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Guy Bono demande une "vraie rémunération des artistes interprètes"
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 02 Décembre 2008 à 19h01 -
posté dans Musique Numérique
![]() Le député socialiste Guy Bono a été le seul mardi à ne pas voter l'allongement de la durée de protection des droits voisins (producteurs et artistes-interprètes) au sein de la Commission Culture du Parlement Européen. Le texte prévoit en substance que les disques ne tombent dans le domaine public que 95 ans après leur enregistrement, contre 50 ans actuellement. Pendant ce laps de temps, les producteurs, les chanteurs et les musiciens peuvent interdire toute exploitation de l'enregistrement, et donc les négocier contre argent sonnant et trébuchant. "Je me suis abstenu car avant de vouloir prolonger un tel système, peut-être serait-il bon de remédier à son iniquité : en rémunérant décemment les artistes sur les modèles commerciaux actuels !", explique Guy Bono. Le député socialiste estime que "la raison de cette situation préoccupante pour les rémunérations des artistes interprètes réside dans leurs relations contractuelles déséquilibrées, la plupart n’ayant d’autre choix que de transférer l'ensemble de leur droit exclusif (à leur maison de disques) au moment de la signature de leur contrat d’enregistrement". "A l'heure actuelle, les artistes touchent en moyenne 5% sur la vente d'un CD contre plus de 50% pour les intermédiaires ; Pire, pour chaque titre vendu dans le cadre des services à la demande (comme les magasins de musique en ligne) au prix de 0,99 euros, seuls les artistes principaux reçoivent entre 0,03 et 0,04 euros. Les artistes autres que les artistes interprètes principaux, eux, ne reçoivent aucune rémunération pour ces exploitations". Leur rémunération est forfaitaire, et négociée au moment de l'enregistrement de l'oeuvre, comme n'importe quel artisan. Pour que le texte bénéficie plus directement à la rémunération des artistes-interprètes, Guy Bono avait déposé un amendement visant à introduire un système de rémunération payée par les plateformes, et reversée aux artistes interprètes par le biais de la gestion collective, à l'image des droits des auteurs et des compositeurs payés à la Sacem. Soutenu par les Verts et les Socialistes, l'amendent a été rejeté par le PPE (auquel appartient l'UMP), qui est majoritaire à la commission Culture. "Cet amendement permettrait aux artistes interprètes ayant participé à une chanson ou à un film mis à disposition de recevoir une partie du prix de vente de ces enregistrements (par exemple quelques cents sur les 0,99 cents par titre musical proposé sur iTunes or une part du prix de vents d’un film téléchargé proposé sur le service Canal Plus Canal Play…)", explique le député. "De la même manière, les artistes interprètes contribuant aux enregistrements sonores et audiovisuels pourraient recevoir une part du prix de l’abonnement dans le cas de services sur abonnement proposés par les opérateurs de téléphonie mobile ou de services en ligne." L'eurodéputé prévient qu'il n'est "pas farouchement opposé à l'allongement de la durée de protection des droits à la condition toutefois qu'il y ait une meilleure répartition des richesses entre les artistes et les intermédiaires". Sur le même sujet
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Commentaires à propos de Guy Bono demande une "vraie rémunération des artistes interprètes"
jbsorba
Le 02 Décembre 2008 à 19h06
En voila un qui pose le doit ou cela fait mal.
La loi est bancale est il le dit haut et fort, elle est si bancale que même entres acteurs du secteur cela ne colle plus ça empire même. ![]() rivencent
Le 02 Décembre 2008 à 19h19
d'un autre cote si les artistes aiment se faire enfler avec du sable moi ca me derange pas mais quon me demande pas de me faire piller en augmentant les prix ou les durees des droits . si ilos veulent plus d'argent quils le prennent a ceux qui se font des couilles en or avec leur talent apres tout . nous consommateur nous avons deja paye le juste prix pour l'objet pas ma faute si les artistes ne savent pas defendre leur interets face a leurs producteurs apres tout.
![]() ![]() clavelm
Le 02 Décembre 2008 à 19h25
Si le but réel était d'aider les artistes et non les maisons de disques, la durée aurait dû être celle de la vie de l'artiste (c'est à dire jusqu'à sa mort) et non 95 ans à partir de la création de l'oeuvre.
