Pourquoi la propriété intellectuelle amplifie la crise financière

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 10 Octobre 2008 à 18h09 - posté dans Société 2.0

Cette fois c'est sûr, c'est le krach boursier. Toutes les places financières mondiales cèdent à la panique, et le pouvoir politique semble incapable de rétablir la confiance. Mais plus qu'une crise purement financière, c'est toute une économie virtuelle et immatérielle qui est touchée, durablement. Numerama tente d'expliquer pourquoi le dogme de la propriété intellectuelle accentué dans les années 1990 n'est pas étranger à cette crise, et pourquoi la solution se trouve en partie dans un rééquilibrage des brevets et des droits d'auteur.

(Mis à jour à 19h45 pour corriger une confusion coupable entre Newton et Edison)

Juste avant que la crise financière ne se déclare, fin septembre, nous avions publié un article passé relativement inaperçu sur le problème pourtant bien réel de l'excès de brevets, qui n'est pas tout à fait étranger à la crise économique et financière que traversent les états industriels. Nous expliquions en effet que la structure économique des pays qui ont fait de la propriété intellectuelle leur nouveau pétrole est biaisée par la conviction forte mais erronée que le brevet est synonyme de progrès technologique et de croissance économique.

Comme la spéculation financière, la propriété intellectuelle est exclusivement virtuelle. Contrairement aux lingots d'or elle ne peut pas se saisir dans la main. La propriété intellectuelle est une pure invention de l'esprit qui n'est matérialisée que par des lois et par des bouts de papier imprimés par les administrations. Exactement comme les lignes d'un extrait de compte ou d'un relevé d'actions en bourse ne sont que virtuelles. Ca ne veut pas dire que l'argent virtuel ou la propriété intellectuelle ne sont pas nécessaires ou légitimes. Mais ça implique la nécessité absolue des Etats de veiller en permanence à l'équilibre du système par des mécanismes de régulation performants.

Or on le sait, la crise financière s'est déclenchée en grande partie par l'effet d'une très forte libéralisation, qui a considérablement déséquilibré le rapport entre l'économie réelle et l'économie virtuelle. La seconde n'étant plus au service de la première, mais à son propre service. La propriété intellectuelle dans toute son immatérialité a quant à elle servi d'alibi et s'est mise au service de l'économie virtuelle. Les titres de propriété intellectuelle sont devenus une monnaie d'échange.

Une explosion injustifiée du nombre de brevets accordés

Les brevets nourrissent en effet la bulle financière puisqu'ils sont valorisés sous forme de capital immatériel dans les bilans comptables des entreprises, qui servent de base pour évaluer la valeur d'un titre sur le marché. Plus une entreprise détient de brevets, plus elle donne l'illusion aux actionnaires d'avoir une assise, un actif à valoriser sur le marché. Les banques, y compris les organismes de financement public, prêtent bien plus volontiers leur argent (réel ou virtuel) aux entreprises qui peuvent présenter un ou plusieurs brevets comme garantie. Une course aux brevets s'est donc mise en route, avec des valorisations capitalistiques totalement irréalistes d'entreprises rachetées seulement pour leur portefeuille de brevets. De plus en plus de sociétés d'investissement (des "patent trolls") se sont même créées ces dernières années uniquement dans le but d'acheter et de revendre des brevets, sans activité inventive propre, en poursuivant en justice ceux qui ne payent pas les licences d'exploitation des brevets de leur portefeuille.

Selon les statistiques officielles de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle qui les recense depuis 1985, le nombre de demandes de brevets qui était resté stable dans les années 1980 et 1990, autour d'un million de demandes par an, a explosé à l'approche des années 2000 jusqu'à atteindre 1,76 million de dépôts en 2006. Le nombre de titres effectivement délivrés a lui progressé plus vite encore, passant de moins de 400.000 brevets délivrés par an dans les années 1985-1995 à 727.000 titres octroyés il y a deux ans. Les chiffres officiels pour les années 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles, mais ils seront encore à la hausse.

La faute à un système qui n'est plus régulé, qui n'a plus d'objectif d'équilibre et de progrès social en tête. Parce que les Etats ont intérêt à enrichir leurs entreprises, même fictivement, les brevets sont octroyés après des filtres de plus en plus laxistes. L'innovation réelle n'est plus une condition incontournable à l'obtention d'un brevet. Apple vient ainsi par exemple d'obtenir au bout de dix ans un brevet d'invention sur le Dock, sa barre d'icônes bien connue des amateurs de Mac OS... qu'elle n'a jamais inventée. La société Stardock, qui produit elle-même des sortes de "docks" depuis 1994, explique très bien dans un résumé historique que les docks sont apparus avant-même le système NeXT, au début des années 1980, et qu'elle n'avait fait que s'inspirer alors de ce qui existait déjà, inspirant à son tour des sociétés comme Apple qui l'ont imité et ont amélioré le concept d'années en années. Si un brevet avait été octroyé et respecté pendant ces années, les améliorations et les inspirations auraient été coupées en plein vol.

Le génial inventeur Newton avait eu au 18ème siècle une phrase célèbre pour illustrer la chaîne vertueuse des innovations : "Si j'ai vu plus loin que les autres, c'est parce que j'ai été porté par des épaules de géants".

Si Newton était né aujourd'hui, les géants l'auraient piétiner avant qu'il puisse inventer.

Au 20ème siècle est arrivé le non moins génial Edison, un coriace défenseur de sa propriété intellectuelle au point que les premières industries du cinéma se sont réfugiées très loin sur la côte ouest des Etats-Unis, à Hollywood, pour fuire les inspecteurs d'Edison qui voulait contrôler l'exploitation du cinématographe... ironie de l'histoire.

Les brevets, qui servent l'économie virtuelle, vont à l'encontre de l'économie réelle lorsqu'ils protègent de fausses inventions et dissuadent les entrepreneurs d'inventer, par crainte des représailles judiciaires ou des coûts financiers de la protection de leur invention. Ils servent les grandes entreprises qui profitent de la spéculation mais desservent les petites. Or pour qu'une forêt de grands arbres apparaisse, il faut que des petites pousses puissent grandir.

Le droit d'auteur dans la tourmente

Le droit d'auteur n'est pas en reste. Lui aussi, autre volet de la propriété intellectuelle, est totalement fictif. Il repose sur l'idée abstraite que l'on peut poser son drapeau sur une œuvre immatérielle comme sur un lopin de terre que les colons souhaitaient s'approprier. Jusqu'au 21ème siècle, les lois étaient édictées pour délimiter les parcelles et les tribunaux étaient là pour empêcher que l'on franchisse les clôtures. Dans l'ère numérique, les parcelles sont remplacées par des contrats de licence et les tribunaux par des mécanismes de contrôle informatique (les DRM). Les droits de propriété littéraire et artistique deviennent de nouveaux territoires à conquérir, de nouveaux actifs à faire valoir dans les bilans financiers et auprès des banques.

