Tesla a saisi la justice pour qu'elle tranche sur le cas d'un ex-employé ayant partagé des informations confidentielles à la presse.

Tesla ne sait plus où donner de la tête en ce moment. Sous le feu des projecteurs en raison de son incapacité à produire suffisamment de Model 3, le constructeur doit en parallèle faire face à des affaires dont il se passerait bien. Ainsi, mercredi, la firme a lancé une action en justice à l’encontre d’un ex-employé.

Selon les informations contenues dans le document judiciaire partagé par The Verge le 20 juin 2018, Martin Tripp est accusé d’avoir volé des données confidentielles en vue de les partager à des tiers. Pour brouiller les pistes, il aurait notamment installé un logiciel de hacking sur trois postes différents. CNBC a confirmé qu’il s’agissait du saboteur évoqué dans un mail interne envoyé par Elon Musk.

Le saboteur devant la justice

Les chefs d’accusation à l’article de Martin Tripp sont multiples et Tesla indique d’ailleurs que nous ne sommes qu’au début des découvertes concernant ces desseins illégaux. L’accusé aurait d’ores et déjà admis certains faits. En plus d’avoir volé des informations secrètes, il aurait partagé des photos et des vidéos prises sur les lignes d’assemblage et se serait fendu de fausses déclarations dans la presse. Par exemple, il aurait expliqué que des batteries usagées étaient installées dans certaines Model 3 et exagéré sur la quantité de déchets générés durant le processus de production. 

Martin Tripp a rejoint l’usine Gigafactory du Nevada en octobre 2017 en qualité de technicien industriel, un poste « pas suffisamment senior à son goût. » En mai 2018, suite à des problèmes de performance et à des relations houleuses avec ses collègues, il a été assigné à un autre poste. Pour se venger d’avoir subi un tel sort, il a décidé de voler son entreprise alors qu’il avait bel et bien signé des clauses de confidentialité dans son contrat. 

Tesla réclame des dommages et intérêts, le remboursement de ses frais de justice et des actions punitives. 

Partager sur les réseaux sociaux