Précision, il faut comprendre "enregistrement" de l'oeuvre. Je m'y perd dans tous ces droits. "Un bienfait (pour les majors) n'est jamais perdu (pour les poches de quelques-uns)." France, souviens-toi en 2012. ![]() shyboy
Le 02 Décembre 2008 à 19h59
C'est vrai que l'artiste se fait enfler grave, mais bon, s'il n'a rien d'autre a foutre après avoir crée que de vouloir faire prospérer sa majors ou son producteur "indépendant" sur son dos, c'est son problème, c'est un choix qu'il faut respecter.
![]() Leo78
Le 02 Décembre 2008 à 20h13
Celà serait bien en France que l'on entende un peu les socialistes unis sur le sujet.. Aubry à la tête, et les batailles derrière soi... C'est bon il faut se bouger un peu là.
![]() Darksol
Le 02 Décembre 2008 à 20h41
100% d'accord mais le problème c'est qu'ils sont minoritaires a penser cela
bon il a qu'a redéployer l'amendement au parlement ![]() bourgpat
Le 02 Décembre 2008 à 20h55
Si le but réel était d'aider les artistes et non les maisons de disques, la durée aurait dû être celle de la vie de l'artiste (c'est à dire jusqu'à sa mort) et non 95 ans à partir de la création de l'oeuvre. Précision, il faut comprendre "enregistrement" de l'oeuvre. Je m'y perd dans tous ces droits. "Un bienfait (pour les majors) n'est jamais perdu (pour les poches de quelques-uns)." France, souviens-toi en 2012. Si je me rappelle les débats de dadvsi, les droits voisins commencent le 1er janvier des l'année suivant l'enregistrement de l'˝uvre. Quite à gratter du temps, pourquoi ne pas en plus gratter. Sinon, ce qui est affligeant dans l'histoire c'est la capacité des politique à voter n'importe quoi en dépits du bon sens. C'est à se demander si ils sont réellement allés chercher leur cerveau dans la pochette surprise. La dernière étude sur le sujet montrait clairement qu'une poignée d'ayant droits et surtout leurs descendants ou les maisons de disques allaient profiter de cette aubaine. Enfin universal à bien enflé les personnes à qui ils ont rachetés nombre de catalogues qu'ils n'ont jamais produits. ![]() ![]() darthbob
Le 02 Décembre 2008 à 22h19
M. Bono,
vous êtes courageux et votre cerveau ne sert pas qi'à faire du marketing politique. Certes, mais les ârtistes ne comprennent rien à rien, ne lisent pas, ne réfléchissent pas et ne lisent pas Numerama Ils sont dévoués à leurs producteurs qui leur font miroiter le succès, la richesse et la défonce à peu de frais... tant pis pour eux Nous, on en a marre de parler dans le vide Qu'ils se débrouillent PS : nan, j'déconne continuez M'sieur ! ![]() Makhno
Le 03 Décembre 2008 à 01h31
Si le but réel était d'aider les artistes et non les maisons de disques, la durée aurait dû être celle de la vie de l'artiste (c'est à dire jusqu'à sa mort) et non 95 ans à partir de la création de l'oeuvre. Précision, il faut comprendre "enregistrement" de l'oeuvre. Je m'y perd dans tous ces droits. "Un bienfait (pour les majors) n'est jamais perdu (pour les poches de quelques-uns)." France, souviens-toi en 2012. Plutôt d'accord avec toi mais le fait d'arrêter une durée précise plutôt que d'aligner ça sur « la vie de l'artiste » correspond certainement à un objectif pratique. Il est plus facile de savoir quand l'enregistrement du Bolero de Ravel de mars 2009, par exemple, tombera dans le domaine public si on sait qu'il reste protégé pendant 95 ans que d'avoir à attendre de rassembler les certificats de décès d'un peu moins d'une centaine d'interprètes pour être certain du statut de l'oeuvre. Pour le reste Guy Bono va dans le bon sens. Garder aussi en mémoire que les droits voisins s'ils assurent l'exclusivité des majors sont une protection pour les artistes puisqu'elles sont dans l'obligation de les rémunérer pour l'exploitation de leurs oeuvres. Si les droits voisins n'existaient pas, bien sûr elles perdraient l'exclusivité, mais cela ne les empêcherait nullement de faire fructifier les fonds de catalogues sans leur verser un centime. ![]() munrau
Le 03 Décembre 2008 à 09h24
Il existe une industrie pornographique de la musique, mais il n'existe pas d'industrie de la musique.
