Home, le film écolo "sans copyright" ne peut pas être copié

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 05 Juin 2009 à 12h02 - posté dans Société 2.0

Depuis minuit, les internautes peuvent regarder gratuitement sur YouTube le film Home, qui sera diffusé ce soir sur France 2, comme sur de très nombreuses chaînes de télévision à travers le monde. Le film est également sorti dans les salles, ainsi que dans les magasins en Blu-Ray et DVD. Mais contrairement à ce qu'avait annoncé Yann Arthus-Bertrand, son film ne peut pas être copié et redistribué librement par les internautes. Sa diffusion sur YouTube est même protégée contre la copie.

C'est aujourd'hui que sort sur les écrans, partout dans le monde, le premier film de Yann Arthus-Bertrand. Sorti symboliquement ce 5 juin, Journée Mondiale de l'Environnement, Home brise les codes habituels de la filière cinématographique. Projeté en plein air, disponible le même jour en DVD, en Blu-Ray et à la télévision, dans toutes les régions du globe, le film est aussi proposé gratuitement sur YouTube depuis minuit.

Lors de la présentation du film à la presse, Yann Arthus-Bertrand avait dit publiquement qu'il "n'y a pas de droit, n'y a pas de copyright, montrez-le au maximum de gens". Sans doute faisait-il alors sursauter intérieurement son producteur Luc Besson, le président d'Europacorp et grand pourfendeur de la liberté de diffuser les oeuvres sur Internet.

Nous nous étions étonnés, mais félicités, de cette précision. Le film serait donc bien purement philanthropique, comme sa présentation et son financement le laissait penser.

Mais renseignement pris, il y a bien un copyright sur le film. Aucune licence ne permet aux internautes de le redistribuer librement autour d'eux. Il est possible de le diffuser publiquement, à partir des sources fournies et contrôlées par la production, mais pas de le copier pour le distribuer par d'autres moyens.

Home est "disponible en exclusivité sur YouTube en 6 langues et pendant 10 jours à partir de ce soir minuit", nous rappelle ainsi une porte-parole du site de partage de vidéos. "Sa diffusion numérique est limitée dans le temps (10 jours) et à une plateforme, YouTube, où il sera disponible en exclusivité. Sur la plateforme, et pour éviter qu'il perde son aspect événementiel, il est protégé par la solution Content ID qui empêche sa copie et sa remise en ligne dans son intégralité ou en partie sur YouTube. Le film n'a donc pas vocation à se trouver sur des réseaux peer-to-peer", nous précise-t-elle.

S'il n'est pas possible de le copier, il est en revanche permis de le diffuser gratuitement en public. "Effectivement, précise YouTube, le film reste la propriété de ses créateurs et producteurs, mais sa diffusion en public est libre, à l'inverse d'une oeuvre traditionnelle (le traditionnel message en début de DVD disant que la copie est réservée à un usage privé). Concrètement, le film que ce soit lors de sa diffusion sur France 2, dans les 10 jours de sa disponibilité sur YouTube ou sur le support DVD vendu à la FNAC peut être projeté en public".

Publié par Guillaume Champeau, le 5 Juin 2009 à 12h02
 
 
165
Commentaires à propos de «Home, le film écolo "sans copyright" ne peut pas être copié»
 

4
5
6
7
8
9
non il parle des bobos écolos sur le tard et facilement influençables.

ps: te braque pas, c'est volontairement provocateur (comme dirait l'autre....)
Personnellement, j'ai voté Les Verts, et c'est absolument sans rapport avec le film, que je n'ai pas vu d'ailleurs, et que je ne regarderai pas (Besson inside).

It
Dites donc, tous ceux qui disent qu'ils ont réussi à le télécharger depuis Youtube : personne n'a dit que c'était techniquement impossible. Le problème c'est que vous n'avez pas le droit de le faire, parce qu'il y a un copyright. Ce n'est pas parce que vous pouvez techniquement le faire que c'est autorisé.

