Michel Guillemot est contraint au retrait de Gameloft. Vivendi possède désormais 61,71 % du capital de l'entreprise, devenant ainsi son principal actionnaire.

Les hostilités de la société Vivendi contre Ubisoft et sa filiale Gameloft commencent à porter leurs fruits. Michel Guillemot, qui était fondateur et PDG de l’éditeur de jeux vidéo mobiles Gameloft, a annoncé son départ dans une lettre adressée à ses employés, et diffusée par la rédaction de La Presse.

Cette annonce a fait suite à la confirmation d’une offre d’achat qualifiée d’hostile par le groupe français Vivendi, présidé par Vincent Bolloré. Ses parts de marché au sein de Gameloft et Ubisoft n’ont cessé d’augmenter depuis des mois. La société possède désormais 61,71 % du capital et 55,61 % de droits de vote, devant ainsi le principal actionnaire de Gameloft.

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Gameloft aujourd’hui, Ubisoft demain ?

L’actuel PDG et fondateur de l’entreprise a donc confirmé son départ, prévu pour le 29 juin lors de la tenue de l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise. Michel Guillemot ne cache cependant pas son amertume : « D’ici à ce changement de direction, je demeure président et chef de la direction de Gameloft avec pleine autorité, personne d’autre n’a le droit de vous donner des instructions », explique-t-il dans son message aux salariés.

Si le sort de Gameloft est donc bel et bien scellé, celui des studios Ubisoft reste encore en suspend. À ce jour, le groupe Vivendi possède 17,73 % de la compagnie, et Vincent Bolloré souhaite obtenir une place au sein du conseil d’administration. Le processus de conquête de l’éditeur ne sera cependant pas une mince affaire par rapport au rachat de Gameloft, les studios bretons atteignent en effet une valorisation de 3,57 milliards d’euros, soit plus de cinq fois celle de Gameloft.

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