Le navigateur web Vivaldi vient de recevoir une importante mise à jour. Parmi les nouveautés figure le tout nouveau radar anti-pistage proposé par le moteur de recherche DuckDuckGo.

C’est la première utilisation concrète du Tracker Radar, un nouveau projet annoncé par le moteur de recherche DuckDuckGo au début du mois de mars. Depuis le 22 avril, le navigateur Vivaldi embarque ce programme de suivi et de lutte contre le pistage sur le web, afin d’améliorer la documentation existante sur les outils traçant les internautes et, ce faisant, améliorer la protection de ces derniers.

L’ajout du Tracker Radar dans Vivaldi constitue l’une des grandes nouveautés de la nouvelle version qui est mise à disposition des utilisateurs en cette fin avril. Outre le radar, Vivaldi 3.0 inclut un bloqueur de publicités natif, offrant ainsi une fonctionnalité immédiate, sans avoir besoin d’installer une extension tierce. Ce bloqueur dispose par ailleurs d’une liste blanche, pour créer des exceptions sur les sites de son choix.

Il est à noter que l’intégration du Tracker Radar dans Vivaldi implique son activation par défaut. Pour le désactiver ou opter pour un réglage plus strict (en incluant les publicités), il suffit de cliquer sur la fonctionnalité via l’icône en forme de bouclier, qui apparaît en haut à gauche, dans la barre d’adresse. Un encart apparaîtra alors, de façon à choisir un réglage spécifique au site actuellement visité.

Vivaldi Tracker Radar
L’option est accessible directement sur l’interface principale du navigateur web. // Source : Vivaldi

Premier navigateur notable à sauter le pas

Lors de la présentation de Tracker Radar, DuckDuckGo soulignait que son intérêt réside dans sa faculté à être constamment mis à jour, de façon à bénéficier d’une liste qui serait toujours pertinente, tout en évitant de « casser » les sites web avec des règles de filtrage vieillissantes, complexes ou obsolètes. Il s’agit de résoudre une limite des listes de blocage actuelles, dont l’édition se fait manuellement.

Ces listes, bien qu’elles aient un intérêt, « sont presque entièrement alimentées par la foule et tenues à la main ». Dès lors, elles subissent « les biais et les choix » des personnes qui les alimentent. En passant par un système automatisé, alimenté par un relevé des scripts de suivi que ses outils d’indexation croisent lorsqu’il indexe le web, DuckDuckGo entend pallier ces insuffisances.

Parmi les « petits » navigateurs web, Vivaldi est le premier d’importance à intégrer le service de DuckDuckGo. Toute la question est maintenant de savoir s’il s’agit de l’amorce d’une tendance plus générale ou s’il ne s’agit que d’une action isolée. L’un des enjeux sera de voir si les principaux navigateurs y passeront aussi, en particulier ceux qui pourraient être le plus sensibles à cette démarche, comme Firefox et Safari.

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