Mieux que les brevets qu'il faut déposer, obtenir et payer, les droits d'auteur sont octroyés d'office et gratuitement, dès la création d'une œuvre et même jusqu'après la mort de l'auteur alors que le brevet vit tout au plus 20 ans. Il n'y a plus aucun filtre, plus aucune régulation, plus aucun équilibre. La valeur de la propriété intellectuelle est largement surévaluée.

L'industrie du disque qui l'a compris la première tente vainement depuis 10 ans d'empêcher la maison de brûler en chassant les millions d'internautes qui franchissent son lopin de terre en se fichant royalement des barrières. La croyance quasi religieuse qu'il sera un jour possible de matérialiser l'immatériel pour en faire le pétrole du 21ème siècle va s'écrouler comme le cours du CAC 40.

C'est alors une nouvelle économie qu'il faudra inventer, avec un équilibre nouveau à trouver.

Publié par Guillaume Champeau, le 10 Octobre 2008 à 18h09
 
 
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Commentaires à propos de «Pourquoi la propriété intellectuelle amplifie la crise financière»
 
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8 messages publiés
Il me semble qu'il y a eu une petite confusion et qu'il s'agit non pas de Newton mais d'Edison (trop de stress ? bientôt le week-end Sinon, très intéressant l'article.
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23 messages publiés
En même temps met toi a la place d'un artiste: si il n'y a pas les droits d'auteurs, le mec bosse dure pour enregistrer un titre, l'arranger etc... et hop!! ni vu ni connu jtembrouille, un autre l'écoute, l'enregistre signe un contrat de commercialisation. j'aime bien lire numerama mais on pourrai parfois croire que le but est avant tout de critiquer tout se qui se raproche de près ou de loins des majors. Faut bien penser que si les musiciens professionnel ne gagnent plus d'argent, ou crèvent la dalle, il n'y aura plus 'artistes professionnels. c'est dans une certaine mesure la même chose qu'au football. entre les joueurs pro et le joueurs amateurs.
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13 messages publiés
la prorpiété intellectuielle est un concept ancré dans les moeurs. A l'origine, rappellons que la devise française était "liberté, égalité, propriété". Le système français de protection des oeuvres est l'un des plus intelligents, et je ne vois pas comment il peut être remis en cause aussi vulgairement....
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331 messages publiés
@headbanger

Certes, mais alors? Qu'est-ce qu'il y a de mal à critiquer les majors?

Ils sont inutiles à la survie du processus créatif, voire même des ennemis de l'art, beaucoup d'exemples le montrent!

Les majors sont venus se jeter sur les musiciens comme des proxénètes sur des prostituées, en leur promettant plus d'argent qu'ils n'en avaient jamais rêvé. Or, l'art, ça n'est pas montrer ses fesses sur MTV, c'est de remplir des salles de concert, et les majors ne servent à rien dans ce processus.

Je le sais, je suis artiste moi-même. Ne sois pas si convaincu de la présence nécessaire des majors dans le développement de la musique.
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4 messages publiés
c'est quoi ce mauvais parallèle ? C'est de la faute des maisons de disque, aussi, si les emballages de nutella sont mal foutus ?
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4578 messages publiés
Excellent article !
A force de vouloir tout posséder, on aura plus rien.
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C'est à ça que peuvent remédier en partie les Creative Commons.
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12 messages publiés
Je n'ai pas bien vu où, dans l'article, est apporté la moindre preuve d'un lien entre la crise économique actuelle et la propriété intellectuelle.
Ensuite, je pense qu'on n'est pas mal à ne plus vous suivre sur ce chemin: OUI, certaines sociétés abusent des brevets. OUI, le modèle économique actuel des majors de la musique et du cinéma est dépassé, et avec leur conservatisme elles ne poussent dans le sens d'une solution. Mais NON, la propriété intellectuelle et le droit d'auteur ne doivent pas être jetés aux orties comme vous le laissez entendre.
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8712 messages publiés
Mais NON, la propriété intellectuelle et le droit d'auteur ne doivent pas être jetés aux orties comme vous le laissez entendre.


Certes non, mais réduire la durée des droits d'auteurs et des droits voisins (qu'on essaye au contraire de vouloir augmenter actuellement), représenterait, sans doute, un début de solution, ce qui inciterait davantage les auteurs compositeurs, producteurs, éditeurs, artistes etc..., à se renouveler sans cesse, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.

La durée des droits d'auteur et des droits voisins devrait être alignée sur celle des brevets, c'est à dire 20 ans.
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2899 messages publiés
les recessions sont l'occasion de rebattre les cartes mais aussi d'asseoir le monopole de nouveaux cartels (ou de cartels tres anciens et tres bien implantés)

méfiance donc avec cette récession.


sinon, la propriété intellectuelle a donné naissance aux ogms (c'est d'ailleurs la raison d'être des ogms). en plus d'être un poison commercial c'est aussi un poison organique.
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111 messages publiés
Franchement les gars, moi j'prône le retour au communisme...a c'était tellement bien la RDA.... l’URSS toussa, économie planifié, aucuns problèmes "tout le monde" égaux.

Le capitalisme = propriétés, internet, argents, bourses, effondrements, brevets, vacances à Ibiza, débauches, c'est le mal ! Soyons clairs !
[message édité par Dreaman le 10/10/2008 à 19:24 ]
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2899 messages publiés
@percy

une entreprise qui passe son temps à se protéger perd de l'argent. un procès ca coute les yeux de la tete.

une entreprise qui ne vit que pour s'approprier les idées des autres et les monnayer ensuite devient creuse, elle ne sert pas à l'humanité.

une entreprise qui voudrait par exemple développer une nouvelle méthode énergétique devrait passer en revue l'ensemble des brevets déposés par les grandes industries pétrolières (et y'en a un paquet). vu que par exemple, la totalité de la recherche sur les piles à combustible est breveté, il est extrêmement difficile pour les chercheurs indépendants de développer cette technologie.

donc les brevets sont bien un frein à l'échelle de l'humanité, car on n'empêchera jamais les inventeurs d'inventer mais on peut toujours empêcher les industriels d'utiliser les inventions des inventeurs, par le biais des brevets (cf la carte à puce. à cause du brevet que les usa ne veulent pas payer, la totalité de la terre, excepté la france est encore à la carte de merde avec signature).
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22517 messages publiés
Merci zigotozor, fatigue du vendredi soir...

