé de mission, Denis Olivennes. Outre le conflit d'intérêt évident liée à la fonction professionnelle du président de la Fnac et ancien patron de Canal+ (groupe Vivendi), Olivennes est aussi l'auteur d'un pamphlet au nom évocateur : "La gratuité, c'est le vol : Quand le piratage tue la Culture". Ca a au moins le mérite d'écarter tout soupçon sur la neutralité du rapport. C'est sûr, avec un tel chargé de mission, il n'y en aura aucune. Autant demander directement à Universal Music ou Virgin ce qu'ils veulent et en faire loi, et économiser au contribuable les frais et indemnités de M. Olivennes. Celui-ci, obsédé par l'idée que la gratuité culturelle est un mal, n'hésite d'ailleurs pas à parler de sa mission comme d'un "mini-Grenelle de la gratuité". Sur le fond ensuite, à quoi peut bien servir cette mission pour laquelle Denis Olivennes consultera les différents acteurs du marché jusqu'en octobre ? L'état de l'industrie culturelle dans son adaptation au numérique est désormais bien appréhendé aussi bien par les pouvoirs publics que par les acteurs industriels, et tous sont à peu près d'accord sur le diagnostic depuis les premiers travaux sur la loi DADVSI. S'il s'agit encore uniquement de se regarder dans les yeux pour se plaindre mutuellement, accuser les pirates en cherchant des modes de sanction et ne pas chercher de vrai remède de cheval, la mission tient davantage de la thérapie de groupe façon tête d'autruche que d'une réelle prise en charge globale de la mutation industrielle. Le piratage sur lequel cette énième mission va plancher n'est qu'un microphénomène dans les changements globaux qu'entraîne Internet dans la consommation des biens culturels. Cela se joue à l'échelle planétaire, pas entre les six murs de l'Hexagone. Pourtant Denis Olivennes compte bien présenter une "base solide" qui "ne devrait pas dépasser la taille d'une feuille A4". D'après Clubic, "le gouvernement souhaite voir naître des offres légales plus diversifiées (avec des catalogues plus riches aussi bien pour la musique que pour le cinéma) et rappelle que " le piratage ne doit pas être le seul moyen de trouver une oeuvre, même rare ". Les prix doivent aussi évolués avec de nouveaux modèles économiques comme le financement par la publicité. Enfin, la clarté des informations sont elles aussi amenées à évoluer (possibilités offertes par les verrous numériques, compatibilités, achat définitif ou simple location...) avec en parallèle une interopérabilité accrue et étendue qui doit permettre l'écoute sur son ordinateur, sur son baladeur, dans sa voiture...". Quelle véritable nouveauté par rapport à la Charte signée par le gouvernement et les professionnels... il y a trois ans ? La riposte graduée, qui devait faire son grand retour avec cette mission, est finalement déjà abandonnée (c'est un bon point, disons-le) par le gouvernement. Alors, au delà des mesurettes d'affichage et d'un nouvel accord interprofessionnel de façade, à quoi va-t-elle, cette mission ? Osons le dire : à rien. à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
40
Commentaires à propos de «Le Gouvernement met en place la mission contre le piratage»
8 murs à un hexagone ? ok si vous prenez en compte le plafond et le sol sinon, c'est peut-être cela, l'exception française...
