Piratage : Frédéric Lefebvre invoque le droit à la revue de presse... à tort
Julien L. -
publié le Vendredi 18 Décembre 2009 à 12h44 -
posté dans Société 2.0
![]() Accusé d'avoir enfreint les droits d'auteur en copiant sans autorisation un article publié sur Slate, Frédéric Lefebvre s'est défendu hier sur Twitter en invoquant une exception à ce droit, la revue de presse. Seulement voilà, à en croire un avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle, le porte-parole de l'UMP n'en respecterait tout simplement pas les dispositions.
Or, Frédéric Lefebvre estime être dans son bon droit. Dans un message publié hier sur Twitter, il clame au "procès d'intention", estimant que son copier/coller entre effectivement dans le cadre de la "revue de presse autorisée par l'article L122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle" en tant qu'exception au droit d'auteur. L'indéfectible soutien au projet de loi Hadopi viole-t-il donc le droit d'auteur ou bien le porte-parole a effectivement commis une bourde ? En effet, Frédéric Lefebvre a manifestement pris l'habitude de récupérer de nombreux contenus le concernant dans leur intégralité sur son site web. Selon lui, ces publications sont absolument normales puisqu'elles s'inscrivent dans le cadre d'une revue de presse. L'article 115-5 expose ainsi que "lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire [...] les revues de presse, sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source". Ce qui avait été fait, puisque Frédéric Lefebvre avait cité le nom de la source et l'URL du lien (bien que l'hyperlien n'était pas cliquable). Reste donc à savoir ce qu'est une revue de presse. Car si Frédéric Lefebvre accumule les articles où il est cité, rien n'indique qu'il respecte effectivement l'article 115-5 du Code de la Propriété Intellectuelle. Contacté par le Nouvel Observateur, Gerard Haas, avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle, estime que "l'article L122-5 prévoit effectivement qu'un auteur ne peut interdire une revue de presse, mais cette dérogation s'interprète de manière stricte et il faut donc répondre à la question 'qu'est-ce qu'une revue de presse ?" "C'est la Jurisprudence qui a déterminé cette définition et celle-ci comporte trois critères : il doit y avoir une comparaison entre plusieurs articles, reproduits intégralement ou partiellement, écrite par un journaliste, ayant trait à un thème ou un évènement particulier et elle doit donner lieu à un commentaire ou comporter un élément original permettant éventuellement une réciprocité" a poursuivi l'avocat. Ainsi, la revue de presse est tout à fait possible si et seulement si celle-ci comporte " un élément original ", comme un commentaire ou une analyse d'un journaliste. C'est un point essentiel car cet élément original permet de citer la revue de presse dans une autre. Or ici, le principal intéressé ne s'embarrasse pas de ce détail puisqu'il ne fait que copier/coller à la chaine les articles le concernant de près ou de loin. De plus, Frédéric Lefebvre n'est absolument pas journaliste. De ce fait, l'invocation de l'article L122-5 est caduque puisque Frédéric Lefebvre n'en respecte apparemment pas les dispositions. Et l'avocat de terminer en s'appuyant sur un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 25 mars 1982 : "'un journal composé uniquement de reprise d'articles d'autres journaux devait être considérée comme une anthologie, ne bénéficiant pas de l'exception de l'article L122-5, et donc soumise à l'autorisation des auteurs". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Piratage : Frédéric Lefebvre invoque le droit à la revue de presse... à tort»
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sea_gate
le 18/12/2009 à 12:56
Comme d'habitude, FLE pris dans la tourmante de l'indéfendable fait preuve d'une mayvaise foi et d'une désinvolture face à la loi républicaine. Tout comme le font, d'ailleurs, Morani, Dati et les autres "collaborateurs zélé(e)s" de notre prince président
Je crois que dans ce genre de cas, la meilleure chose à faire est un simple mea culpa. Indiquant que l'on reconnaît son erreur et demander la clémence des personnes lésées.
Essayer de se justifier par de multiples astuces sémantiques et/ou juridiques, ne peut qu'aggraver la situation et inciter au mépris. Noginov, le 18/12/2009 - 13:13 Je crois que dans ce genre de cas, la meilleure chose à faire est un simple mea culpa. Indiquant que l'on reconnaît son erreur et demander la clémence des personnes lésées.Voilà qui est intéressant. Dans le cas où Numerama publiait ses articles sous copyright (en lien et place du CreativeCommons by-nc-nd actuel), il faudrait que j'ajoute du contenu à ce que je copie-colle (par exemple, une introduction du genre "Voici un article, particulièrement mauvais, sur la propriété intellectuelle...").