Les auteurs inscrits à la sacem comprennent de quoi je parle. ![]() ![]() alimbourg
Le 03 Décembre 2008 à 10h41
Borf, on se fait tous, peu ou prou enfler... Les musicos sont tout de même reconnus sur certains points. Demandez à un programmeur/graphiste de base, combien de royalties il touche pour son travail, vous serez pas décus (c'est zéro pour la profession, la possibilité n'est même pas évoquée), et pourtant on est bien dans la 'Création'. Mais bon le système a été cadenassé à diverses époques, des artistes se sont battus à d'autres, et au final on se retrouve avec des conditions hétérogènes pour les différents corps de métier... C'est aussi à nous de nous battre pour exiger ce qui nous revient: si certains se sont pas mal démerdés à certains moments de l'histoire, bah tant mieux pour eux.
Même s'ils fossoient leurs tombes dans le cas qui nous interesse ici: j'aspire de tout mon coeur à une fronde 'jeunes artiste contre vieux gripe-sous'. Sus ! ![]() alphapronto75
Le 03 Décembre 2008 à 11h34
Encore une intervention de Super Bono
Cette fois en prenant partie pour les artistes interprètes qui ne touchent pas grand chose sur les ventes. Oui il nous parle bien de vente. Je me demande alors ce qu'ils gagnent pour chaque titre téléchargé illégalement. @ darthbob: Tu as raison les artistes ne comprennent rien, et ne sont que des robots lobotomisés par leurs agents. D'ailleurs je me demande comment ils arrivent encore à faire ce qu'ils font avec leurs arts, et à diffuser pour certains tant d'émotions dans les mots choisis, les images, les textures, etc. J'hallucine en lisant ce genre de réaction. ![]() d.i.t.ass
Le 03 Décembre 2008 à 11h41
le décor,l'habillage -suivant les époques- change,mais le fond demeure identique!
Pauvre condition humaine. ![]() ![]() TotoRhino
Le 03 Décembre 2008 à 13h35
Il a tout compris ce Guy Bono, au moins sur le fond.
Reste que l'UE nous confirme qu'elle préfère engraisser les lobbys de la musique, que la source même de cette culture : les artistes ! ![]() LeHyène
Le 03 Décembre 2008 à 15h27
Ah les artistes, les pauvres !
N'empêche que ces artistes sont parties prenantes de toutes ces merdes que l'on nous vote à longueur d'année, et qu'ils sont donc complices. Alors, qu'ils crèvent avec les majors, perso, la coupe est pleine, plus rien à foutre. En plus, j'ai un mainate, et il chante très bien. ![]() Makhno
Le 03 Décembre 2008 à 23h55
Il a tout compris ce Guy Bono, au moins sur le fond. Reste que l'UE nous confirme qu'elle préfère engraisser les lobbys de la musique, que la source même de cette culture : les artistes ! J'ai du mal à comprendre. L'allongement des droits profite d'abord aux interprètes — avec les bémols bienvenus de Bono — les producteurs y gagnent une extension dans le temps de la propriété des enregistrements et de leur exploitation. Je t'accorde que ce n'est pas rien mais ils sont maintenant obligés de rémunérer les interprètes tout au long de leur vie alors qu'auparavant au bout de 50 ans ils s'en passaient. Il me semble que c'est aussi un bon moyen de s'enrichir que de ne plus rien payer à ceux qui ont fait l'album. Je pense aussi que ça n'est pas par hasard que c'est des artistes britanniques que vient la demande. Sous un régime de Copyright ils sont les plus mal lotis en Europe et ils ont dernièrement protesté contre les méthodes de leurs producteurs qui ont tout pouvoir sur leurs oeuvres. Avec leurs droits dont la durée s'allongerait — ça n'est pas voté — ils seraient en meilleur position pour se défendre. ![]() Basque bondissant
Le 04 Décembre 2008 à 00h22
Quelqu'un a dit "la culture n'a pas de prix, mais un cout !"