Solozerk, le 01/01/1970 - 01:00 Enfin, la clarté des informations sont elles aussi amenées à évoluer (possibilités offertes par les verrous numériques, compatibilités, achat définitif ou simple location...) avec en parallèle une interopérabilité accrue et étendue qui doit permettre l'écoute sur son ordinateur, sur son baladeur, dans sa voiture..." Décidément, il faut croire que le message ne passera jamais. A partir du moment où on peut l'écouter, il est impossible d'empécher la copie d'une musique (et à plus forte raison d'une musique sur support numérique). Ceux qui vous diront le contraire mentent où croient à des protections chimériques (comme les DRMs) qui n'empéchent absolument pas la copie. Alors quand on lit qu'il est sérieusement envisagé de proposer une offre de "simple location" de la musique, il y a franchement de quoi rire (ou de pleurer...). Quand aux DRMs, on lit ici qu'ils font partie des possibilités à étudier, et on lit également qu'un des objectifs est l'interopérabilité. Il est impossible d'avoir un système de verrous numérique "efficace" (dans tous les cas, cela reste une protection là encore chimérique) ET intéropérable à la fois. Si vos verrous peuvent fonctionner sur plusieurs supports lorsque vous copiez votre musique, alors vous pouvez copier la musique où vous voulez, point final. effectivement tant que l'analogic hole n'est pas bouché, les DRM ne nuisent pas aux pirates qui peuvent facilement passer outre. Ils peuvent compliquer un peu la vie des acheteurs car ça nécessite une manip en plus. Les seuls vraimment lésés sont ceux qui ne tatent pas grand chose en informatique et qui ont payé plein pot. pour la vidéo c'est plus compliqué sans êtr impossible car il faut capturer le flux vidéo mais là aussi de nombreux logiciels le permettent... bref,comme les protections à la securom pour les jeux, les DRM sont complètement contre productifs. Quant à olivienne, à part s'attirer les foudres de ses potentiels clients... je lirais bien son bouquin histoire de voir le tissus de bêtise qu'il y a dedans mais ça m'embête de lui donner de l'argent, y a pas un pdf qui traîne ? Solozerk, le 01/01/1970 - 01:00 Décidément, il faut croire que le message ne passera jamais. A partir du moment où on peut l'écouter, il est impossible d'empécher la copie d'une musique [...] Alors quand on lit qu'il est sérieusement envisagé de proposer une offre de "simple location" de la musique, il y a franchement de quoi rire (ou de pleurer...).Après, le DRM est contournable (par nature, car c'est numérique), mais ça ne change rien : le fichier en question a bien été loué. Si on arrive à clarifier cela on aura enfin une information claire pour chaque titre, à savoir est-ce : un achat : pas de DRM, une location : DRM avec arrêt programmé de la lecture du fichier ou une location à durée indéterminée : DRM mais "sans limitation", soit la quasi totalité des pseudo-ventes actuelles sur les sites marchands Solozerk, le 01/01/1970 - 01:00 Quand aux DRMs, on lit ici qu'ils font partie des possibilités à étudier, et on lit également qu'un des objectifs est l'interopérabilité.Conclusion :
On reste sur eMule jusqu'en novembre, et on se prépare à passer éventuellement sur un autre (Share ?). Actaruss, le 01/01/1970 - 01:00 Conclusion : On reste sur eMule jusqu'en novembre, et on se prépare à passer éventuellement sur un autre (Share ?). Tu peux aussi te mettre sur AUDACITY en complément de DEEZER tout de suite FORMULE : Durée pour récupérer un titre en MP3 propre via Deezer = Durés du titre + environ 30 secondes Sinon Sarkozy confie cette mission au patron de la FNAC qui était il n'y a pas longtemps encore un des pontes de chez Vivendi UNIVERSAL.................donc qui n'a aucune crédibilité pour remplir cette tache
Autant dire tout de suite que son avis au Président de la FNAC , si il ne sait pas où il peut se le foutre on peu le lui dire Le jour où on aura besoin de l'avis d'un patron de boite privée pour faire les lois qui le concernent on lui fera savoir aussi. Sarkozy aura pas de problème l'été prochain pour trouver quelqu'un qui lui paye ses vacances. Il prouve une fois de plus aussi que dans le système sarkozy ce n'est plus le politique qui fait les lois mais les patrons du CAC 40 (et ça c'est très grâve) tout ça est une mascarade de plus qui va dans le mur de toute façon puisque la sacem en signant l'accord avec Deezer vient de couper la tête définitivement à l'industrie du disque On peu dire aujourd-hui que la musique est gratuite, sans pub et sans drm....merci la sacem Vous pouvez retrouver tout le dossier de la mission ICI : http://www.culture.g...DPOlivennes.pdf
Christine Albanel dit dans son discours : "Et puis nous ne pouvons laisser croire que la culture doit être gratuite, et que la création, en fonction des supports qui la véhiculent, n'a pas de prix, donc pas de valeur." Elle mélange encore la notion de gratuité, de prix et de valeur... Ex. la TV est gratuite grâce à la bouteille de Coca... pourtant la TV a une valeur!! C'est grave pour une ministre!! Pour voir la réaction de Florent Latrive à ce propos, c'est ICI krustul, le 01/01/1970 - 01:00 Vous pouvez retrouver tout le dossier de la mission ICI : http://www.culture.g...DPOlivennes.pdf Christine Albanel dit dans son discours : "Et puis nous ne pouvons laisser croire que la culture doit être gratuite, et que la création, en fonction des supports qui la véhiculent, n'a pas de prix, donc pas de valeur." Elle mélange encore la notion de gratuité, de prix et de valeur... Ex. la TV est gratuite grâce à la bouteille de Coca... pourtant la TV a une valeur!! C'est grave pour une ministre!! Pour voir la réaction de Florent Latrive à ce propos, c'est ICI De toute façon c 'est pas très grave car on se fout complètement de ce que pense Christine Albanel sur le sujet pour peu qu'elle pense et qu'elle ne se contente pas de faire le perroquet de Sarkozy Sarkozy au passage qui sait à peine allumer un téléviseur (j'ai lu ça dans une interview de l'écrivain qui l'a suivi depuis des mois et vient de faire un livre sur lui) et qui compte nous expliquer comment nous servir d'un ordinateur Il doute de rien lui....... J'adore ce passage dans l'interview de florent latrive..
