P2P United, le groupe de défense des éditeurs de logiciels de P2P (Bearshare, Grokster, eDonkey, Blubster et Morpheus), demande à la RIAA de prouver que le filtrage est possible sur leurs réseaux. A la réponse à cette question dépend une grande partie de leur responsabilité légale face au piratage.

C’est en personne que P2P United a remis au président de la RIAA une lettre par laquelle le groupe demande à avoir accès à la technologie de filtrage « Audible Magic« . Celle-ci permettrait de reconnaître à la volée les morceaux de musique échangés sur les réseaux P2P et donc d’en bloquer les téléchargements non autorisés.

La démonstration de son efficacité aurait été faite au Congrès par la RIAA, mais aucun éditeur de logiciel de P2P n’a pu faire de contre-expertise à ce jour. Etant donné qu’ils sont les premiers concernés par l’implantation de la technologie, P2P United demande formellement de pouvoir vérifier que la technologie est fiable à 100 % (ce dont ils doutent bien sûr énormément). Lorsque Napster avait mis en place un système de filtrage, les juges avaient en effet finalement ordonné la fermeture du logiciel car ces technologies n’étaient pas fiables à 100 %.

Outre le problème de la fiabilité d’Audible Magic, c’est la légitimité même du logiciel qui est mise en cause par le groupe. Selon P2P United, Audible Magic « se comprend mieux comme une mise sur écoute non mandatée, prévue pour détourner et inspecter potentiellement tous les fichiers demandés par un utilisateur de P2P, ce qui résulte, entre autres choses, en une censure de fait, et en un embouteillage des communications centralisées ».

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