Et bien quand le coup est amorti, pourquoi payer pendant 90 ans quelque chose qui n'a plus de prix ? Imaginez Mr Panzani venir vous demandez de payer le tableau en nouille que vous avez offert il y a 20 ans à votre Maman pour la fête des mères ! Ou mieux que votre boulanger de quartier vous espionne le soir, pour voir si vous étes bien le seul à manger la baguette que vous avez acheté le matin. Et qu'il décide de vous poursuivre et qu'il vous interdise de manger du pain pendant un an parce que vous avez osé partager cette baguette avec votre femme, vos enfants et vos amis de passages ! ![]() ![]() TotoRhino
Le 04 Décembre 2008 à 01h11
Il a tout compris ce Guy Bono, au moins sur le fond. J'ai du mal à comprendre. L'allongement des droits profite d'abord aux interprètes — avec les bémols bienvenus de Bono — les producteurs y gagnent une extension dans le temps de la propriété des enregistrements et de leur exploitation. Je t'accorde que ce n'est pas rien mais ils sont maintenant obligés de rémunérer les interprètes tout au long de leur vie alors qu'auparavant au bout de 50 ans ils s'en passaient.Reste que l'UE nous confirme qu'elle préfère engraisser les lobbys de la musique, que la source même de cette culture : les artistes ! Cette extension des droits d'auteur est en premier lieu profitable aux majors, qui reversent bien sûr les mêmes miettes aux artistes. Pour ces derniers, le régime est le même. Le plus couillonné dans cette histoire, c'est toujours le consommateur. Bono a dit : "Je me suis abstenu car avant de vouloir prolonger un tel système, peut-être serait-il bon de remédier à son iniquité : en rémunérant décemment les artistes sur les modèles commerciaux actuels !", explique Guy Bono. Et c'est ce que je soulève dans mon post. Avant de parler de prolonger les droits d'auteur dont les premiers profiteurs seront toujours les mêmes, ne serait-il pas temps de repenser le système de rémunération des artistes ? L'Europe avait là une opportunité de revaloriser cette source d'art, mais elle a préféré réaffirmer et même conforter la méthode de rémunération actuelle qui veut que la grande majorité des revenus reste toujours la propriété des majors. On préfère rémunérer la machine commerciale que le créateur et je trouve ça bien regrettable.
![]() bourgpat
Le 04 Décembre 2008 à 06h04
Il a tout compris ce Guy Bono, au moins sur le fond. Reste que l'UE nous confirme qu'elle préfère engraisser les lobbys de la musique, que la source même de cette culture : les artistes ! J'ai du mal à comprendre. L'allongement des droits profite d'abord aux interprètes — avec les bémols bienvenus de Bono — les producteurs y gagnent une extension dans le temps de la propriété des enregistrements et de leur exploitation. Je t'accorde que ce n'est pas rien mais ils sont maintenant obligés de rémunérer les interprètes tout au long de leur vie alors qu'auparavant au bout de 50 ans ils s'en passaient. Il me semble que c'est aussi un bon moyen de s'enrichir que de ne plus rien payer à ceux qui ont fait l'album. Je pense aussi que ça n'est pas par hasard que c'est des artistes britanniques que vient la demande. Sous un régime de Copyright ils sont les plus mal lotis en Europe et ils ont dernièrement protesté contre les méthodes de leurs producteurs qui ont tout pouvoir sur leurs oeuvres. Avec leurs droits dont la durée s'allongerait — ça n'est pas voté — ils seraient en meilleur position pour se défendre. En quoi générer 30 euros par ans va au final profiter aux interprètes. En plus la durée de 50 ans n'est pas liée au titre mais à l'enregistrement qui a pu etre réalisé à diverse périodes et donc continuer à être protégé pour les enregistrements plus récents. En quoi alors cet allongement va il permettre de protéger les techniciens et les musiciens accompagnateurs qui pouvait alors être remunerés plusieurs fois pour réenregistrer des morceaux et leur conserver alors une durée de protection nouvelle. Quelle va être l'influence de cet allongement sur les budgets marketing qui restera pour les artistes recents et au final sachant que les depences en musiques sont limités quelle influence