SFR a annoncé mardi la mise à pied de deux salariés qui s'étaient filmés sur Periscope dans leur boutique, en train de proférer des propos sexistes et antisémites à l'encontre de clients ou de simples passants.

« Ils n’avaient visiblement pas compris que leur intervention vidéo était diffusée en direct », écrit Le Parisien. Mais qu’elle ait été diffusée en différé n’aurait pas changé grand chose. Mardi, SFR a annoncé la mise à pied de deux salariés d’une boutique de Antony, dans les Hauts-de-Seine, qui avaient proféré des propos antisémites et sexistes pendant un live vidéo sur Periscope.

Selon le quotidien, la vidéo (qui a depuis été désactivée par la filiale de Twitter) montrait l’un des employés qualifier un client de « connard de juif », sous l’approbation du second qui affirmait que « ça vient du fond du cœur ». Lors du passage d’une jeune femme devant la boutique, l’un d’eux s’exclame « mi pute, mi soumise », par un mauvais jeu de mots au caractère éminemment sexiste.

La vidéo avait été signalée à la Ligue contre l’antisémitisme et le racisme (Licra), qui l’avait lui-même signalée à SFR. Elle avait été diffusée par un certain « Petitponey » — probablement une référence à une chanson éponyme de Dieudonné, dont le compte Periscope @atefsh n’a pas encore été suspendu. Au moment où nous publions ces lignes, il compte 59 followers, mais ses vidéos ont reçu plus de 10 000 « likes ».

1 an de prison et 45 000 euros d’amende

L’opérateur qui emploie les deux salariés mis à pied a fait savoir qu’elle « se désolidarise absolument de ces propos », qui non seulement sont inadmissibles moralement, mais sont en plus pénalement répréhensibles. L’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse punit d’un an de prison et 45 000 euros la provocation à la discrimination en raison de la religion, et la provocation à la haine ou à la violence en raison du sexe. Il faudra toutefois que le parquet décide de se saisir.

Face aux nombreuses interpellations dont l’entreprise a été l’objet, SFR a dû répéter le même message à de nombreuses reprises ce mardi :

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