Warner Music empêche un artiste de mettre sa musique sur MySpace
Julien L. -
publié le Samedi 10 Octobre 2009 à 19h41 -
posté dans Peer-to-Peer
Un artiste, anciennement sous contrat avec Warner Music, a souhaité mettre en ligne sur son MySpace un de ces plus fameux titres qui avait connu un petit succès au début des années 90. Or, en découvrant la diffusion du morceau sans contrepartie financière, la major a contacté MySpace pour lui demander de retirer le titre en question. Une mesure prise sans vérifier effectivement que le contrat était expiré depuis un moment.
Or, si un artiste sous contrat est pieds et poings liés, ce n'est pas le cas d'Edwyn Collins. En effet, tous les contrats passés avec l'industrie musicale ont expiré depuis un petit moment. Alors, quand sa manager - et accessoirement sa femme - a appris qu'il essayé de transgresser les règles du copyright en vigueur sur MySpace, elle n'en revenait pas. "C'est assez effrayant" a-t-elle écrit sur son blog. "J'ai contacté MySpace pour savoir quel était donc ce copyright qu'Edwyn violait" en essayant de mettre sa propre musique sur son espace personnel. Lorsque Warner Music a constaté que le titre était anormalement accessible gratuitement et librement, le label s'est empressé de contacter MySpace pour lui sommer de retirer le morceau dès que possible. Or, à aucun moment ni Warner Music ni MySpace n'ont vérifié si les droits que possédaient effectivement la major à l'époque étaient encore valables aujourd'hui, regrette Grace Maxwell. "MySpace n'est visiblement pas équipé pour faire face à une demande émanant d'une autre entité qu'un major" écrit ainsi la manager. MySpace penserait-il que seules les majors ont des droits ? Quoiqu'il en soit, Grace Maxwell a contacté l'un des avocats du label musical, celui-ci lui promettant bien entendu de résoudre rapidement le problème. Sans grande surprise, les mois passèrent et MySpace continua de bloquer la mise en ligne d'"A Girl Like You". Pire encore, malgré l'expiration des différentes licences d'exploitation, plusieurs labels sont toujours en train de vendre - illégalement - les morceaux d'Edwyn Collins. En clair, différentes sociétés réalisent des profits en piratant sa musique des années après la fin des contrats liant le chanteur. Évidemment, le couple pourrait se lancer dans une longue bataille juridique, mais la manager semble résignée à cet état de fait et elle n'a vraiment pas envie de gâcher sa vie avec ça. "C'est ce qu'ils ont toujours fait" déplore-t-elle. Les efforts de Warner Music pour empêcher le piratage de musique sont ridicules. Aller jusqu'à empêcher un artiste indépendant de partager sa propre musique sur MySpace est complètement fou. Pour la manager, il est clair que le problème ne vient pas des internautes, mais bien des labels qui sont de véritables "trafiquants". L'industrie du disque changera-t-elle un jour de modèle économique ? Grace Maxwell le souhaite, même si cela ressemble surtout à un vœu pieux. En attendant, Edwyn a trouvé une solution de rechange pour diffuser sa musique. Elle s'appelle The Pirate Bay, IsoHunt ou encore Mininova. Sur le même sujet
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Commentaires à propos de Warner Music empêche un artiste de mettre sa musique sur MySpace
![]() mikoma
Le 10 Octobre 2009 à 19h53
perso, je n'acheterais plus le moindre produit portant le label "warner"... ils se foutent de la gueule du monde la.
![]() ![]() It08
Le 10 Octobre 2009 à 19h59
Après on va nous dire que les artistes sont lésés par le téléchargement illégal, mais les artistes ne sont même plus propriétaire de leur création ...
It ![]() ![]() Djaron
Le 10 Octobre 2009 à 20h04
grosso modo ils VENDENT une musique dont ils n'ont plus les droits, et s'opposent/Refusent à la personne qui detient rellement ces droits l'exercice serein de ces derniers
les gens normaux SEMBLENT decouvrir ce qu'on s etue a dire depuis des années: que les voleurs, le danger, pou les artistes, ce sont ces gens là, qui s'arrogent des droits qu'ils n'ont pas, à grand renfort d'avocats, de menace, d'intimidation, d'intox ![]() ![]() golem
Le 10 Octobre 2009 à 20h05
pourquoi donc n'attaque-t'il pas myspace ?
de quel droit myspace optenpere-t'il sans aucun jugement ? a croire que si tu n'est pas dans une "major" tu n'existe pas. ![]() ![]() Meiji
Le 10 Octobre 2009 à 20h30
MySpace est à boycotter, car ce site se rangera TOUJOURS du côté des majors.
N'oubliez pas que ce site appartient au lugubre Rupert Murdoch, président de la Fox, qui â€rappelons-le†déteste Internet et adore la guerre. ![]() ![]() dieangel
Le 10 Octobre 2009 à 21h08
pourquoi donc n'attaque-t'il pas myspace ? de quel droit myspace optenpere-t'il sans aucun jugement ? a croire que si tu n'est pas dans une "major" tu n'existe pas. Le DMCA? De mémoire pour accélérer la résolution de problèmes de ce genre, le DIgital Millenium Copyright Act, requière des fournisseurs de plateformes de retirer immédiatement un contenu dont le retrait est demandé via un DMCA takedown, si cela a été fait de manière injustifié la personne concernée peut envoyer une requète simmilaire pour annuler, si elle le fait, celui qui a envoyé le takedown peut choisir de continuer via tribunal. ![]() Hey00
Le 10 Octobre 2009 à 21h38
mikoma, le 10/10/2009 - 19:53 perso, je n'acheterais plus le moindre produit portant le label "warner"... ils se foutent de la gueule du monde la.Perso, cela fait longtemps que je n'achete plus de produits estampillés warner, universal, emi et autres. ![]() pleindeuss
Le 10 Octobre 2009 à 21h48
J'espère que la fin de l'article est ironique... ben non... de plus en plus d'artistes balancent leurs oeuvres en p2p pour gagner de la notoriété. rien d'extraordinaire à cela, l'artiste fait son beurre par ses performances en live. avant la distribution lui coûtait un fric fou et l'obligeait à se prostituer chez les majors, maintenant il peut se distribuer gratos et de chez lui... ![]() ![]() munrau
Le 10 Octobre 2009 à 22h52
Sauf que pour sortir du lot, bonjour ... si 300 000 mp3 indy par an sortent sur du p2p, comment faire son choix rien pour trouver le temps de tout écouter ?
![]() Fren
Le 10 Octobre 2009 à 23h23
J'espère que la fin de l'article est ironique... ben non... de plus en plus d'artistes balancent leurs oeuvres en p2p pour gagner de la notoriété. rien d'extraordinaire à cela, l'artiste fait son beurre par ses performances en live. avant la distribution lui coûtait un fric fou et l'obligeait à se prostituer chez les majors, maintenant il peut se distribuer gratos et de chez lui... S'il met ses titres sur Myspace, en principe, ce n'est pas pour vous filer des MP3 gratuitement, non? ![]() Dunaedine
Le 11 Octobre 2009 à 00h14
Sauf que pour sortir du lot, bonjour ... si 300 000 mp3 indy par an sortent sur du p2p, comment faire son choix rien pour trouver le temps de tout écouter ? C'est là que le buzz intervient. De toute façons, je ne vois pas la différence avec la situation actuelle. ![]() ![]() MadlyMad
Le 11 Octobre 2009 à 00h42
Allez, un petit effort Mindo, un jour tu arriveras à lâcher un "eMule" aux côtés de tes "The Pirate Bay, IsoHunt ou encore Mininova"
![]() Arkames
Le 11 Octobre 2009 à 01h46
Je fais parti d'un groupe et je suis co-numeron 1. On se fait pas chier avec les labels et encore moins les majors qui nous pigeonnent totalement. Nous faisons circuler notre musiqu gratuitement sur tous les reseaux P2P et c'est beaucoup plus efficace. En revanche, certains petits labels savent reter humble et faire valoir les droits des artistes;