Il me semble que l'article est assez clair, mais je le précise encore au besoin, Numerama n'appelle pas à supprimer la propriété intellectuelle. Mais à trouver un meilleur équilibre. C'est très différent.
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189 messages publiés
Et pourquoi pas le système des licences à la place.
CC, GPL, etc.........

@ Natasha : Est-ce toi ou une autre femme membre du forum qui semble être plutôt libéral ?
Merci de ta réponse.
Inscrit le 01/03/2006
563 messages publiés
headbanger, ta comparaison artistes pro et foot pro me plait bien, sans argent plus de pro. Mais il restera toujours les "amateurs" qui vivront leur passion sans forcement parler d'argent que ce soit au foot ou dans la zic.

Pour comparer.
Combien de photographes "artistiques" (je n'aime vraiment pas ce terme)vivent de leur metier? Trés peu. C'est par leur boulot, leur originalité et leur sensibilité pour traduire une émotion, qu'ils ont réussi à se faire un nom.

Cette reconnaissance à qui la doivent-ils? A eux-mêmes et à leurs efforts quotidiens et/ou aux agences photos dans les cas les plus "faciles".
Les majors? Ils n'en ont jamais eu besoin et ils ont quand même réussi à percer sans ces requins.

Pourquoi seuls la musique et le ciné, rencontrent ce probleme de propriété intellectuelle?
Ce n'est pas forcement le talent des "artistes" qui est à mettre en cause (même s'ils sont vraiment trop nombreux et parfois sans talent), mais bien à la préservation des intérêts financiers des requins profiteurs qui organisent ce grand cirque et vivent sur leur dos.

Si les photographes sont en voie de disparition, est-ce du au piratage ou à l'explosion du numérique et aux nouvelles technologies qui bombardent tout un chacun photographe?
Qui respecte la propriété intellectuelle des photos réalisées, souvent gratuitement, par des amateurs? Qui s'inquiète du devenir des photographes pro? Les majors? La presse? Les chanteurs? Les acteurs? Nous?

Personne.

Hier pour construire une voiture il fallait des ouvriers, aujourd'hui ils sont remplacés par des robots.
Demain ça sera peut-être le tour des chanteurs et des acteurs qui se verront remplacés par des personnages virtuels. L'exemple existe déjà dans certains films récents.

Les machines remplacent de plus en plus l'humain, pourquoi pas pour les "artistes" qui, en plus, volent (même si leur travail mérite salaire) une partie des bénéfices des majors assoiffées d'argent.

Les majors tueront les "artistes" au nom de la propriété intellectuelle ou tout autre prétexte, comme le modernisme a tué d'innombrables métiers.

Dans tous les cas c'est l'argent et uniquement l'argent qui manà...“uvre tout ça.
Inscrit le 20/08/2008
44 messages publiés
Oui, l'argent. L'article est intéressant mais la crise financière n'est dûe qu'aux nombreuses dérives du capitalisme ultra libéralisé. Le système économique est dangereusement absurde, injuste et aux mains d'une maffia qui n'a pas grand chose à envier aux bourgeois de Victor Hugo. On en revient toujours au même problème : le profit et sa recherche perpétuelle est la négation de l'être humain et de ses qualités. Les majors sont dans le lot, ni pires ni meilleures que els autres.
Inscrit le 05/03/2008
79 messages publiés
Difficile question que celle des droits d'auteur. Il me semble qu'ils doivent demeurer acquis à l'auteur jusqu'à son décès. Si Léo Malet n'avait pas touché de droits sur les rééditions de ses à...“uvres à la fin de sa vie, il serait mort plus misérablement encore. Par exemple.

Je parle ici d'usage commercial, avec vente à la clef.

Et je parle de durée maximale. Si un auteur veut placer son à...“uvre sous une licence spécifique, rien ne l'en empêche.

Avant de hurler, rappelez-vous Léo Malet. Des dizaines de romans, des rééditions, des adaptations au cinéma, à la téléâ€
¦ Pourtant, s'il vivait dans une HLM, ce n'était pas par pingrerie.

Quant aux éventuels droits voisins, j'ai comme qui dirait l'impression que leur durée devrait être dissociée de celle des droits d'auteur. Vingt ans, comme elle dit la dame plus haut ? Ou dix ans renouvelables ?

L'équilibre est difficile à trouver mais il faut prendre en compte le fait que pas mal de gens ne sont plus capables de créer suffisamment pour en vivre passé un certain âge. Et si certains sont à ce moment-là plein de thunes, il y en a beaucoup plus à qui ça pose un problème. Surtout avec la durée de vie moyenne qui s'allonge.

Bon, les enfants n'hériteront plus, mais pépé ou mémé pourra peut-être se payer sa maison de retraite pour sucrer des fraises en paix.
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8712 messages publiés
Avant de hurler, rappelez-vous Léo Malet. Des dizaines de romans, des rééditions, des adaptations au cinéma, à la téléâ

¦ Pourtant, s'il vivait dans une HLM, ce n'était pas par pingrerie.


Et pour ceux qui ont été licenciés et qui ne retrouvent pas d'emploi, tu proposes quoi pour qu'ils puissent augmenter les points de leur maigre retraite ?
[message édité par Natasha le 10/10/2008 à 23:34 ]
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L'équilibre est difficile à trouver mais il faut prendre en compte le fait que pas mal de gens ne sont plus capables de créer suffisamment pour en vivre passé un certain âge. Et si certains sont à ce moment-là plein de thunes, il y en a beaucoup plus à qui ça pose un problème. Surtout avec la durée de vie moyenne qui s'allonge.


C'est bien de soutenir les pauvres ...

Dis-nous : "C'est quand la dernière fois que tu as bossé au 3/8 dans une usine et/où à la chaîne" ?

Il y en a aussi qui le font. Y penses-tu également et de temps en temps à ceux qui travaillent de cette façon et dans ces conditions là ?

Et ceux-là, ben ils n'ont jamais été et à aucun moment "plein de thunes".
[message édité par Natasha le 10/10/2008 à 23:40 ]
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die old world die!
;-)
>>>>exemple de propriété intellectuelle "décalée" Lederman et le film SUR Coluche?
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et la roue y en a qui payent pour l'utiliser?Et le cerveau pour penser?
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Et si on déposait l'absurdité ça paierait bien non?
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79 messages publiés
"Quel bel amalgame entre la musique, les paroles de chanson et les livres .."

