Martin Tripp, accusé par Tesla d'espionnage industriel, a décidé de contre-attaquer et porter plainte contre son ancienne entreprise.

Nouveau rebondissement dans l’affaire impliquant Tesla et son saboteur présumé, prénommé Martin Tripp. Le feuilleton à suspense prend une toute autre tournure maintenant que l’accusé a décidé de contre-attaquer et poursuivre son ancien employeur, réclamant 1 million de dollars de dommages et intérêts.

Dans le document judiciaire datant du 31 juillet 2018, on découvre que la plainte de Martin Tripp s’articule autour de trois chefs d’accusation : diffamation, violation de la vie privée et infliction intentionnelle de détresse émotionnelle. S’il assume certaines choses, l’intéressé réfute certains actes que lui prête Tesla.

Tesla Motors / Alexis Georgeson

Un lanceur d’alerte

Martin Tripp continue de se voir comme un lanceur d’alerte dans le sens où il a alerté sur des problèmes graves survenant dans l’usine située dans le Nevada. Dans le détail, il affirme avoir partagé des informations sur des batteries usagées installées dans certaines Model 3 et sur le nombre anormalement élevé de déchets générés pendant le processus de production.

En revanche, il infirme l’idée d’avoir eu besoin de hacker des ordinateurs pour rassembler ces données compromettantes. Il nie aussi avoir amplifié et falsifié certains détails ou encore signé un contrat l’empêchant de violer la propriété intellectuelle de Tesla. Il indique d’ailleurs n’avoir jamais eu accès à des informations sensibles et susceptibles d’être protégées par une clause, bien qu’il était au contact de plusieurs facettes du processus de production.

Quand il était employé chez Tesla, Martin Tripp aurait observé plusieurs pratiques peu recommandables, dans le sillage de ce nombre anormalement élevé de déchets. Un souci qu’il aurait soufflé à l’oreille de ses supérieurs, sans que rien ne change. Il a ensuite été réaffecté sur la ligne des batteries où il aurait également pris connaissance de choses alarmantes (utilisation de composants endommagés ou auparavant décrits comme déchets). En faisant quelques recherches, il se serait rendu compte que plusieurs modules étaient concernés. Là encore, faire remonter l’observation à la hiérarchie n’aurait rien donné.

Qui a raison, qui a tort ? La justice devra trancher.

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