En quelques années, Facebook est devenu une telle machine à dévoiler (volontairement ou non) sa vie privée et celle des tiers qu’elle inquiète de plus en plus les autorités et les associations de défense des libertés sur Internet. Et ça ne sont pas les récents changements apportés à la gestion de ses données personnelles sur le réseau social qui rassurent, bien au contraire. Même le jeune PDG du site Mark Zuckerberg a vu plusieurs centaines de ses photos personnelles dévoilées au grand jour lorsque le site a modifié d’une manière trompeuse les options de confidentialité du service.

En façade, Facebook dit tout faire pour protéger la vie privée de ses utilisateurs. Toutefois, en coulisse, le site fait tout pour convaincre les utilisateurs d’abandonner leur intimité au profit d’une « extimité » beaucoup plus rentable pour le site. Pour Facebook comme pour Google et un grand nombre de services web, la vie privée est ressentie comme un obstacle au business, comme une barrière psychologique qu’il faut franchir pour atteindre la fontaine aux dollars.

Haro, donc, sur les protectionnistes de la vie privée. Selon le Telegraph, Facebook aurait embauché des équipes de lobbyistes à Washington et à Bruxelles pour infléchir les deux grands parlements occidentaux dans leurs éventuels désirs de mieux protéger l’intimité sur Internet. Les dirigeants souhaitent contrecarrer les hypothétiques propositions de lois ou de directives qui pourraient imposer sur Internet des mesures concrètes de protection de la vie privée en Europe ou aux Etats-Unis.

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