Ce n'est pas un amalgame.

Si l'on parle de droit d'auteur, ça englobe tout ça, et plus encore. Or je croyais qu'il était question de trouver un équilibre.

"Y penses-tu également et de temps en temps à ceux qui travaillent de cette façon et dans ces conditions là ?"

Non, évidemment. Et encore moins aux gamines qui tissent des tapis ou aux femmes qui bossent dans des maquiladoras. La liste est longue et ça n'a aucun rapport avec la durée du droit d'auteur.

La vie de l'auteur, c'est raisonnable, c'est pragmatique et c'est une mine de sujets de polar.

À condition, bien sûr, d'autoriser le droit de citation dans tous les domaines. Ce qui n'est pas le cas actuellement : si l'on prend un essai sérieux et un morceau bourré de samples, il y a une différence fondamentale : les auteurs originels des citations sont identifiés mais non rémunérés dans le premier cas, tandis qu'ils touchent des sous dans le second.

Equilibre, pas d'un extrême dans l'autre.
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655 messages publiés
bel article qui résume certaines choses
par contre pour la fin.... c'est une vision d'uthopie

ya qu'a voir le nombre d'ânes qui sont en trance devant la star ac ou la nouvelle star...
Ok il peut y avoir 1 bon chanteur, mais de la à envoyer des SMS à gogo ou a pleuré sa mère pour un mec qui était inconnu avant MAIS surtout qui sera inconnu APRES ....
tant qu'il y aura ces gens là, l'industrie du disque n'a aucun interet à avancé, vu qu'il y a des anes qui achettent...

ya qu'a voir les chiffres, meme les ventes sur itune et co augmentent (ok pas aussi bien que les majors le veulent)

franchement je me demande encore aujourd'hui, comment ca se fait que les gens sont ok de payer la zik numérique le meme prix que la zik matérielle
car entre taxes, DRM, investissement (graveur quand ca marche), temps passé (pour faire sauter les DRM par ex).... bah ca revient moins cher d'acheter un CD ....
mais bon ....
Inscrit le 11/04/2004
1311 messages publiés
bel article qui résume certaines choses

Tissu de conneries sans fondement. Tous nos quotidiens regorgent d'articles d'explications et de description du mécanisme de cette crise dite systémique : de grands groupes financiers ont amassé des fortunes en spéculant sur des échanges de créances irremboursables. Pendant des années ils se sont enrichis en vendant des dettes ! Avouez que c'est très fort. Non ? On appelle ça de l'ingénierie financière. Il fallait bien que la bulle éclate un jour comme en 1637, 1720, 1873, 1882, 1929, etc. Le droit d'auteur n'a rien à voir là dedans. Guillaume Champeau se dit journaliste, juriste, titulaire d'une licence de droit. Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau. Arrêtez de gober toutes ses salades. Informez-vous.
Inscrit le 08/09/2008
745 messages publiés
bel article qui résume certaines choses

Tissu de conneries sans fondement. Tous nos quotidiens regorgent d'articles d'explications et de description du mécanisme de cette crise dite systémique : de grands groupes financiers ont amassé des fortunes en spéculant sur des échanges de créances irremboursables. Pendant des années ils se sont enrichis en vendant des dettes ! Avouez que c'est très fort. Non ? On appelle ça de l'ingénierie financière. Il fallait bien que la bulle éclate un jour comme en 1637, 1720, 1873, 1882, 1929, etc. Le droit d'auteur n'a rien à voir là dedans. Guillaume Champeau se dit journaliste, juriste, titulaire d'une licence de droit. Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau. Arrêtez de gober toutes ses salades. Informez-vous.

Au cas où tu n'aurais pas lu, il parle de la propriété intellectuelle au sens large. Certes il finit avec un passage sur le droit d'auteur, qui, comme le reste de la propriété intellectuelle, sert maintenant de "garantie" pour des prêts, de monnaie et d'échelle de valeur pour les entreprises.

Et ta lecture semble également quelque peu défectueuse en cela que l'article ne prétend absolument pas que la propriété intellectuelle telle qu'elle est aujourd'hui a été un tant soit peu la cause de la crise, mais avance simplement que c'est un facteur aggravant. Et c'est tout à fait pertinent : freins à l'innovation, valorisation complètement virtuelle de ces titres de "propriété", ajout à la démesure de l'économie virtuelle face à l'économie réelle. Quant à ta compréhension du mécanisme directement à l'origine de cette crise (les subprimes), elle me semble bien lacunaire (à moins que ce ne soit ton expression de ce que tu en as compris).
Inscrit le 30/07/2008
231 messages publiés
bel article qui résume certaines choses

Tissu de conneries sans fondement. Tous nos quotidiens regorgent d'articles d'explications et de description du mécanisme de cette crise dite systémique : de grands groupes financiers ont amassé des fortunes en spéculant sur des échanges de créances irremboursables. Pendant des années ils se sont enrichis en vendant des dettes ! Avouez que c'est très fort. Non ? On appelle ça de l'ingénierie financière. Il fallait bien que la bulle éclate un jour comme en 1637, 1720, 1873, 1882, 1929, etc. Le droit d'auteur n'a rien à voir là dedans. Guillaume Champeau se dit journaliste, juriste, titulaire d'une licence de droit. Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau. Arrêtez de gober toutes ses salades. Informez-vous.

Au cas où tu n'aurais pas lu, il parle de la propriété intellectuelle au sens large. Certes il finit avec un passage sur le droit d'auteur, qui, comme le reste de la propriété intellectuelle, sert maintenant de "garantie" pour des prêts, de monnaie et d'échelle de valeur pour les entreprises.

Et ta lecture semble également quelque peu défectueuse en cela que l'article ne prétend absolument pas que la propriété intellectuelle telle qu'elle est aujourd'hui a été un tant soit peu la cause de la crise, mais avance simplement que c'est un facteur aggravant. Et c'est tout à fait pertinent : freins à l'innovation, valorisation complètement virtuelle de ces titres de "propriété", ajout à la démesure de l'économie virtuelle face à l'économie réelle. Quant à ta compréhension du mécanisme directement à l'origine de cette crise (les subprimes), elle me semble bien lacunaire (à moins que ce ne soit ton expression de ce que tu en as compris).