la revente des titres rentabilisés depuis longtemps aura elle sur les ventes de nouveaux artistes. Depuis longtemps deja les majors nous fond du moindre travail à base de compilations insipides, de publicité télévisées pour la énieme réédition d'un dinosaures. Cet allongement de la durée des droits est réellement adapté à la vente de catalogues larges aux intermédiaires, ne rapportera de l'argent réellement qu'a une poignée d'artistes dja suffisamment médiatisés pour avoir bien vécus de leurs enregistrement tout en leur laissant bénéficier des droits restants sur les enregistrements plus récents qu'ils auraient réalisé de cette même oeuvre. Après même pour les morts, il était possible de créer de nouveaux droits en remasterisants les vieux enregistrements. Le cadeau est flagrant pour les major et surtout celle qui ont le moins travaillées comme universal qui n'a fait que racheter dernièrement des catalogues et fera une belle plus values à l'occasion. ![]() Makhno
Le 04 Décembre 2008 à 12h03
Ben heu... quand au bout de 50 ans, les droits d'auteur d'une musique sont caducs, alors n'importe qui peut la copier gratuitement. Les producteurs peuvent certes continuer de la vendre sans reverser de rémunération aux artistes, mais d'un autre côté, qui va acheter de la musique gratuite ? Déjà que la payante... Cette extension des droits d'auteur est en premier lieu profitable aux majors, qui reversent bien sûr les mêmes miettes aux artistes. Pour ces derniers, le régime est le même. Le plus couillonné dans cette histoire, c'est toujours le consommateur. Tu mélange tout. Au bout de 50 ans la musique n'est pas gratuite puisque justement la plupart du temps (sauf pour Mozart par ex.) les droits d'auteur courent toujours. Seuls les droits d'interprétation sont caduques. Les majors ne reversent pas des miettes puisque elles sont contraintes par la loi pour la part qu'elles reversent et pour l'obligation de payer toute utilisation secondaire, faute de quoi c'est 300 000 € d'amende et trois ans de prison. Il ne faut pas raconter n'importe quoi et au besoin se renseigner. Le problème que soulève Bono, et à juste titre, c'est l'interprétation des musiciens accompagnateurs qui sont payés au forfait. Or ça n'est pas en supprimant les droits d'interprétation qu'on le réglera. Personne ne sera payé et les majors au lieu de prendre seulement 20 % du prix de gros HT pourront en empocher 30 % sinon plus. Ce que personne ne comprend sur Numerama c'est que ce sont les majors qui paient les droits et non qui les encaissent. Comme n'importe quel commerçant elles se font de l'argent sur les ventes et si sur ces ventes elles n'ont plus rien à reverser elles sont dans une situation plus favorable que le musicien qui n'a même pas le pouvoir financier de se rééditer si son enregistrement est tombé dans le domaine public. Si la prolongation est une bonne chose pour les producteurs elle est encore bien meilleure pour les artistes. Bono a dit : "Je me suis abstenu car avant de vouloir prolonger un tel système, peut-être serait-il bon de remédier à son iniquité : en rémunérant décemment les artistes sur les modèles commerciaux actuels !", explique Guy Bono. Et c'est ce que je soulève dans mon post. Avant de parler de prolonger les droits d'auteur dont les premiers profiteurs seront toujours les mêmes, ne serait-il pas temps de repenser le système de rémunération des artistes ? L'Europe avait là une opportunité de revaloriser cette source d'art, mais elle a préféré réaffirmer et même conforter la méthode de rémunération actuelle qui veut que la grande majorité des revenus reste toujours la propriété des majors. On préfère rémunérer la machine commerciale que le créateur et je trouve ça bien regrettable.Bono a la un geste politique et il est parfaitement aligné sur ce que j'affirme. Simplement en s'abstenant plutôt que de voter pour, cela lui permet d'avoir un impact médiatique qu'il n'aurait pas s'il avait voté oui. Enfin l'Europe a toujours la possibilité de revaloriser le statut des interprètes et crois bien que leur lobby y travaille. ![]()
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