La logique est respectée. Comme ce fut le cas pour la musique et pour la vidéo, les DRM sur les livres sont voués à l’échec. Amazon, qui a été jusqu’à effacer à distance des livres électroniques légalement acquis pour son Kindle, a vu son système de DRM cassé par un hacker israélien.

Le défi avait été lancé sur le forum de la communauté Hacking.org, et c’est un hacker nommé Labba qui l’a réussi. Il a publié un script pour Python qui permet de génerer un fichier PDF sans protection à partir des fichiers DRMisés du Kindle.

Une bonne nouvelle.

Imposer des DRM sur des livres, c’est en effet une violence faite à la culture, voire, comme prévenait déjà Victor Hugo en son temps, au « genre humain ». « Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient€le mot n’est pas trop vaste€au genre humain« , déclarait-il lors d’un célèbre discours que l’on aime à rappeler régulièrement. « Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous« .

Le livre est écrit pour être lu. Toute mesure qui vise à restreindre la lecture devrait être prohibée, au nom du bien commun. L’écrivain qui pour continuer à écrire exige de garder le contrôle sur ses écrits ne mérite pas selon nous la protection que le public accepte de lui accorder par le droit d’auteur. S’il faut adapter le droit d’auteur à l’ère du livre numérique, adaptons-le mais dans un sens qui ne bride pas la possibilité de chacun à accéder à la culture. Sinon le livre électronique ne sera pas un progrès, mais une régression.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés