Le syndicat des transports d'Île-de-France vise la sortie d'une application mobile en 2020 qui doit simplifier les déplacements dans la région. Bientôt disponible en bêta auprès d'une poignée d'usagers, elle doit rassembler tous les moyens de transport disponibles et intégrer un système de paiement.

Se déplacer en Île-de-France nécessite parfois de jongler entre différents modes de transport pour atteindre sa destination : du RER au métro, en passant par le bus, sans oublier les moyens de déplacement plus « doux » (comme les vélos ou les trottinettes) et la voiture (covoiturage, taxi ou VTC). Dès lors, la planification d’un banal trajet peut rapidement tourner au casse-tête.

C’est pour libérer la population de cette tâche que le syndicat des transports d’Île-de-France fournir, en 2020, une application « regroupant l’ensemble des modes de déplacement, les services autour de la mobilité (points de réparation vélo, toilettes, Wi-Fi…), les titres de transport dématérialisés et un calculateur d’itinéraire ».

En parallèle, il est aussi question de développer une plateforme régionale « plateforme régionale d’information pour la mobilité ». « Il s’agit entre autres de transformer les systèmes existants (Open Data, Vianavigo, agrégateurs temps réel, référentiels de données etc.) en un bloc cohérent et simple à exploiter qui viendra s’enrichir de ressources complémentaires ». Montant du projet : 40 millions d’euros

L’application gérera tous les transports en commun franciliens. // Source : Aleix Cortés

Une application tout-en-un

Au sein de l’application, le voyageur devra pouvoir planifier son trajet, suivre en temps réel les déplacements et les imprévus, bénéficier de solutions alternatives en cas de besoin, faire une réservation et avoir accès à tous les modes de transport pertinents. Il est aussi question d’intégrer « à terme » une interface de paiement pour faciliter le voyage et, surtout le passage transparent d’un mode de transport à un autre.

Cette application, baptisée pour l’heure MaaX (Mobility as an Experience), sera accessible à partir du mois de novembre 2019 pour une période de test de six mois auprès de 2 000 Franciliens et Franciliennes. Doivent être pris en compte dans l’application : les transports en commun habituels, mais aussi les VTC, les scooters en libre service, les vélos, les offres de covoiturage et d’auto-partage ainsi que les trottinettes.

L’application devrait s’avérer « particulièrement utile pour couvrir les premiers et derniers kilomètres du parcours voyageur », juge le syndicat.

CityMapper et Transit
CityMapper et Transit.

Si une telle application apparaît nécessaire et pertinente sur le papier, elle risque surtout de réinventer la roue, puisqu’il existe déjà des applications fort bien pensées et au design très soigné pour organiser ses déplacements en Île-de-France. C’est le cas par exemple de CityMapper et Transit, qui sont d’ores et déjà mesure de proposer peu ou prou les services annoncés dans « Île-de-France Mobilités »– à quelques détails près.

S’il ne faut pas préjuger du résultat final — surtout au vu du montant évoqué pour donner naissance à un CityMapper ou Transit-bis –, la région va inévitablement être confrontée à la comparaison avec l’existant. Il faudra que la solution soit impeccable pour convaincre non seulement le public de s’en servir (et aspirer les personnes qui se servent des autres applications), mais aussi pour justifier un tel investissement.

(sujet actualisé pour clarifier ce que couvriront les 40 millions d’euros d’investissement)

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