Pour réussir à garantir le succès de l’iPhone et de ses applications dans le temps, Apple doit trouver le juste équilibre entre la sécurité de ses utilisateurs, la rentabilité de son service et la liberté offerte aux développeurs. La firme de Cupertino met ainsi à disposition un kit de développements pour tous les développeurs qui souhaitent créer des applications pour le téléphone mobile, mais il est obligatoire de les distribuer via l’App Store pour obtenir le précieux certificat exigé par l’appareil avant l’exécution d’une application. Cette exigence est officiellement un moyen de garantir la sécurité de l’utilisateur en vérifiant au préalable que l’application n’est pas « malicieuse », mais elle est surtout un moyen pour Apple de collecter au passage une commission sur toutes les ventes d’applications payantes, et de rejeter les applications qui vont contre son business model.

Ces derniers jours, Apple a retiré plusieurs applications qui étaient vendues sur son App Store, sans fournir la moindre explication. Il s’agit par exemple du logiciel NetShare, qui permet de partager la connexion Internet de l’iPhone en Wifi. Les éditeurs qui ont investi dans le développements de ces applications n’ayant aucun autre moyen de distribution à leur disposition, le préjudice est considérable. Ceux qui ont déjà acheté et installé ces applications peuvent encore les exécuter, mais pour combien de temps ?

Apple se serait en effet assuré de la possibilité de désactiver à distance l’exécution d’applications qui ont reçu leur certificat, et qui ont été payées par le client. Le blog iPhone Atlas révèle ainsi qu’un mécanisme de blacklistage semble avoir été intégré dans le firmware 2.x de l’appareil. Le système d’exploitation pointe vers une URL qui contient une liste d’applications non autorisées, encore vierge. Selon l’expert Jonathan Zdziarski, « cela suggère que l’iPhone passe un coup de fil de temps en temps pour savoir quelles applications il devrait désactiver« .

Le mécanisme n’est toutefois probablement prévu que pour les cas extrêmes, lors de la diffusion d’un virus par exemple.

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