Travailles-tu dans les domaines technologiques? Suis-tu les progrès des sciences, les applications qui en découlent? Vu ce que tu dis je suppose que non, ou juste superficiellement, pour les gadgets à la mode. Dans le cas contraire, tu devrais voir le nombre d'applications qui ne sont pas mis utilisé car "pas rentable". Des brevets sont donc déposés pour enterrer des technologies pour plusieurs années. Les brevets sont devenues un moyen pour les entreprises de freiner les innovations qui ne leur convient pas, qui menacerait leur vente. Cela a participé à verrouiller le marché et à facilité l'apparition de mastodontes lent à évoluer.
De plus, cela à mener à l'apparition de société creuses, ne produisant rien, vivotant sur des brevets achetés et défendu en justice. Même des grosses entreprises s'orientent vers ça, car 'plus rentable'. On les voit donc vider leur structure R&D et leur capacité industrielle pour fonctionner uniquement sur du vent. Mais en cas de crise économique, cette situation flingue ces entreprises à court terme, car celles-ci sont incapable de se relever d'un choc économique, car ne produisant plus rien. C'est ainsi que des grosses entreprises peuvent s'effondrer dans les mois qui viennent. Donc oui c'est bien un facteur aggravant, et quelque chose qui entrave terriblement notre société.
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Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau.
Aaaah oui bien sûr, alors que toi...
Inscrit le 26/09/2005
286 messages publiés
D'accord avec Makhno. C'est très racoleur comme titre. De mieux en mieux...

@Gorkk: Je ne vois pas ou est le parallèle entre propriété intellectuelle et l'injection de liquidités dans les systèmes financiers pour essayer de le sauver, quant a ton explication, elle est aussi biaisée que l'article.

C'est une bulle de crédit sans précédent qui explose et de la fausse monnaie a été créée et que M3 a explosé. Aujourd'hui, on rembourse ses dettes petit à petit et les banques n'en n'accordent de nouvelles que beaucoup moins vite que les anciennes dettes sont remboursées, chute de M3

Pire, les prêts insolvables sont à la charge tout d'abord des banques sur leurs fonds propres et leurs bénéfices, puis des actionnaires dont les cours des actions s'écroulent BAM !!! destruction de M3. L'État en dernier recours s'endette et nous plume (ensemble tout devient possible) pour compenser ce qui manque mais ça ne crée pas de monnaie, c'est balot hein ? C'est un transfert de la dette existante M3 des particuliers/entreprises dans les bilans des banques vers les États. Mais ça n'est pas de la nouvelle monnaie, elle existe déjà.

Actuellement, les états s'endettent pour pallier au manque de liquidités afin de sauver le système financier. MAIS, la surface monétaire financière est considérable et la dette finira bien par ne plus suffire pour relever tout ce beau monde. Et si on ne plus emprunter pour payer des sommes considérables, on n'a plus d'autres armes que la planche à billet. BANG ! Inflation ! Je ne vois pas d'autre solution pour stopper le mécanisme que la dévaluation monétaire (=inflation) ou laisser périr une partie du système bancaire et ainsi laisser faire la déflation. Donc, dans un cas comme dans l'autre, en fait, on l'a dans les fesses mais dans tous les cas, je ne vois pas ce que la propriété intellectuelle vient faire là dedans.

Makhno a donc raison.

Numérama serait t'il touché par la crise pour tomber si bas ?
[message édité par Sootha Freekah le 11/10/2008 à 03:54 ]
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38 messages publiés
(Dis-nous : "C'est quand la dernière fois que tu as bossé au 3/8 dans une usine et/où à la chaîne" ?

Il y en a aussi qui le font. Y penses-tu également et de temps en temps à ceux qui travaillent de cette façon et dans ces conditions là ?

Et ceux-là, ben ils n'ont jamais été et à aucun moment "plein de thunes". )


je confirme Natasha, 20 ans de 5/8 ,le pire régime pour la santé et la vie de famille(pas de notion de week-end,ni de jour férié en usine .Et je ne suis pas "plein de thunes".....expl: 2 voitures, une de 18 ans et l'autre de 14 ans ....;(

ps: j'adore vous lire , vous tous qui défendez certaines valeurs .merci Numerama
Inscrit le 13/08/2002
22517 messages publiés
Makhno > Je veux bien recevoir toutes les critiques que tu veux, il faut d'abord avoir lu l'article. Visiblement c'est pas ton cas puisque tu ne peux pas ne pas avoir lu que je ne disais pas que la PI était responsable de la crise, mais simplement (et c'est déjà beaucoup) qu'elle en était l'un des facteurs aggravants. Et je parle beaucoup moins des droits d'auteur que des brevets.

J'espère que tu ne crois pas une seule minute sérieusement que les subprimes sont responsables de la crise économiques que nous vivons. Ou alors tu confonds l'allumette avec le combustible. Tu conseilles aux gens de s'informer, commence par toi-même, en essayant de réfléchir un minimum à ce que tu lis. Recherche notamment du côté de Bretton Woods, ça sera un bon début.
Inscrit le 29/08/2008
33 messages publiés
article tres juste!
c'est important les brevets mais ce qui me fait chi.. c'est lorsqu'on dépose des brevets pour empecher toute innovation alors qu'on s'en serve pas.je suis pas expert en la matière mais vous serez étonné du nombre de brevet qui existe juste pour empêcher les autres de progresser.juste un exemple,les médicament par exemple!a cause des brevets,même en connaissant la formule,on peut pas les fabriquer a moindre coût pour soigner l'Afrique notamment, on préfère les vendre du poisons venant d' asie!!!
Inscrit le 14/08/2007
348 messages publiés
>"L'innovation réelle n'est plus une condition incontournable à l'obtention d'un brevet. Apple vient ainsi par exemple d'obtenir au bout de dix ans un brevet d'invention sur le Dock, sa barre d'icônes bien connue des amateurs de Mac OS... qu'elle n'a jamais inventée."

Non mais Guillaume tu te fous du monde ou quoi ?
Disserter de la propriété intellectuelle c'est bien, mais c'est pas une raison pour affabuler.

Si Apple a mis dix ans à obtenir un brevet c'est pas de leur faute mais parce que l'office des brevets travail à la vitesse d'un escargot. La demande de brevet date de 1999, c'est marqué dessus. Ils ont donc bien fait la demande avant de sortir leur OS avec le dock, c'est pas une espèce de protection tardive demandée dans l'urgence pour attaquer quiconque, bref pas un patent troll. C'est donc malvenu d'accuser Apple des travers du système (l'office des brevets), et de certains acteurs (les fameux patent troll).

Et d'aller prétendre qu'ils n'ont jamais avoir inventé le dock alors qu'ils ont un brevet dessus, c'est prendre le risque de vous faire attaquer en diffamation, et je ne crois pas que Numerama puisse y survivre financièrement. Mais bon c'est dans votre logique de victimisation...

>"La société Stardock, qui produit elle-même des sortes de "docks" depuis 1994, explique très bien dans un résumé historique que les docks sont apparus avant-même le système NeXT, au début des années 1980, et qu'elle n'avait fait que s'inspirer alors de ce qui existait déjà, inspirant à son tour des sociétés comme Apple qui l'ont imité et ont amélioré le concept d'années en années."

Merveilleux paragraphe rempli de contradictions, de mensonge et de haine.

1/ Comme d'habitude, Apple n'a jamais rien inventé, ce ne sont que des nuls, qui n'ont aucun droit sinon celui de crever. Merci pour cette minute de haine nécessaire. :-/
Apple c'est l'entreprise qui vous embête car elle est aimée du public et qu'elle a un modèle économique qui marche (dans la musique, la vidéo, et maintenant la téléphonie), qui malheureusement est à 180° de vos opinions démago-communistes. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, ce qui je sais ne plaît pas aux extrémistes de tous poils. Apple a empêcher la faillite du monde musical et ça vous reste en travers de la gorge (et vous m'en voyez ravi).

2/ Stardock essaye de justifier comme ils le peuvent qu'ils pillent le travail des autres, sans la moindre autorisation, avec la classique argumentation: "mais euh les autres ils font pareils". On passera donc sur leur objectivité dans le débat...

3/ La contradiction: vous dites qu'Apple n'a rien inventé mais:
-le brevet du dock n'est pas d'Apple mais d'un certain... Steve Jobs (c'est marqué dessus, il faut lire).
-Next, dont se serait inspiré Apple était une entreprise d'un certain... Steve Jobs. Next a d'ailleurs été rachetée par Apple, donc ses brevets aussi.
-Apple computer, dont se serait inspiré Next était aussi une entreprise d'un certain... Steve Jobs.
On a donc en fait 3 entreprises (l'ancien Apple Computer, Next, et l'actuelle Apple) dirigée successivement par une même personne. Et vous reprochez à Jobs de s'inspirer de Jobs ? Depuis quand faut une autorisation pour ça ? Au secours !
Et en quoi cela cautionne que des individus étrangers à l'entreprise (par ex. Stardock) aient le droit de copier le travail d'Apple ?

Le Dock c'était donc tout sauf le bon exemple pour illustrer votre propos. La haine n'est jamais bonne conseillère...
Inscrit le 02/07/2008
1260 messages publiés
Et d'aller prétendre qu'ils n'ont jamais avoir inventé le dock alors qu'ils ont un brevet dessus, c'est prendre le risque de vous faire attaquer en diffamation, et je ne crois pas que Numerama puisse y survivre financièrement. Mais bon c'est dans votre logique de victimisation...

Depuis quand l'obtention d'un brevet signifie-t-elle que la société qui le dépose a réellement inventé le produit, en particulier aux USA, et surtout dans la période actuelle ? C'est ça qu'on appelle les fameux "patent trolls" je te signale, le dépôt d'un brevet sur une idée triviale sans tenir compte de l'antériorité... Quant à tes menaces de trolleur débile et prétentieux, tu devrais arrêter la coke ! Le brevet est valable aux USA et pas en Europe (où les brevets logiciels sont interdits), jusqu'à preuve du contraire ! Alors, qui affabule maintenant ?

>"La société Stardock, qui produit elle-même des sortes de "docks" depuis 1994, explique très bien dans un résumé historique que les docks sont apparus avant-même le système NeXT, au début des années 1980, et qu'elle n'avait fait que s'inspirer alors de ce qui existait déjà, inspirant à son tour des sociétés comme Apple qui l'ont imité et ont amélioré le concept d'années en années."

Merveilleux paragraphe rempli de contradictions, de mensonge et de haine.

Et ta soeur ? Numerama fournit des preuves de ce qu'ils avancent en relatant que les docks, en plus d'être produits par Stardock depuis 1994, existaient déjà dans les années 80 ! Et que de ce fait le brevet déposé par Apple n'aurait jamais dû être accepté si le bureau des brevets américain avait fait son travail (et pourtant ça lui a pris 10 ans !). Je ne vois vraiment pas où se trouvent les contradictions, les mensonges et la haine là-dedans, mais je vois parfaitement ta mauvaise foi de trolleur !

1/ Comme d'habitude, Apple n'a jamais rien inventé, ce ne sont que des nuls, qui n'ont aucun droit sinon celui de crever. Merci pour cette minute de haine nécessaire. :-/
Apple c'est l'entreprise qui vous embête car elle est aimée du public et qu'elle a un modèle économique qui marche (dans la musique, la vidéo, et maintenant la téléphonie), qui malheureusement est à 180° de vos opinions démago-communistes. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, ce qui je sais ne plaît pas aux extrémistes de tous poils. Apple a empêcher la faillite du monde musical et ça vous reste en travers de la gorge (et vous m'en voyez ravi) et bla bla bla, ramassis de conneries trollesques...

Bon en fait je crois que je vais arrêter là de commenter ton post : tu as clairement atteint le point Godwin, je te félicite !

Pour ceux qui voudraient lire une réflexion très intéressante sur la propriété intellectuelle et ses dérives actuelles, je conseille fortement le livre Du bon usage de la piraterie de Florent Latrive, sous licence Creative Commons.
[message édité par CounterFragger le 11/10/2008 à 17:36 ]
Inscrit le 13/08/2002
22517 messages publiés
Si tu lisais l'article de Stardock, tu verrais qu'ils disent bien que l'invention du dock date d'AVANT le système NeXT. Comme ce que je dis moi-même dans l'article, d'ailleurs.
Inscrit le 23/09/2006
2654 messages publiés
ca fait longtemps que j'avais pas lu un troll gerbant made in le vendangeur... ca me manquait pas, il s'est bcp aigri avec l'age

en plus il n'est plus à la page sur les insultes bidons: on ne dit plus demago-communiste, c'est has been, on dit maintenant (sale) cyrpto-gauchiste, c'(est l'insulte en vigueur

c'etait la minute pas necessaire d'inculture
Inscrit le 23/09/2006
2654 messages publiés
et la il va te repondre que comme c'est sous CC c'est un ouvrage fantaisiste pour racaille cryptogauchiste collectiviste et que y'a "la gratuité c'est le vol" par denis olivenne à lire, plutot
Inscrit le 12/10/2008
1 messages publiés
reponse a headbanguer, Pourquoi les artistes, pour vivre comme tout le monde ne font ils pas des spectacles à 80 ou 100 Euros la place voir plus pour certain.cessons de se moquer du monde avec ces soit disant "droit d auteur" qui ne sont en realité que du vent. d autre part pour eviter le piratage faisont comme en chine "les goulagues" pour les opposants ou bien supprimons les ordinateurs de la planetes.
Inscrit le 07/03/2006
1966 messages publiés
La crise actuelle n'est surement pas due qu'aux subprimes. Arrêtez de croire ce que les experts-journalistes-financiers vous disent.

C'est un raccourci facile pour éviter de réfléchir.

Les causes sont multiples et viennent comme le dit Guillaume d'une dérégulation généralisée de la société qui a atteint un degré d'absurdité encore jamais égalée.

Si les plans de sauvetage (Paulson, zone euro...) fonctionnent et que rien n'est fait après, on remettra ça dans 10 ou 20 ans et ce sera pire !

mais bon, c'est du crypto-gauchisme !
Inscrit le 15/03/2006
1884 messages publiés
Excellent article qui pose la question des valeurs.

Un message pour headbanger toutefois.

La propriété intellectuelle n'est pas remise en cause dans cet article non plus que la notion de brevet. Ce qui est remis en cause c'est la trop grande valeur artificielle placée dans ces instruments qui ne sont, à l'origine, que des outils de protection et NON de valorisation !
Le brevet a été inventé pour PROTEGER une invention afin de préserver, a posteriori, le capital de l'inventeur et non pour faire du fric AVANT TOUT tout en ne produisant rien.

Or, aujourd'hui qu'il s'agisse de l'invention ou du droit d'auteur ces notions ont été dévoyées à l'extrême.

Un bon point donc pour Dunaedine et darthbob sur ces sujets !

db
Inscrit le 15/03/2006
1884 messages publiés
@Dreaman
Le communisme c'était bien ... sur le papier épistolaire. Dans les faits, le facteur humain des dirigeants étant inévitable, il s'est vautré.

Le capitalisme ça a l'air bien ... sur le papier monnaie. Dans les faits, le facteur humain de tout le monde aidant, il se vautre (un peu plus tard que le précédent mais il se vautre tout de même).

db
Inscrit le 13/08/2002
22517 messages publiés
Maknoh, c'est marrant que tu cites Stiglitz, voici ce qu'il pense de la Propriété intellectuelle :

" Le système actuel de la PI cherche à restreindre l’utilisation des savoirs. Pourtant, comme le disait Jefferson, ex-président américain, le savoir est comme une bougie : «Quand elle en allume une autre, sa lumière ne faiblit pas.» Le libre accès au savoir, les tenants de l’architecture ouverte comme Linux ou Mozilla le savent, tient du bien public mondial ! Une obligation morale. Maintenir la PI dans les pays pauvres sur les médicaments, c’est pourtant du lose-lose, un truc de perdant dans les deux sens. Les firmes n’y gagnent rien, les pauvres perdent tout.

Gates, comme Rockfeller, utilise l’argent de son monopole illégal pour de bonnes causes, mais cela ne justifie pas la culture du monopole. On peut voler l’argent et le rendre aux pauvres, cela rend-il le délit moins mauvais ? Et, avec sa fondation, faire l’impasse sur la solution cruciale : toucher aux droits de propriété intellectuelle."

http://bibliothecair...e-et-les-trips/

Voir aussi : http://osdir.com/ml/...8/msg00010.html
Inscrit le 11/04/2004
1311 messages publiés
Maknoh, c'est marrant que tu cites Stiglitz, voici ce qu'il pense de la Propriété intellectuelle :

" Le système actuel de la PI cherche à restreindre l’utilisation des savoirs. Pourtant, comme le disait Jefferson, ex-président américain, le savoir est comme une bougie : «Quand elle en allume une autre, sa lumière ne faiblit pas.» Le libre accès au savoir, les tenants de l’architecture ouverte comme Linux ou Mozilla le savent, tient du bien public mondial ! Une obligation morale. Maintenir la PI dans les pays pauvres sur les médicaments, c’est pourtant du lose-lose, un truc de perdant dans les deux sens. Les firmes n’y gagnent rien, les pauvres perdent tout.

Gates, comme Rockfeller, utilise l’argent de son monopole illégal pour de bonnes causes, mais cela ne justifie pas la culture du monopole. On peut voler l’argent et le rendre aux pauvres, cela rend-il le délit moins mauvais ? Et, avec sa fondation, faire l’impasse sur la solution cruciale : toucher aux droits de propriété intellectuelle."

http://bibliothecair...e-et-les-trips/

Excellent. Ainsi si des problèmes de propriété intellectuelle avaient eu la moindre incidence sur la crise actuelle, il n'aurait pas manqué de l'évoquer dans les nombreux entretiens qu'il a donnés à propos de cette grande débandade boursière initiée par les créances toxiques.
Inscrit le 15/03/2006
1884 messages publiés
@Makhno
Autre question d'envergure : pourquoi, alors que Stiglitz prévoyait, dès 2006, cette chute, rien n'a été fait ?
Le New York Times posait la question, la semaine dernière (sans doute pour se disculper lui-même), du pourquoi les ordinateurs de Wall Street n'avaient rien vu (en 2006, 2007 et 2008) ?
La belle affaire !
Dans les faits, beaucoup de gens ont vu et en ont même causé mais le mouvement principal a été de ne rien voir, pour gagner jusqu'au dernier moment (comme lors de la crise de 2000-2001, à la suite de laquelle des procès ont été engagés du reste) au détriment de l'économie générale. Toujours l'intérêt de quelques uns contre l'intérêt général.
C'est là-dessus que darthob a raison et j'ajoute même que quoi que l'on fasse, quoi que l'on puisse faire, le résultat sera toujours le même : crises de plus en plus graves tous les 5 à 10 ans.
La banque est un métier relativement bien encadré mais absolument rien à l'échelon administratif (qui un délai de réactivité de plusieurs semaines), à l'heure actuelle, ne peut être entrepris contre des actions qui ne mettent que quelques minutes à être dénouées et qui engagent potentiellement les fonds propres de la banque à chaque fois.

Autre exemple : les financiers ont toujours refusé la taxe Tobin sous prétexte fallacieux que cela allait contre les affaires, cela menacait les échanges, etc. Ils se sont vautrés tout seuls ! Pas mal !

Comment responsabiliser des milliards de gens face à une mondialisation dont les principaux protagonistes n'ont même pas la responsabilité d'un enfant de 4 ans ?

db
Inscrit le 12/09/2007
3519 messages publiés
Si , ils l’ont la responsabilité de ce qui arrive. Le plus degueu c’est que des le départ ils savaient que les personnes qui emprunteraient ne pouvaient rembourser donc saisie tôt au tard et bingo sur la revente du bien, sauf que l’immobilier s’écroule et là le banquier est baisé le bien saisie ne vaut plus que dalle. Et le fric des impôts sauvent des enc****** de la sorte, c’est consternant.
Inscrit le 09/07/2008
98 messages publiés
Note aux brailleurs: réfléchissez deux minutes à ce titre en essayant d'extrapoler et d'inclure de nouvelles données à votre vision du monde, c'est perturbant, ca donne mal à la tête, mais à terme c'est vraiment bénéfique pour vous et l'humanité. Ca s'appelle l'intelligence au fait. En l'occurrence cet article ouvre une perspective, et raccroche les wagons avec le cheval de bataille de Numerama. Vous pouvez ne pas etre d'accord avec l'idée, mais faut argumenter, avec un peu de projection sur le futur.

Okay, maintenant imaginons 5-7 années de gros marasmes (prévisions du moment): les boites ont fermé, ou n'embauchent pas, les banques sont frileuses etc. Donc comme maintenant, mais heu, en pire.
Quelle est sont les solutions pour faire repartir une économie ? Un bon gros changement, de bon gros chantiers, des trucs tellement énormes que tout le monde en veut, et que ca nourrisse tout le monde.

Ca peut etre une innovation: je ne parle pas d'une énieme version du 'disque laser' (arf) mais d'une réelle et grosse invention ! Comme l'accès et les services à l'Internet, la téléphonie mobile, et puis heu, c'est tout je crois ces derniers temps
Vous savez quoi, bin ca me parait difficile maintenant: l'instrumentalisation financière si elle permet l'industrialisation des innovations l'étouffe, la delaye, la coupe en petits bouts, et la surprotège (cf article). En exemple prenons notre adsl et l'accès internet: dans un moule industriel et concurrentiel standard, (celui de la téléphonie mobile ?) il est évident que nous attendrions encore nos 20Mbits a ce tarif là. Faites le rapprochement avec le developpement du haut débit dans d'autres pays. Faites le rapprochement avec la téléphonie dans les pays 'émergents': ces gens ont une meilleure technologie et de meilleurs terminaux que nous, bin vi: c'est logique, car à un instant T, il y a eu des investissements qu'il faut ensuite rentabiliser... Mais une fois fait, dans un environnement concurrentiel faussé, viendra aussi le temps des rentes (et donc l'absence d'innovation). Et c'est généralement l'Etat qui doit assurer le rôle de donneur de coup de pied dans la fourmilière.

Bref, attendre du milieu industriel qu'il innove, franchement... *ca n'est juste pas dans son interet, ni même dans ses moyens*: alors que les Etats aillent dans le sens des industriels est juste affolant: car ils devraient *favoriser* la recherche afin de s'assurer des débouchés futurs... Vous avez en tête des exemples de mesure flagrantes dans ce sens ?

Au fait, on est pas obligé de prendre la voie de l'imagination pour sortir du marasme, on peut aussi faire des guerres, et c plutot plus facile que de se botter le cul pour mettre en oeuvre de nouvelles idées... Moi je dis çà... Mais les curieux trouveront assez facilement comment on peut relier 1929 à 1939: s'il fallait encore une preuve des dégâts du protectionnisme (industriel ou étatique).
Inscrit le 25/01/2007
2899 messages publiés
@kad


ouais et puis la merde actuelle a quand mm été initiée, il y a de cela bien longtemps par rockfeller et ses coupains, afin de leur assurer le controle de toute matière dans ce monde.
Inscrit le 30/07/2008
231 messages publiés
Makhno: l'article dit que c'est un facteur aggravant. L'article que tu cites ne contre-dit en rien cette hypothèse. Et s'il devait citer tous les facteurs aggravants, il aurait pas fini le pauvre! On peut parler de la pratique de la vente à découvert, de la crise de matières première (générale), de la crise du pétrole (ces 2 crises aggravées par les problèmes de brevet, car certaines technologies sont volontairement bloquées!), etc.
En gros ça se conclut par apprend à lire.
Inscrit le 11/04/2004
1311 messages publiés
Makhno: l'article dit que c'est un facteur aggravant. L'article que tu cites ne contre-dit en rien cette hypothèse. Et s'il devait citer tous les facteurs aggravants, il aurait pas fini le pauvre! On peut parler de la pratique de la vente à découvert, de la crise de matières première (générale), de la crise du pétrole (ces 2 crises aggravées par les problèmes de brevet, car certaines technologies sont volontairement bloquées!), etc.
En gros ça se conclut par apprend à lire.

Apprends à penser. Ca n'est pas en accumulant des mots comme des ingrédients pour une salade qu'on obtient une argumentation pertinente et crédible. Aucun de tous les spécialistes financiers qui s'expriment sur la crise n'a incriminé la propriété intellectuelle. Mais tu es libre de croire en n'importe quoi. Je te l'accorde. Tiens, mes chiottes sont bouchées... Ca amplifie la crise, certainement...
[message édité par Makhno le 20/10/2008 à 11:22 ]
Inscrit le 18/09/2010
1 messages publiés
La propriété intellectuelle (brevet, marques, droit d'auteur) ne devient importante que lorsqu'un pays n'innove plus. Quand un pays est en pleine croissance, peu de firmes perdent du temps et des ressources à déposer des brevets, et si elle le font, elles ne perdent certainement pas de temps ni d'argent à les faire respecter (le temps qu'elles aillent au tribunal, leur brevet sera déjà obsolète puisqu'elles auront déjà inventé quelque chose de mieux).

La propriété intellectuelle, est à mon avis, la "dernière cartouche" des économies occidentales en déclin. Leur imposition (de force) au niveau mondial (accords TRIPS, TRIPS +, etc.) au reste du monde donne l'illusion de ralentir ce déclin mais ceci ne marchera qu'à court terme et ne rendra la chute que plus brutale et profonde.

Pendant que les grosses firmes occidentales se reposent sur leurs lauriers, bien assises derrière leur ligne Maginot de brevets et d'avocats, le transfert de connaissances vers les autres pays est inéluctable (d'autant plus que l'obtention de brevet donne l'illusion que le secret industriel est inutile) et, à terme, les entreprises occidentales, incapables d'innover, seront totalement dépassées car elles n'auront, de par leur brevets, laissé aucun choix aux autres frimes que d'innover.
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