Orange, Bouygues Telecom et Free-Groupe Iliad se donnent 48 heures de sursis pour boucler le rachat historique de SFR. Le compte à rebours est lancé, avant le potentiel basculement définitif des télécoms français.

Ils ne sont pas encore tombés d’accord, mais ça ne devrait plus tarder. Dans la soirée du vendredi 5 juin 2026, les opérateurs nationaux français ont publié un communiqué commun. « Au regard de l’avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords », écrivent d’une voix commune Orange, Free-Groupe Iliad, Bouygues Telecom, ainsi qu’Altice France. Au centre des discussions, toujours le même enjeu : le rachat de SFR par les 3 autres parties.

Le 17 avril 2026, les groupes Bouygues Telecom, Free-Iliad et Orange sont entrés en négociations exclusives avec Altice France pour acquérir SFR. Les parties s’étaient donné jusqu’au 15 mai pour parvenir à un accord. Cette nouvelle offre reflétait « une valeur d’entreprise totale de 20,35 milliards d’euros pour les actifs d’Altice France concernés », rappelle le communiqué. Une fois cette deadline atteinte, la période de tractation avait été repoussée jusqu’au 5 juin.

Le communiqué du 5 juin 2026. // Source : Capture d'écran
Le communiqué du 5 juin 2026. // Source : Capture d’écran

Un sursis de 48 heures pour diviser SFR en 3 ?

Ce nouveau délai de 48 heures est beaucoup plus serré que le précédent, ce qui laisserait entendre que la négociation pourrait être sur le point d’aboutir. L’issue pourrait donc très probablement être connue dimanche 7 juin, a priori dans la soirée.

Le communiqué ne précise pas les raisons qui motivent les opérateurs à s’accorder ce sursis. On ne peut que supposer que les parties pourraient être en train de finaliser le découpage ultra-complexe des antennes 5G et des lignes de fibre optique actuellement détenues par SFR.

Ce feuilleton tient le monde de la tech française en haleine depuis des mois. Pour les abonnés, ce délai n’est pas qu’une affaire de gros sous. C’est un compte à rebours avant la fin d’une époque. Si l’accord est signé ce week-end, la France dira adieu au modèle des quatre opérateurs nationaux qui structurait le marché depuis l’arrivée fracassante de Free Mobile en 2012. Avec, potentiellement, des impacts sur les tarifs des abonnements.

Source : Numerama

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