Et le problème qui est soulevé par l'article, c'est bien le fait qu'il est interdit de copier ce film, alors que son auteur a par ailleurs proclamé publiquement que ce serait autorisé. C'est soit (au pire) un mensonge, soit (au mieux) une méconnaissance du sujet, mais dans les deux cas ce n'est pas normal.
Enfin, je n'en veux pas à YAB, je pense qu'il était de bonne foi quand il disait: «
il n'y a pas de droit, n'y a pas de copyright, montrez-le au maximum de gens
», mais en France on ne peut pas renoncer à son droit d'auteur (à son copyright en Anglais) et placer une ��uvre directement dans le domaine publique il me semble. C'est la raison d'exister d'une licence comme la Do What The Fuck You Want To Public Licence (http://sam.zoy.org/wtfpl/) par exemple.
Je pense que c'est du à la reconnaissance du droit moral du droit d'auteur comme droit inaliénable et donc qui ne peut être abandonné.Donc la seule solution pour que le film soit, dans les faits et les actions «
sans droit, sans copyright
» et qu'il soit montré à «
un maximum de gens
» aurait été une licence libre: Creative Commons, GNU Free Document Licence ou licence Art Libre.Mais c'est intéressant, ça montre comme même des personnes de bonne foi ne comprennent que mal le droit d'auteur et ses complixité et que celui-ci, créé pour les protéger, peut parfois aller à l'encontre de leur volonté.
Tu es complètement à coté de la plaque. De 1, le copyright anglosaxon et le droit d'auteur français sont très différents.
De 2, une licence libre ne te permet pas de passer outre ton droit moral. Une licence libre, ce n'est que l'expression de ton droit d'auteur
De 3, tu peux très bien mettre ton oeuvre directement dans le domaine public. Rien ne te l'interdit. C'est aussi une expression de ton droit d'auteur.

Euh je crois que tu m'as lu un peu vite pour me dire que j'étais « à côté de la plaque » étant donné que tu as reformulé un partie de ce que je disais.
Certes, le droit d'auteur n'est pas le copyright, il y a des différences importantes. Comme dans le droit français et le droit anglo-saxon en général d'ailleurs.
Ce que je disais quand je disais qu'on ne pouvait pas placer quelque chose dans le domaine public c'est qu'on ne peut pas le faire au sens anglo-saxon: c'est à dire abandonner tout droit sur une oeuvre, vu que le droit moral est inaliénable. Donc même mise dans de domaine public, une oeuvre garde son droit à la paternité, le droit au respect de la qualité de l’oeuvre et le droit de retrait et de repentir (l’auteur a le droit de retirer son oeuvre de la sphère publique). On y pense pas forcément quand on parle de « domaine public » où on pense à « on peut faire ce qu'on veut ».
J'ai jamais dit qu'une licence libre permettait de passer outre le droit moral. Juste que si on veut donner accès facilement à sa création dans un cadre clair et défini, c'est le plus simple. Probablement plus que la mise dans le domaine public qui est, je trouve, pas super clair en droit français JUSTEMENT parce que le droit français reconnaît le droit moral, ce que ne fait pas le droit anglo-saxon (pas sûr de ça, à vérifier).

Mais bon, je suis pas un expert du sujet, je me base que sur ce que j'ai pu lire.
QUAND même*
s'il te plait

aïe, c'est ça de pas relire… la honte :)

4
5
6
7
8
9
Fnac Kobo by Fnac - Touch Blanc/Bleu
1 offres à partir de 138 €
 
Orange Tabbee S
1 offres à partir de 173 €
 
Garmin Edge 800
29 offres à partir de 334 €
GPS
Télécharger
Index.dat Suite
Nettoyeurs - Supprimer les fichiers index.dat
 
WinFuture xp-Iso-Builder
OS - Personnaliser le CD d'installation Windows
 
STS-05 : Royal Temple Ball
Demoscene - Demo Competition 2007 d'Intel
 
Client Mail checker
Courrier email - Le tout-en-1 du client mail !
 
UltraCover
Catalogues et pochettes - La recherche et l'impression de pochettes
 
Juin 2009
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC