Le service de traduction DeepL a bénéficié d'une mise à jour, qui lui permet de gérer les traductions vers et depuis le japonais et le chinois.

Jusqu’ici cantonné aux langues européennes, qu’il traduit particulièrement bien, le service DeepL s’attaque maintenant à des dialectes géographiquement beaucoup plus lointains. Depuis le 19 mars, la plateforme accueille en effet deux nouvelles langues, le chinois et le japonais, que les internautes peuvent sélectionner pour traduire vers et depuis l’une des neuf autres langues déjà prises en charge.

Par exemple, la phrase « J’écris un exemple de phrase à traduire. » donne en japonais « 訳すべき文例を書いています。 ». Trois traductions alternatives sont proposées. En sens inverse, on obtient « Voici un exemple de phrase qui devrait être traduite.  ». La précision a quelque peu bougé, mais le sens reste globalement respecté. La phrase est toutefois très basique et ne constitue pas un gros challenge à relever.

Pour la même phrase, Google propose de son côté « 翻訳する文章の例を書いています。 », ce que Google retraduit par « J’écris des exemples de phrases à traduire. » et DeepL par « Voici un exemple de phrase à traduire ». Piquant : DeepL réinterprète mieux la traduction effectuée par Google, que Google lui-même, puisque le géant du net a tout accordé au pluriel.

Cela étant, si DeepL semble avoir une avance sur son concurrent, Google a lui l’avantage des fonctionnalités : non seulement il propose une transcription latine du texte (« Hon’yaku suru bun no rei wa kaka rete imasu. »), mais en plus un fichier sonore est généré pour entendre la bonne prononciation. Pratique à l’extérieur, si l’on doit se faire comprendre par un Japonais, par exemple.

Les résultats du blind-test organisé par DeepL.

Un blind-test qui célèbre DeepL

DeepL insiste sur la qualité de sa traduction, en soulignant avoir conduit en mars des tests en aveugle avec des traducteurs professionnels externes. À eux de dire quelle traduction était à chaque fois la meilleure, sur 119 paragraphes différents et traitant de sujets variés. Les graphiques proposés par DeepL mettent évidemment en avant son service, avec des écarts parfois considérables.

C’est le cas de l’anglais vers le japonais et de l’anglais vers le chinois. L’écart est un peu plus resserré dans le sens inverse (japonais vers anglais), voire relativement proche (chinois vers anglais). Plus la barre est haute, plus la préférence des traducteurs pour tel ou tel service (Google, Bing, DeepL, etc.) est élevée. DeepL ne fournit pas de graphiques pour d’autres langues.

Partager sur les réseaux sociaux