L’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine et la Serbie. Ces six États situés dans les Balkans ne sont pas encore membres de l’Union européenne, mais en attendant de rejoindre l’UE, ils devraient bientôt faire un pas vers une plus grande intégration avec le reste du continent. Comment ? En faisant tomber le « roaming ».
Il s’agit ici des frais d’itinérance pour les communications téléphoniques qui transitent d’un opérateur à un autre — en l’espèce, lorsque les deux sont basés dans deux pays différents. Au sein de l’Union européenne, des mesures réglementaires ont été prises pour diminuer puis supprimer ces surcoûts au cours de la décennie 2010.
Comme le montre un visuel partagé par les services de Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne, en charge notamment de la souveraineté technologique et des technologies numériques, une zone privilégiée en matière de roaming existe dans l’UE et trois pays (l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) de l’Espace économique européen.

Deux évolutions du roaming à venir
Mais le périmètre de cette aire doit bouger : une première extension est prévue courant 2026, avec l’inclusion de la Moldavie, pays enclavé entre la Roumanie et l’Ukraine, puis avec l’Ukraine, puis « prochainement » pour les six pays balkaniques précédemment mentionnés. D’autres pays pourraient ensuite être ajoutés, comme le Royaume-Uni et la Turquie (le Royaume-Uni est souvent inclus par les opérateurs français, mais le Brexit lui a fait quitter la zone roaming).
« Une fois les accords finalisés avec chacun des partenaires et une fois que ceux-ci se seront pleinement alignés sur les règles de l’UE en matière d’itinérance, les personnes voyageant entre l’UE et les Balkans occidentaux pourront passer des appels, envoyer des SMS et utiliser des données mobiles sans frais d’itinérance supplémentaires », résume Bruxelles.
En clair, l’itinérance se fera au prix national, exactement comme si c’était une communication au sein d’un même pays. Cette évolution, évidemment, ne dit rien d’initiatives privées qui ont déjà pu être mises en place entre opérateurs, et qui ont de fait anticipé cette évolution européenne. Dans ce cas, il faut se référer au contrat de son opérateur pour le vérifier.
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