"C'est comme si on disait à Michel-Edouard Leclerc de présider une commission sur les réformes dans la grande distribution et des marges arrière." Plusieurs choses:
1) Confier cette mission à une partie interessée financièrement, c'est la garantie que le résultat va nuire aux consommateurs. 2) La gratuité, c'est le vol.
Ben voyons. Donc Jamendo et autres No Sacem sont des voleurs? De leur propres musiques, c'est évident. On sent les ignorants dans ce genre de citations... 3) Le piratage ne doit pas être le seul moyen de trouver une oeuvre, même rare.
Pour un service public, c'est envisageable, mais pas pour des entreprises qui ne cherchent que la rentabilité à outrance. Des titres rares uniquement disponibles sur P2P, j'en ai trouvé beaucoup. En magasin ou sur itunes je pouvais attendre. shyboy, le 01/01/1970 - 01:00 "la gratuité, c'est le vol"... un vrai sujet de philo! Si on croise les dernières nouvelles (Sony qui laisse tomber les DRM, Deezer.com, l’UE qui veut protéger la confidentialité des internautes ...) Tout ce que vas nous pondre ne tiendra pas face à cela. Le piratage sur lequel cette énième mission va plancher n'est qu'un microphénomène dans les changements globaux qu'entraîne Internet dans la consommation des biens culturels.
Un microphénomène ? Aaaaah bon ... Je croyais que c'était omniprésent moi... Article de Libération. krustul, le 01/01/1970 - 01:00 Elle mélange encore la notion de gratuité, de prix et de valeur... Ex. la TV est gratuite grâce à la bouteille de Coca... pourtant la TV a une valeur!! C'est grave pour une ministre!!Est-ce à dire que si on n'a pas fréquenté d'école privée on restera un éternel ignorant ? Bah on devait s'attendre à quoi ?
Sarko est à l'origine de DADVSI, alors maintenant qu'il est à la tête de notre beau pays, on devrait en ch*er grave. Il nous reste donc à courber l'échine en attendant que certains se réveillent de leur orgasme électoral... TotoRhino, le 01/01/1970 - 01:00 Bah on devait s'attendre à quoi ? Sarko est à l'origine de DADVSI, alors maintenant qu'il est à la tête de notre beau pays, on devrait en ch*er grave. Il nous reste donc à courber l'échine en attendant que certains se réveillent de leur orgasme électoral... faux. faut pas tout mélanger non plus Oui, "à l'origine" n'est peut être pas le terme adéquat, mais il l'a validé et défendu ; voir, s'il en a pas été le demandeur ?
Je ne sais plus exactement, mais tout ceci a déjà été relaté ici même, faudrait que je cherche, mais ce soir, j'ai une âme de fainéant, désolé...
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
3 offres à partir de 76 €
2 offres à partir de 71 €
2 offres à partir de 24 €
Télécharger
restauration msn messenger,
torrent,
redtube video downloader,
adobe flash player,
ground control,
bittorrent emule islande,
cryptage emule islande,
windows 8,
Accès rapide :
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
Outils Réseau |
Codecs et plugins |
Nettoyeurs |
Optimisation |
Navigateur Web |
|
Décidément, il faut croire que le message ne passera jamais. A partir du moment où on peut l'écouter, il est impossible d'empécher la copie d'une musique (et à plus forte raison d'une musique sur support numérique). Ceux qui vous diront le contraire mentent où croient à des protections chimériques (comme les DRMs) qui n'empéchent absolument pas la copie. Alors quand on lit qu'il est sérieusement envisagé de proposer une offre de "simple location" de la musique, il y a franchement de quoi rire (ou de pleurer...).
Quand aux DRMs, on lit ici qu'ils font partie des possibilités à étudier, et on lit également qu'un des objectifs est l'interopérabilité. Il est impossible d'avoir un système de verrous numérique "efficace" (dans tous les cas, cela reste une protection là encore chimérique) ET intéropérable à la fois. Si vos verrous peuvent fonctionner sur plusieurs supports lorsque vous copiez votre musique, alors vous pouvez copier la musique où vous voulez, point final.