On parle excessivement souvent du problème du piratage de musique en ligne, mais l'une des principales inquiétudes des majors actuellement concerne les mélodies qui circulent sur les téléphones mobiles. Warner et BMG viennent de dévoiler une technologie DRM dont l'objectif est de permettre la perception de droits d'auteur sur les mélodies transférées sur nos cellulaires.

Basé sur les spécifications données par l’Open Mobile Alliance, le système OMA DRM a été développé par une société norvégienne (Beep Science) sur le principe d’un réseau Peer-to-Peer déployé entre téléphones mobiles. Chaque utilisateur d’un téléphone équipé de la technologie MMS peut envoyer et recevoir des sons ou de la musique. Mais bien sûr, les utilisateurs n’ont pas pour habitude de se soucier des droits d’auteur lorsqu’ils envoient une chanson à un ami pour qu’ils en fassent leur sonnerie. La technologie mise au point par Beep Science vise donc à centraliser l’ensemble des téléchargements de fichiers multimédia à destination des téléphones portables, y compris les échanges directs entre utilisateurs.

Le marché de la musique sur les téléphones est un gisement d’or pour l’industrie. Selon Jupiter Research, rien qu’en Europe les recettes engendrées par la vente de sonneries et logos devraient être multipliées par neuf d’ici 2007, pour atteindre 3,7 milliards d’euros. Il n’est donc pas question de laisser l’utilisateur pirater ces contenus à volonté sans le moindre contrôle. Pour y parvenir, la première étape consiste à généraliser la technologie sur le marché. Beep Science travaille ainsi en collaboration avec Netsize Group, une entreprise spécialisée dans les mobiles, qui fournit ses technologies à une cinquantaine d’opérateurs téléphoniques à travers l’Europe. Elle est d’ores-et-déjà implantée sur le Nokia 6220 (qui doit sortir avant l’hiver), et devrait être adoptée par la plupart des constructeurs, dont Siemens et Samsung.

Restera ensuite à forcer les utilisateurs à n’utiliser que des fichiers multimédia sous DRM, ce qui sera certainement la prochaine étape, une fois la technologie présente dans toutes les poches.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés