Uber a lancé un programme pilote dans sept villes nord-américaines pour sensibiliser ses utilisateurs à la mobilité électrique.

Uber souhaite avancer sur la mobilité de demain et l’entreprise spécialisée dans les trajets VTC sait qu’elle passera par les voitures électrifiées (100 % électriques ou hybrides rechargeables). Un programme pilote a été lancé ce 19 juin 2018 dans sept villes nord-américaines — Austin, Los Angeles, Montréal, Sacramento, San Diego, San Francisco et Seattle — afin d’encourager les conducteurs et les usagers à privilégier un moyen de locomotion plus propre.

Avec cette initiative basée sur des premiers tests réalisés à Pittsburgh et Portland, Uber vise 5 millions de parcours électrifiés aux États-Unis et au Canada dans les douze mois à venir.

Uber mise sur l’électrique

Uber peut compter sur plusieurs soutiens. Le programme s’articule autour de plusieurs piliers fondamentaux. Il ne s’agit pas seulement de donner un bonus à la course aux propriétaires d’une voiture électrifiée (exemple : un dollar aux habitants de San Diego et San Francisco), mais aussi de les sensibiliser en leur rappelant qu’il existe des aides publiques (qui peuvent différer selon les villes). «  Le manque de connaissance des consommateurs en matière de mobilité électrique est une barrière à l’adoption du transport électrique », appuie Uber dans son communiqué de presse publié le 19 juin 2018. 

Uber entend également lever un frein qui empêche les conducteurs déjà passés à l’électrique de devenir des chauffeurs VTC : l’autonomie. «  C’est pourquoi nous allons introduire une notification toutes les 30 minutes de trajet de manière à ce que les chauffeurs aient en tête ce qu’il se trouve sur la route [en termes d’infrastructures de recharge] avant de prendre un passager », peut-on lire.

Largué sur le marché de la conduite autonome depuis un accident mortel, Uber jette en quelque sorte son dévolu sur l’électrique. « Si nous ne proposons pas une forme de mobilité plus efficiente, nous ne donnerons pas naissance à la solution dont les villes ont besoin. Voilà pourquoi nous sommes sur les vélos. Voilà pourquoi nous travaillons sur le transport. Voilà pourquoi nous nous focalisons sur l’électrification », explique Adam Gromis, à la tête du département Durabilité chez Uber, dans les colonnes du Los Angeles Times. 

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