J'imagine que changer la mise en forme du texte ne constitue pas un "élément original", même si je passais ça sous Wingdings ^^ Arkados, le 18/12/2009 - 13:17 Voilà qui est intéressant. Dans le cas où Numerama publiait ses articles sous copyright (en lien et place du CreativeCommons by-nc-nd actuel), il faudrait que j'ajoute du contenu à ce que je copie-colle (par exemple, une introduction du genre "Voici un article, particulièrement mauvais, sur la propriété intellectuelle...").Manifestement, il faut également être concerné par l'article, pour justifier le droit à la revue de presse :-). Du moins est-ce ainsi que j'ai compris l'article et les propos de l'avocat ! Si seulement Slate se faisait le porte parole des internautes, et si seulement pour changer on avait des acharnés du côté opposé de notre gouvernement ! Il faudrait s'acharner sur Frederic Lefevre comme il s'acharne sur les internautes, tout ça à coup de procès retentissants, d'ammendes record vu ce qu'il représente, de condamnations pour l'exemple et lui faire cracher tout ce pognon qu'il détourne avec ce qu'il appelle du "travail".
Au lieu de ça, on va probablement avoir droit à une session "actor studio" où ce cher monsieur va nous jouer "le caniche à sa mémère voit un chien 10 fois plus gros que lui, et décide d'aboyer bruyamment"... Comme pour tous les inquisiteurs depuis des siècles, on a le droit à faites ce que je dis, pas ce que je fais... Pitoyable personnage. @Mindo :
Bon, je ne suis pas avocat (et je bite que dalle aux lois en général) mais non, il n'est pas dit que ça doit nous concerner. D'après ce que je comprend, une revue de presse réunis divers article, autour d'un même thème. Et on compare, analyse. C'est tout. Bon, j'peux m'planter hein. Mais c'est étonnant qu'un avocat se plante là-dessus. Encore que comme avocat, M. Lefebvre soit tout frais émoulu. (Oui, justement, il a révisé y a pas longtemps du coup, mais bon...) 'qu'est-ce qu'une revue de presse ?'".
Source "C'est la Jurisprudence qui a déterminé cette définition", poursuit Me Haas, "et celle-ci comporte trois critères : il doit y avoir une comparaison entre plusieurs articles, reproduits intégralement ou partiellement, écrite par un journaliste,ayant trait à un thème ou un évènement particulier et elle doit donner lieu à un commentaire ou comporter un élément original permettant éventuellement une réciprocité". Lefebvre a un statut de journaliste ? Non ? Alors pas de revue de presse pour son site pourri. Il continu a faire et dire n’importe quoi le pitbull. Noginov, le 18/12/2009 - 13:13 Je crois que dans ce genre de cas, la meilleure chose à faire est un simple mea culpa. Indiquant que l'on reconnaît son erreur et demander la clémence des personnes lésées.Te te lui foutrais une baguette de magicien dans le pif moi... @ Kekounet
Pareil. Sauf que moi je rajouterai du verre pilé au bout et que ca serait pas dans le pif. @ Kekounet
Et tu fourres d'en lui ?Pareil. Sauf que moi je rajouterai du verre pilé au bout et que ca serait pas dans le pif. Je peux vous dire que la plupart des grands journaux envoi régulièrement une mise en demeure, se prévalant des droits d'auteurs, aux sites d'anarcho-gaucho qui reprennent tel quel leur article, y compris quand l'article concerne directement le groupe ou assoce qui tient le blog.
Selon que vous soyez à l'ump ou non, les médias ne vous réservent pas le même traitement en gros, lui a tout les droits et les autres sont des voleurs, des pirates et autres mauvais personnages qu'ils faut mettre en prison.
ce "monsieur" est un gens-foutre a enfermé dans un asile et jeté la clés dans un puis sans fond. Pourquoi faut-il nécessairement être journaliste pour faire une revue de presse, et surtout dans quel sens la loi reconnait elle le statut de journaliste ?
Vu que n'importe quel bloggeur est responsable du contenu qu'il publie tout comme un journaliste, et peut être attaqué an justice tout comme un journaliste, ce sont les mêmes lois qui sont utilisées pour le juger. Pourquoi les bloggeurs n'auraient-ils pas le statut de journaliste mais juste les devoirs et pas les droits ??? PS: Je suis confus, c'est la première fois que je défend Frédéric Lefebvre... C'est grave docteur ? Frédéric Lefebvre ne respecte que Frédéric Lefebvre. Ce n'est pas n'importe qui vous comprenez c'est Frédéric Lefebvre, il peut faire des copier-coller et s'assoir sur la propriété intellectuelle, c'est Frédéric Lefebvre! non de Dieu! La main droite de Talonnette Rolex 1er! son plus fervent et docile compagnon.
Alors vos article de loi et la loi elle même... il s'en moque. La loi c'est pour le Peuple, lui il fait partie des élus... de Talonnette Rolex 1er.
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