Et si des milliards de téléphones disséminés partout dans le monde vous aidaient à retrouver vos clés ? C’est le futur que semble vouloir faire naître Google avec une future fonctionnalité  d'Android.

Dans un article daté du 17 juin 2021, le site XDA Developers a remarqué d’intéressants changements à venir dans l’OS mobile de Google. L’entreprise auraient pour ambition de transformer la plupart des téléphones Android en balise-relai au service du plus grand réseau d’objets trouvés au monde.

Trois milliards d’appareils en circulation

En analysant la dernière version des Play Services, une application au cœur du système Android, il est possible de trouver des traces de cette fonctionnalité qui permettrait à tous les propriétaires de téléphones Android « d’aider à localiser vos appareils et ceux d’autres personnes  ». L’outil n’est pas activé pour le moment, mais sur le papier cela ressemble furieusement à ce que fait Apple avec son réseau « Localiser » qui permet de retrouver facilement vos iPhone, iPad ou vos AirTags.

L’idée de Google viendrait concurrencer le réseau « Localiser » d’Apple // Source : Apple

Nous avions déjà souligné qu’avec ses 1 milliard et quelques d’iPhone en circulation, Apple avait à disposition un réseau d’objets trouvés solide et efficace. Mais les possibilités offertes par l’initiative de Google sont encore plus intéressantes puisqu’aux dernières nouvelles, il y aurait plus de trois milliards de smartphones Android en circulation dans le monde. De quoi créer un maillage extrêmement dense.

Et là où Google semble malin, c’est que cette nouvelle fonctionnalité n’exigerait même pas une mise à jour du système Android. Les Play Services peuvent être mis à jour via la boutique d’application de Google, quelle que soit la version de l’OS sur lequel on est. En poussant un bouton, Google pourrait donc rendre sa fonctionnalité disponible sur des milliards de mobiles.

Est-il possible de vraiment concurrencer Apple ?

L’innovation semble donc alléchante, mais l’exécution pourrait bien être plus compliquée que prévu. Premièrement, parce que les téléphones Android vendus en Chine n’embarquent pas les Play Services puisqu’aucun service Google n’est accepté dans le pays. Cela réduit donc le nombre de balises relais potentiel.

Deuxièmement, parce que le parc installé d’appareils Android est très hétérogène. Les capacités matérielles de chaque téléphone varient, l’implémentation de Bluetooth opéré par chaque constructeur aussi, et tous les mobiles ne sont pas forcément bien armés pour assurer l’important niveau de protection de la vie privée qu’une telle fonctionnalité exige. En effet, dès qu’une fonctionnalité touche à la localisation GPS d’un appareil, les données sont sensibles. Déployer un tel outil sur un parc de machines aussi diversifié est mécaniquement assez compliqué, quoi que fasse Google.

De son côté, Apple à un contrôle beaucoup plus important sur les iPhone en circulation et peut donc mettre à disposition un service mieux encadré ou toutes les données sont chiffrées. Dans ces conditions, on comprend que Google prenne son temps pour déployer sa nouveauté. Les perspectives offertes sont néanmoins intéressantes. Si tout l’écosystème Android travaille sur le même réseau de localisation, on pourrait voir apparaitre des balises type AirTag dédié à l’écosystème de Google. Plus aucune excuse pour ne pas retrouver ses clés.

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