En janvier dernier, Last.fm a ouvert aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne un service d’écoute de musique gratuit et soit-disant illimité, qui ne permet cependant d’écouter que trois fois le même morceau. Pendant la phase de lancement, un message se contente de prévenir l’utilisateur qu’une offre (payante, bien sûr) lui sera bientôt proposée pour débloquer l’écoute réellement illimitée des catalogues. Mais Warner Music Group a décidé de retirer au réseau social musical le droit de diffuser sa musique sur le service. Le motif : il ne rapporte pas assez, ou pas assez vite.

Last.fm verse déjà une somme fixe à Warner à chaque fois qu’une chanson de son catalogue est écoutée, et le service partage avec la major une partie des revenus de la publicité affichée sur le player pendant la lecture des chansons. Toutefois Warner Music Group se plaint que les paiements soient plus faibles que prévus, et demande que les revenus publicitaires partagés ne se basent plus uniquement sur la pub affichée sur le player, mais aussi sur les pages de contenus liées à sa musique (commes les pages de playlists, de biographies ou de discussion). Surtout, la major demande que le service payant prévu au moment de la négociation soit effectivement lancé.

En attendant, Warner a demandé à Last.fm de retirer son catalogue du service d’écoute de musique illimitée.

Du côté de CBS, qui a racheté Last.fm l’an dernier, on se contente de confirmer la rupture du contrat et de préciser qu’un nouvel accord est actuellement en cours de discussion. Avec un avertissement en demi-teintes à l’encontre de la major et de son insolence : « il y a plus que ce qu’il faut comme musique sur Last.fm pour remplir une vie entière d’écoute« . Sous entendu, si les utilisateurs de Last.fm ne peuvent plus écouter de musique de chez Warner, ils écouteront celles des autres.

Les trois autres majors (Universal, EMI et Sony BMG) ont reconduit leur contrat avec CBS jusqu’à l’année prochaine.

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