Pour une surprise, ça n’est pas une surprise. En échange de la suppression des DRM sur iTunes, les majors de l’industrie du disque avaient obtenu d’Apple qu’il mette fin aux prix fixes à 0,99 euros et accepte de vendre les morceaux les plus récents ou les plus populaires à 1,29 euros le fichier. Ce qui fut fait le mois dernier. Les maisons de disques pensaient ainsi, dans un excès de génie, mieux concurrencer le téléchargement gratuit sur les réseaux P2P. Mais il s’avère que le calcul était mauvais.

Selon Digital Music News, qui cite « de nombreuses sources » anonymes au sein de l’industrie musicale, les ventes auraient baissé sur iTunes avec le changement de politique tarifaire. Le chiffre d’affaires global réalisé sur la première plateforme de musique numérique diminue, et pas seulement parce que des morceaux sont également vendus à un prix inférieur de 69 centimes. En effet, c’est le nombre de fichiers vendus qui diminue, et pas seulement le panier moyen.

« C’est ce que nous constatons après les quelques premières semaines« , témoigne un cadre d’une maison de disques. Il estime qu’avec le temps, le marché fera son œuvre et trouvera un équilibre fructueux, lorsque les majors auront compris quels morceaux peuvent être vendus à 1,29 €, et lesquels doivent être vendus moins chers.

Ca n’est pourtant pas faute d’avoir prévenu les majors. « Si le prix augmente, [les clients] retourneront au piratage et tout le monde aura perdu« , avait lui-même expliqué le patron d’Apple, Steve Jobs.

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