C'est les majors qui devraient payer des droits pour utiliser la musique des artistes et non l'einverse. Mais surtout, lire entre les lignes avant de signer avec un label et surveiller tout ca apres. ![]() Seri
Le 11 Octobre 2009 à 04h53
dieangel, le 10/10/2009 - 21:08 pourquoi donc n'attaque-t'il pas myspace ? de quel droit myspace optenpere-t'il sans aucun jugement ? a croire que si tu n'est pas dans une "major" tu n'existe pas. Le DMCA? De mémoire pour accélérer la résolution de problèmes de ce genre, le DIgital Millenium Copyright Act, requière des fournisseurs de plateformes de retirer immédiatement un contenu dont le retrait est demandé via un DMCA takedown, si cela a été fait de manière injustifié la personne concernée peut envoyer une requète simmilaire pour annuler, si elle le fait, celui qui a envoyé le takedown peut choisir de continuer via tribunal. Au passage, on a la même chose en France et probablement dans un paquet d'autres pays. C'est l'une des contreparties à l'irresponsabilité des hébergeurs par rapport aux éditeurs. ![]() ![]() olimi82
Le 11 Octobre 2009 à 09h01
C'est encore une fois tout simplement HONTEUX !! Mais ce n'est vraiment pas étonant, tout l'monde voit ces choses là et personne ne dit jamais rien... ça me rappel la ptite affaire de l'artiste "Sebasto - fais la poule" http://www.dailymoti...is-la-poule_fun ce mec à vendu + de 100 000 disques et a touché 477euros. Merci et Au Revoir!! c'etait diffusé sur Numerama ici-même : http://www.numerama....uve-au-rmi.html ...(distribué par Super Sony (qui nous aime tant) et apres il nous appel nazis et j'en passe!?!?
![]() ![]() dura
Le 11 Octobre 2009 à 09h17
heu, d'après l'article de blog sur myspace, il était impossible pour la manager de __mettre en ligne__ l'album, avant même qu'il soit disponible à l'écoute
![]() ![]() olimi82
Le 11 Octobre 2009 à 09h18
c'est désolément encore une fois pathétique, ils nous font ch... avec leur pseudo pouvoir là. Sans nous les majors ne seraient rien mais ils veulent que ce soit eux les rois du monde. Wouhaou ! voilà où mène le "pouvoir"! De tte façon il va falloir que ça pète car créer une entreprise et en arriver à faire voter des loi qui handicap et paralyse le peuple, il y a qqcch qui ne va pas du tout là... et l'état qui réagit pas, Q et chemise, tout va bien... on pourrait se croire dans un conte sérieux. c'est déplorablement minable.
![]() lth
Le 11 Octobre 2009 à 10h12
J'ai sorti avec deux potes un album sur un label indépendant en 1997.
En 13 ans, je n'ai eu aucun relevé de royalties, aucun paiement des droits SDRM (droits mécaniques reversés aux artistes pour la fabrication des disques) malgré mon inscription à la SACEM nécessaire pour percevoir les droits mécaniques. Le label nous a aussi fait signé un contrat d'édition avec Warner Chapell. Sur tous les droits d'auteur que nous avons perçus via la SACEM entre autres pour les concerts - droits de diffusion suite à la déclaration des titres joués dans un concert - l'éditeur Warner Chapell percevait 50%, alors qu'il n'a jamais investi le moindre centime dans notre travail. Nous avons payé nous-meme tout le matériel de studio pour l'enregistrement et le mixage. A l'époque, le boss du label indépendant roulait dans une belle mercedes. Il a réussi, tant mieux pour lui. Mais où est l'intérêt des artistes? Ma conclusion: le systeme profite éventuellement à quelques gros artistes, qui vendent par millions, et savent bien s'entourer. Pour les autres, il faut faire des concerts si on veut (sur)vivre avec la musique. Ou alors il faut un pote dans les medias ou la pub ou le cinema, car la musique diffusée à la radio et à la TV permet - parfois grassement - à ses auteurs d'être rémunérés au titre des droits d'auteurs. Le label a ajourd'hui disparu, mais l'album est toujours en vente sur Internet. ![]()
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